Les 7 victoires capitales de Garcia avec l’AS Roma

Chaque entraîneur possède son ratio et ses propres statistiques. Certains ont un nombre impressionnant de victoires par rapport aux défaites, pour d’autres c’est tout l’inverse, voir équilibré. Rudi Garcia n’échappe pas à la règle avec ses 108 match joués, les chiffres sont sans équivoque : 60 victoires, 28 nuls et 20 défaites (en Serie A, celui-ci est de 53 victoires, 22 nuls et 13 défaites). En cette trêve internationale, nous analysons ce qu’on peut appeler les 7 victoires capitales du Mister, au bout de ces 2 ans et demi. Nous avons décidé d’étendre le mot victoire au « succès » au sens large.

Les 7 défaites capitales de Garcia avec l’AS Roma

AS ROMA-SS LAZIO, le 22 septembre 2013 : « L’Eglise remise au milieu du village »
Serie A – Score Final : 2-0
Le titre parait subjectif, mais dans les faits rien ne semble être dénué de sens, tant c’est à partir de ce match que le championnat a commencé à être bousculé.

Contexte : Après deux années décevantes et où jamais un objectif fut atteint, la Roma refait peau neuve avec l’arrivée de l’entraineur Français Rudi Garcia. Cette année-là, le derby tombe relativement tôt (4e journée) et il est évident que tous ont leur yeux non seulement rivés sur cet entraineur non connu du public italien, mais aussi sur ce match puisque quelques mois auparavant la Roma était défait face à l’ennemi de toujours, le 26 mai 2013 en final de coupe d’Italie, perdant non seulement LE derby mais aussi la qualification européenne. De plus, Rudi Garcia avait déjà allumé les médias avec un « Un Derby ne se joue pas il se gagne ».

Le Match : Le spectacle commence directement avec les Tifo dans les Curve. Comme pour la plupart des derbys, les deux équipes ne sont pas belles dans le jeu, la pression est telle que chaque joueur sait que la moindre erreur va lui couter pendant des semaines. Alors qu’on approche d’un match nul, à la 60e, la Roma obtient un corner qui sera tiré par le Capitaine Francesco Totti. Sorti de nulle part, Federico Balzaretti (joueur au grand cœur et qui avait pris pour son grade pendant la trêve) se jette sur le ballon et c’est but ! Toute la Curva se lève et hurle. Par la suite, la Roma obtient un pénalty normalement accordé à Strootman mais le laissera à Ljajic qui le transformera.

AS ROMA-BOLOGNA FC, le 29 septembre 2013 : Le plus prolifique sous Rudi Garcia
Serie A – Score final : 5-0

Contexte : La Roma commence une saison comme en a jamais fait. A cette période elle en est à 5 victoires consécutives, les 5 premières journées. Non seulement elle réalise un début parfait en terme de points, mais en plus elle n’encaisse pas et plante. A cette époque, les giallorossi restent encore modestes dans leur ambition et veulent continuer à travailler dans l’ombre.

Le Match : Il ne faudra pas attendre longtemps pour que le match donne de sa saveur. En effet, à la 7e minute Florenzi ouvre la marque, suivi de Gervinho 7 minutes à peines. La Roma semble en feu et chaque fois qu’elle tente, ça peut passer. Le score à ma-temps est sans appel : 3-0. A la 85e minute le score est de 5-0, les buteurs suivant sont Medhi Benatia, Gervinho et Adem Ljajic. Ce qu’on verra par après sera un véritable plaisir pour les yeux : sachant que « la messe est dite » pour le match, tous les joueurs tentaient les actions de manière à ce que Francesco Totti marque pour bonifier son record. Il n’en sera malheureusement rien mais, ce collectif ne pouvait présager que du bon à Roma.

MANCHESTER CITY-AS ROMA, le 30 Septembre 2014 : Premier défit en Ligue des Champions
Ligue des Champions – Score final : 1-1

Contexte : Cela faisait trois ans que la Roma ne participait plus à la plus prestigieuse compétition européenne et lorsqu’elle revient, elle gagne de la plus belle des manières face aux CKSA (5-1). Il s’agit maintenant d’un défit plus qu’intéressant, où on peut voir ce que la Roma a dans le ventre, alors oui c’est City, une équipe qui ne passe jamais les huitième mais ça reste une équipe constamment européenne, dotée de joueurs incroyables.

