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Les romains n’y étaient pas…

Après avoir effectué une série de 5 matchs sans la moindre défaite (dont 4 victoires), les joueurs d’Andreazzoli ont vu leur dynamique se casser avec cette défaite (2-0) sur la pelouse de Palerme. Une rencontre où l’état d’esprit n’aura pas été le bon, et où la Louve n’aura pas su montrer les crocs pour aller chercher des points.

Le mister Andreazzoli avait décidé pour cette rencontre d’utiliser la continuité, en alignant l’équipe identique à celle qui avait battu et dominé Parme il y a 15 jours (exception de la blessure de Marcos pallié par Piris). Outre Osvaldo sur le banc, le mister juge Pjanic et Destro trop juste physiquement pour débuter. Et c’est la Louve qui prend les commandes du jeu et prend la supériorité territoriale. Dès les premières minutes les giallorossi se créent plusieurs occasions, qui ne réussiront pas à concrétiser. Et la toute première en fût le symbole de la rencontre : Totti effectue un centre à ras-de-terre au premier poteau, que De Rossi dévie au point de penalty vers Florenzi. Ce dernier n’a pu qu’à conclure, mais sa frappe part au dessus. Manque de conviction, manque de précision, tels sont les ingrédients qu’il aura manqué aujourd’hui pour réussir la recette. A l’inverse d’un Palerme qui, conscient de ses lacunes techniques et tactiques, a su mettre plus d’envie et de détermination. Les siciliens se montrent dangereux sur chaque contre, en touchant notamment le poteau par Ilicic puis la barre par Miccoli. C’est ces deux hommes qui seront à l’origine du premier but. Le capitaine rosanero, qui décroche beaucoup sur le côté gauche, prend le ballon loin du but adverse et envoie une transversale dans la surface vers son coéquipier slovène, qui dribble Castan et effectue une frappe qui laisse de marbre Stekelenburg. La Roma n’aura pas vraiment de sursaut d’orgueil, si ce n’est une frappe de Totti au 6 mètres, que Sorrentino capte sans grande difficulté. C’est même Palerme qui va faire, facilement, le break, avec Miccoli qui se joue du marquage trop large de Burdisso pour marquer.

Au retour des vestiaires Andreazzoli cherche à changer la donne avec les entrées de Pjanic et Osvaldo, en place des décevants Tachtsidis et Perrotta. Dès lors Palerme campe devant sa surface à 11 joueurs et attend son adversaire. Malgré cela la Roma n’arrivera que très peu à se montrer dangereux, et n’arrivera pas à contourner la muraille sicilienne. Sorrentino, souvent excellent face à la Roma, n’aura quasiment rien à faire de cette deuxième mi-temps, si ce n’est une sortie dans les pieds de Marquinho, et une jolie parade sur un enchainement d’Osvaldo. Point d’orgue négatif de la soirée, Piris et Osvaldo avertis d’un carton jaune sera d’office absent pour le derby de la prochaine journée. Un score qui en restera donc là, avec une seconde période bien triste et terne, malgré la très bonne entrée de Pjanic qui aura pris la manoeuvre du jeu avec technicité.

La societa et le staff auront donc une dizaine de jours pour préparer dans les meilleures conditions le derby du 7 avril face à la Lazio, pour ce qui sera sûrement la dernière chance d’accéder à l’Europa League via le championnat. En effet une victoire durant ce match permettra pour la première fois de la saison de passer devant les voisins de la capitale.