L’hymne de la Champions peut retentir à nouveau

Après un très bon début de saison en championnat, deux victoires en deux match (Fiorentina et Empoli), le mister Rudi Garcia et l’AS Roma font leur retour au sein de la piste aux étoiles, avec pour débuter une opposition face aux russes du CSKA Moscou au Stadio Olimpico.

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La conférence du mister et du capitaine

Rudi Garcia

« Comment ça se fait que vous êtes tant ? Vous avez rien d’autre à faire ? (rire, ndlr). Match facile sur le papier ? Nous avons beaucoup lutté pour être en Champions, on doit en profiter. On a un groupe avec trois équipes, pour moi le CSKA n’est pas la plus faible en ce moment. Ils ont joué 7 matchs et nous 2. Je suis confiant, mon équipe est à 100%, je m’attends à jouer avec joie et enthousiasme, ça serait dommage d’avoir de la pression sur un match où on doit profiter. Ca sera difficile mais on fera tout pour avoir les trois points. Les difficultés ? Francesco a dit quelque chose de juste, en Champions il n’y a pas d’équipe de bas niveau. Le CKSA est en Champions League 2 ans sur 3, il a plus d’expérience en Europe. Nous exploiterons le fait d’être à domicile. Ils ont du talent et de la vitesse devant, mais nous devons imposer notre jeu, être intelligent et efficace dans les moments importants du match.

Si j’ai déjà étudié la stratégie ? La question a fait rire quand ils savent que je ne dis rien sur la stratégie ou la formation. On fait toujours la même chose, on étudie au maximum les points faibles et forts de l’adversaire. Le CSKA a beaucoup de qualité mais aussi ses points faibles. Nous ferons tout pour jouer notre jeu, qui doit être efficace et mettre en difficulté les russes. Puis nous ferons en sorte de les empêcher d’utiliser leur qualité. Plus facile de jouer le CSKA qu’Empoli ? Le CSKA est fort sur les contres, ils ont des défenseurs bons de la tête. On a démontré cette année encore que l’ont sait garder le ballon et attendre pour utiliser les espaces quand on fait sortir l’équipe adverse. J’espère faire les bons choix tactiques, au début et pendant le match. A quel point le calendrier compte ? C’est sûr que le double match contre le CSKA est important car on va en Russie l’hiver. Je l’ai déjà fait dans le passé et cela c’était bien passé, en gagnant 2-0. Le fait de commencer et finir à domicile est important pour moi, il y a nos tifosi. J’espère un Olimpico de feu, le plus plein possible. Ca peut non seulement nous aider, mais pénaliser l’adversaire. Sur ce point le stade doit suivre la Curva Sud. Le thermomètre est là-bas, à 100% comme les notres”. Beaucoup pensent que la différence se fait sur le physique.

Si cela me préoccupe ? C’est un fait. Commencer le championnat le 30 août n’a pas de sens, on a fait un match, les internationaux sont partis et sont revenus deux jours avant Empoli. C’est un avantage pour eux, mais je ne suis pas préoccupé. Heureusement il n’y a pas que le plan physique, mais l’intelligence de l’équipe. Tous mes joueurs sont prêts à 100% et prêts à jouer 95 minutes. C’est comme cela que l’on doit gagner demain, on doit tout faire pour. On doit y aller confiant et avec tout l’Olimpico. Différences avec le début avec Lille ? Beaucoup de joueurs du CSKA sont les mêmes, mais pour moi c’est différent. Maintenant je suis à la Roma, ça change beaucoup de choses. On doit entrer dans cette Champions League avec beaucoup d’enthousiasme et profiter de chaque minute. Il y aura des moments difficiles, mais on a vu que l’équipe est mentalement au maximum. Je suis serein, en C1 il n’y a pas de pression. Après le match à Empoli, j’ai dit que tout le monde nous voyait dehors, pour nous ça serait un exploit de passer. Si on commence bien demain, ce sera une bonne chose pour la suite. En cas de non victoire, rien ne sera fini, car c’est un court championnat. On ne sait jamais quel sera le match le plus dur. On doit se concentrer, il y a trois points à prendre et on fera tout pour.17 joueurs en 2 matchs, les jambes ou la fraîcheur mentale compte plus ? Bonne question, la réponse est les deux. Je ne peux pas dire que l’on peut jouer 180’ avec les mêmes joueurs. Il y avait des choix pour gagner les matchs et montrer à mes joueurs que chacun était important et que tous auront la possibilité de se montrer et de donner le meilleur pour la Roma”.