Le Match : La Roma arrive avec une certaine humilité lors de ce match. En effet elle se déplace en terre anglaise et reste outsider face aux Citizen. L’équipe type est quasi alignée, seul Castan et De Sanctis manquent le rendez-vous. Très rapidement, sur une grosse erreur de Maicon, City obtient un pénalty transformé par le Kun Aguero. Les Anglais mènent donc chez eux MAIS cela est sans compter la magnifique action amorcée par Keita, minutieusement reçue par Nainggolan qui fera une magnifique passe au Puppone, ce dernier trace sa route dans le dos de Vincent Kompagny, complètement largué, et le reste suivra son cours. Le score en restera là mais la Roma a montrer être présente et ne pas être figurante de la plus prestigieuse est coupes.

AC FIORENTINA-AS ROMA, le 19 avril 2014: Retour en Champions League : Objectif atteint !!
Serie A – Score Final : 0-1

Contexte : La Roma avait un objectif en fin de saison : se qualifier pour l’Europe. Il reste très peu de match à jouer et la tension et la fatigue commencent à se faire sentir. Si la Roma perd, ce n’est pas une catastrophe, elle peut se ré avoir le coup d’après mais plus tôt c’est, ben mieux c’est.  

Le match : C’est un match assez étrange auquel les tifosi assisteront. En effet, tout le long du match la Roma semble mené mais aucune des deux équipes ne semblent vouloir forcer, bien que la Fiorentina soit très décevante sur le plan technique. C’est à a 26e minute que le compteur va être débloqué, par l’intermédiaire de Nainggolan. Le compteur ne bougera plus. Le hasard fait bien les choses ! L’AS Roma a obtenu sa qualification directe pour la prochaine Champions League face à Vincenzo Montella. Il s’agit du dernier entraineur à avoir été sur le banc giallorosso lors d’un match de Champions, puisqu’il avait en effet remplacé Claudio Ranieri juste avant le match retour face au Shakthior Donestk.

AS ROMA-SS LAZIO, le 25 mai 2015  : Qualification en Champions League, la face est sauvée et l’objectif est atteint
Serie A – Score Final : 2-1

Contexte : La première partie de saison de la Roma est similaire à la saison passée, du moins en championnat. Parce que en Europe, elle s’est fait humilié de toutes les manières : élimination en Champions League (avec un 7-1 à Rome) et en Europe à Roma face à La Fiorentina (0-3, à l’Olimpico) qui la aussi sortie de la Tim Cup la même année. La Seconde partie de saison justement est en demi-teinte : au début elle est digne d’un reléguable mais plus le temps passe, plus elle ressemble à un championnat « acceptable » (notez bien que le championnat de la Lazio et du Napoli, qui étaient deux gros concurrent pour la seconde place, est aussi mauvais).

Le Match : Comme pour tout le derby, les deux équipes jouent mal, très mal. Il y a quelques occasions mais à chaque fois rien de bien méchant. En général c’est la Roma qui part à la chasse et la Lazio qui se contente d’attendre. Le pire c’est que les occasions romaines ne sont pas incisives du tout, tandis que les contres des biancocelesti s’avèrent assez dangereux. La Mi-temps laisse un 0-0. Personne n’aurait parié sa maison sur ce qui allait se produire, et pour cause : Ibarbo part en chasse et accorde une passe bien millimétré à …. Iturbe ! C’est la délivrance à la Roma. Cependant… La Roma reste la Roma… Comme à son habitude, la Roma va être un peu trop joyeuse et va encaisser assez rapidement un but. Nous sommes à 1-1, personne ne sait comme se finira le match jusqu’à ce que, encore une fois de nulle part, Mapou Yanga-Mbiwa met la tête qui accorde le deuxième but, celui de la Victoire. La Roma sera en fête et elle aura raison, mais il ne faut pas oublier quelle saison elle a traversé. Ce match fut une mention spéciale à ces buteurs puisqu’ils vécurent une saison pour le moins compliquée.