Francesco Totti

« Si le CSKA est l’élément perturbateur du groupe ? C’est normal quand on joue une compétition aussi importante, que toutes les équipes soient fortes. Il y a 3-4 équipes plus fortes, mais toutes les autres sont au même niveau. C’est un groupe qui nous plaît, on jouera tous les matchs à fond en espérant pouvoir mettre en difficulté ces équipes. La Roma la plus forte de tous les temps ? C’est pas facile de comparer. Je peux dire que j’ai joué avec des grands joueurs, aussi avec Capello que Spalletti. J’espère pouvoir arriver le plus loin possible. Vous me mettez dans une position là, à faire des comparaison… Je pense au présent. J’espère faire mieux qu’avec Spalletti. 50ème match de Champions League ? Je suis chanceux, car je crois en moi-même. Je suis content de ce que j’ai fait, j’espère donner encore beaucoup pour ce maillot. L’âge passe, mais heureusement ne se sent pas. C’est la vérité. Je serai le premier à me mettre de côté quand je n’aurai plus la force. C’est un match important, comme tous les autres. C’est normal que le fait de retourner en Champions League nous fassent plaisir à moi et à la Roma en tant qu’équipe, ces matchs on les jouait tous les ans. Si je pense qu’à mon âge, le football italien a changé ? Il y a des équipes plus fortes. La Juventus joue la Champions, le Milan il y a quelques années, l’Inter qui l’a gagnée il n’y a pas longtemps. Quand il y a des équipes qui ont des joueurs supérieurs c’est plus facile de la gagner.

Si le départ de Benatia fut une libération ? Je pense qu’on a tous essayé de le garder, après la décision revient au joueur. La volonté était celle de partir et puis la società a fait son évaluation. Désormais c’est du passé, c’est un joueur qui a bien joué l’an passé, un garçon extraordinaire, mais c’est un chapitre clos. Pallotta a parlé de l’Atletico Madrid comme modèle. Si l’équipe est prête mentalement ? Le terrain le dira. Nous ferons tout pour faire belle figure, pour jouer comme on sait le faire. Puis c’est normal qu’en jouant contre de grandes équipes, on essaiera de faire comme l’Atletico, ça serait pas mal. Dans combien d’équipes plus fortes que la Roma je ne pourrais pu jouer ? Peu (rire, ndlr). Je sais pas, j’y ai jamais joué, jamais pensé. J’ai eu la chance de ne porter qu’un seul maillot et j’ai joué de façon chanceuse. Eremenko me demandera le maillot, Modric l’a eu. La preuve que je n’ai pas fait le mauvais choix ? Ce sont deux choses différentes. En jouant au Real ou au Barça j’aurais plus gagné, puis on peut penser que je serai parti et aurait perdu ailleurs (rire). Heureusement j’ai beaucoup de personnes qui m’estiment en Europe, cela veut dire qu’avec la Roma, on a plutôt bien fait”.

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Du côté de Trigoria

L’AS Roma va enfin retrouver la Champions League, après trois ans sans la disputer. La dernière édition fût lors de la saison 2010/2011, où les hommes de Claudio Ranieri se retrouvèrent déjà dans la poule du Bayern Munich (avec notamment un succès 3-2 à l’Olimpico, après avoir été mené 2-0 à la pause). Le parcours s’arrêta cependant en 1/8ème de finale, face au Shakthar Donetsk. Les giallorossi peuvent cependant s’appuyer sur le fait qu’ils ont à chaque fois réussi à s’extirper de la phase de groupes, durant les 4 dernières éditions, avec ensuite deux 1/4 de finale (contre Manchester United, après avoir battu Lyon et le Real Madrid au tour précédent) et deux 1/8ème de finale (face aux ukrainiens et Arsenal). Lors de ces dernières éditions, la Louve possède un bilan de 18 victoires, 5 nuls et 13 défaites. Mais toujours placé au sein du Chapeau 2. De manière générale, la Roma a disputé 75 matchs de Champions, pour 29 victoires, 19 nuls et 27 défaites. En championnat, les romanisti continuent sur les même bases que leur seconde place de la saison passée, avec déjà deux succès en autant de matchs, d’abord face à la Fiorentina (2-0), puis à Empoli (1-0).

Niveau mercato, Rudi Garcia possède un groupe qui a peu été chamboulé par les départs, puisque « seuls » Benatia (Bayern Munich) et Dodo (Internazionale) ont fait leur départ concernant d’éventuels titulaires potentiels. A côté de ça, des joueurs de rotation ont également quitté le navire comme Toloi (retour à Sao Paulo), Taddei (Perugia) et Bastos (fin de prêt). Niveau arrivée, l’entraîneur français aura cette saison la possibilité d’effectuer un turnover conséquent quand il le souhaite. Défensivement il récupère Manolas (Olympiakos), Astori (Cagliari) et Mapou Yanga-Mbiwa (Newcastle) dans l’axe, ainsi que Cole (Chelsea), José Holebas (Olympiakos) et Emanuelson (Milan AC) à gauche. Au milieu, Keita (FC Valence) vient apporter son expérience, tandis que Paredes (Boca Junior) et Uçan (Fenerbahçe) viennent amener leur jeunesse et leur technique. Enfin, devant Iturbe (Hellas Verona) vient compléter l’aspect tactique du mister, pendant que le jeune Sanabria (FC Barcelone) vient pour bousculer la hiérarchie.

Rudi Garcia a révélé la liste des 19 joueurs (car seulement 18 joueurs peuvent être inséré sur la feuille de match en coupe d’Europe) qui ont été convoqué pour la 1ère journée de Champions League, qui se jouera ce mercredi (20h45), face au CSKA Moscou à l’Olimpico. Outre les absents de longue date, Federico Balzaretti et Kevin Strootman, Leandro Castan est de nouveau blessé pour quelques jours à sa cuisse. Daniele De Rossi est lui suspendu pour cette rencontre. Bogdan Lobont, Urby Emanuelson, Michele Somma, Salih Uçan, Marco Borrielli Tonny Sanabria ne font donc pas partis de cette liste.

Concernant le onze de départ, De Sanctis gardera la cage giallorossa. La défense centrale sera composé des recrues Manolas et Astori, tandis que les couloirs seront pris par Maicon à droite et Cole à gauche. Keita évoluera dans sa position devant la défense, avec Nainggolan dans le rôle de piston et Pjanic pour animer le jeu. Devant, le trident du moment sera composé de Totti en attaquant axial, avec Gervinho et Iturbe sur les côtés.

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L’adversaire du jour

Le CSKA Moscou est habitué de la Champions League ces dernières années, puisqu’il s’agit de sa 10ème participation dans la compétition. Il s’agit également d’un des clubs russes les plus titrés, avec notamment 4 titres de champion, 7 coupes de Russie et 1 Europa League. En Champions League, le CSKA a connu durant cette dernière décenie un 1/4 de finale, mais dans l’ensemble peine à passer la phase de groupes. La saison dernière, les « bleus et rouges » étaient déjà tombés au sein du « groupe de la mort », avec déjà le Bayern Munich, Manchester City et le Viktoria Plzen. Et cela fût une épopée catastrophique, avec notamment 5 défaites pour 1 seul victoire. Les russes encaissent notamment 17 buts (7 buts contre City et 6 buts contre le Bayern), pour 8 buts marqués. Leur bilan global en LDC est de 21 victoires, 16 nuls et 29 défaites (dont 11 victoires, 8 nuls et 19 défaites, durant les 5 dernières éditions, pour seulement 2 qualification pour les 1/8ème de finale).

Le CSKA aura le petit avantage d’avoir repris sa saison bien avant les clubs italiens. En effet, si la Serie A n’a jusqu’ici disputé que deux journées, le championnat de Russie en est déjà à la 7ème journée. Et le club moscovite réalise un début de saison mitigé (pourtant tenant du titre), avec un bilan de 5 victoires, pour 2 défaites durant des derby face au Rubin Kazan (2-1) et le Spartak (1-0). Les trois clubs de Moscou (avec en plus le Dynamo) pointent d’ailleurs (avec 15 points) déjà loin derrière le Zenith, leader avec 21 points. Outre un 6-0 face à Rostov, le CSKA a gagné de justesse ce week-end face au dernier du championnat, en l’emportant sur le score de 2-1, dans le dernier quart d’heure.