On pourrait croire que ceci fut un scénario, que ceci fut arrangé pour donner « du gout » au championnat Romain mais non c’est bien la réalité. Ce jour-là nous étions le 25 mai 2015, comme un air de déjà vu…

AS ROMA-JUVENTUS, le 28 aout 2015 : «  La Revanche »
Serie A – Score Final : 2-1

Contexte : C’est simple, depuis l’arrivée de Conte chez les bianconeri, la Roma n’a gagné qu’une seule fois: En coupe d’Italie (but de Gervinho) et un seul match nul du temps de Luis Enrique (1-1, De Rossi), mais entretemps c’est toujours la grande défaite. Ajoutez à cela que la Roma et la Juventus sont deux clubs rivaux, cela devient pénible pour les Romanisti de les affronter. Pendant que la Roma s’est renforcée de manière globale sur le Mercato, la juve doit arriver à combler les départs. En effet, même si elle se paye les luxes de Dybala, Manzukic Rugani et Khedira, elle doit faire face à l’absence majeure de Vidal, Pirlo et Tevez et l’absence de Marchisio. Mais après tout, comme dirait l’autre : « chacun sa merde ».

Le Match : Dès l’entame du match, la Roma sort les crocs, elle ne laisse aucun répit à la vieille dame qui, non seulement n’souffre des absences, mais en plus est incapable d’exercer un pressing. Et bien que les tifosi furent en grève, il est difficile de rester insensible à cette Roma car oui, malgré l’arrivée de Garcia, on a rarement vu une Roma avec une telle rage de vaincre. En première période, les bianconeri n’existent pas et la Roma frôle le goal avec une latte de Pjanic. En seconde période, les efforts s’avèreront payant grâce à Pjanic et surtout grâce à la nouvelle recrue Edin Dzeko. Certes la Juve se réveillera fin de match, mais après 70minutes de jeu et à la deuxième journée de championnat, la Roma montré qu’elle est là, qu’elle est vivante.. Les Juventini se trouveront des excuses en disant que leur Mercato n’était pas terminé, les Romanisti n’auront qu’à répondre que l’on doit être prêt pour chaque match.

AS ROMA-FC BARCELONA, le 13 septembre 2015 : On s’adapte !
Ligue des Champions – Score final : 1-1

Contexte : Ce match, tout le monde l’attendait. C’est LE choc de ce début de saison, et pour cause la Roma reçoit le champion européen. Tout le monde sait qu’affronter le Barcelone n’est pas une partie de plaisir, rajoutons que Rudi Garcia est un peu zémanien sur la tactique… Bref amusons nous et faisons bonne figure devant l’Europe !.

Le Match : C’est tout simplement surprenant, la Roma semble avoir appris de ces erreurs face au Bayern Munchen et décide de jouer non seulement avec humilité mais décide de la jouer défensive et les contres (alors que contre les allemands, elle avait décider de faire jeu égal, cf.). Vu ainsi le match pourrait ne pas finir en catastrophe. Ce qu’on peut noter ? La Roma perd rapidement 0-1 mais  nous avons un bon Rudiger qui joue un de ces tous premiers matches, un Dzeko des sacrifices, un Gervinho qui ose et enfin un Florenzi qui tient tête à Neymar. En parlant de Florenzi, illumination ? Coup de génie ? Saint-Esprit ? Il n’empêche qu’Alessandro s’est montré au monde entier puisque des 50m, sur un coup, réalise une énorme cuillère qui décrira une parfaite parabole avant de piquer dans le goal.. Et c’est but ! Un but qui égalise le score de 1-1. Le but était tellement improbable que même lui n’a jamais vraiment réalisé ce qu’il a fait. La Roma termine le match sur 1-1, un bon score face au champion. D’autant que sur la fin de match, elle aurait (très gros conditionnel) peut être pu aller chercher les 3 points. Mais de la ou on vient, on s’en contente. Bravo Rudi pour ton adaptation technique !

Twitter: @RussoAntonino_