L’équipe sera composé demain de Akinfeev dans la cage. La défense sera constituée par une ligne de 4 joueurs, où l’on retrouvera Berzutski, Ignashevich, Nababkin et Fernandes. La paire de récupérateur sera constitué par Milanov et Natcho. Les trequartisti seront Doumbia, Eremenko et Tosic, pour soutenir la pointe Musa. Le mister Slutski devra cependant faire sans les suspendus Dzagoev et Wernbloom, ainsi que sans les blessés Schennikov, Cauna, Elm et Vitinho.

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Les dernières confrontations

1991/1992: AS Roma 0-1 CSKA Moscou
1991/1992: CSKA Moscou 1-2 AS Roma (autogol, Rizzitelli)

L’équipe italienne et l’équipe russe ne possède qu’un seul précédent. Cela était dans une compétition qui n’existe plus à ce jour, à savoir la « Coupe des Coupes », regroupant le vainqueur de la Coupe Nationale de chaque pays. En effet, la Louve avait remporté en 1991 la Coupe d’Italie. L’effectif de la Roma était alors notamment composé de Aldair, Sebastiano Nella, Antonio Tempestilli, Giuseppe Giannini, Roberto Muzzi ou encore Rudi Völler. Le coach était alors Ottavio Bianchi. Les deux équipes s’étaient alors affrontés durant un 16ème de finale, où chacune des équipes avaient réussi à s’imposer chez son adversaire, mais les giallorossi se qualifient pour les 8ème grâce au goalaverage particulier. Les giallorossi seront ensuite éliminés en 1/4 de finale par l’AS Monaco.

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Le duel du match

GERVINHO / Seydou Doumbia : Un duel d’attaquants ivoiriens, qui chercheront à être décisifs durant cette rencontre. Ironie du sort, Gervinho a prolongé son bail avec la Louve jusqu’en 2018 hier, tandis que Doumbia (à qui il reste un an de contrat) pourrait faire de même dans les prochains jours. Tous les deux nés en 1987, ils n’ont cependant pas le même statut au sein de la sélection. Si le joueur giallorosso est un titulaire indiscutable, avec 56 sélections et 16 buts, le joueur évoluant en Russie n’a lui que 22 sélections pour seulement 2 petits buts. Et pourtant l’avant-centre brille du côté du CSKA, avec 66 buts en l’espace de 97 matchs. Vainqueur à deux reprises du championnat, Doumbia a inscrit 28 buts lors de la saison 2011/2012 et 18 buts durant la saison dernière. Malgré les convoitises des plus grands clubs européens, et après être passé par le Japon et la Suisse, Doumbia pourrait pourtant rester du côté de Moscou. De son côté, Gervinho a retrouvé son niveau du LOSC, après une expérience très compliquée du côté d’Arsenal en Premier League. Le n°27 giallorosso possède cependant avec le club londonien une petite expérience européenne, avec 13 matchs (et 2 buts) en Ligue des Champions, juste avant d’arriver à l’AS Roma. Gervinho n’a cependant pas perdu de temps pour charmer ces nouveaux tifosi au Stadio Olimpico, avec 12 buts et 10 passes décisives la saison dernière. Les deux joueurs pourraient se croiser puisqu’ils évolueront demain soir au sein du même couloir.

A noter également le duels de talents venant de Serbie, entre Adem Ljajic (qui devrait démarrer du banc) et Zoran Tosic.

L’arbitre du match

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L’arbitre de la rencontre sera Mr Fernandez Borbolan. Cet arbitre espagnol n’a jamais dirigé l’AS Roma, tandis qu’il connait un passif concernant le CSKA Moscou. Cela était déjà face à une équipe italienne, sur la pelouse de l’Internazionale, lors de la saison 2011/2012. Les russes s’étaient alors imposés sur le score de 2-1. Dans la même poule, on retrouvait le LOSC de Rudi Garcia.

Les équipes probables

AS Roma (4-3-3):
De Sanctis
Maicon-Manolas-Astori-Cole
Keita
Pjanic-Nainggolan

Iturbe-Totti-Gervinho

Remplaçants: Skorupski, Torosidis (ou Holebas), Mapou, Paredes, Florenzi, Ljajic, Destro.
Choix du coach: Curci, , Uçan, Borriello.
Blessé(s): Balzaretti, Strootman, Castan.
Non-sélectionné(s): Lobont, Emanuelson, Balzaretti, Somma, Sanabria.

CSKA Moscou (4-2-3-1): Akinfeev; Berzutski, Ignashevich, Nababkin, Fernandes; Milanov, Natcho; Doumbia, Eremenko, Tosic; Musa.