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Les 7 travaux de Luciano Spalletti

Au terme de cette saison, le site Cesololaroma.org effectue un petit récapitulatif de ce que Luciano Spalletti a changé depuis son arrivée à l’AS Roma fin janvier. Voici les 7 travaux du mister toscan.

Remettre de l’ordre à Trigoria

Alors que les joueurs semblent à bout de souffle d’un point de vue physique lors de la fin de l’ère Rudi Garcia, Luciano Spalletti déclare durant son premier interview que « les joueurs sont bien physiquement, et cela ne doit pas être une excuse ». Le mister toscan ramène la culture de l’effort et du travail à Trigoria. Plusieurs double-séances sont organisés les premières semaines, avec des entraînements rallongés en terme de durée, avec notamment de très long focus tactique. Lucas Digne déclara notamment à plusieurs reprises avoir progressé tactiquement sous les ordres de son nouveau coach.

Oser tactiquement

Si son prédécesseur français n’a jamais pris de risque en changeant son schéma de jeu, Spalletti a lui fait tout l’inverse. S’il a démarré avec son traditionnel 4-2-3-1, plaçant notamment Radja Nainggolan « à la Perrotta » ou Miralem Pjanic « à la Pizarro », il n’hésitera pas à changer ensuite. En effet, durant plusieurs matchs l’ex-coach du Zenit utilisera un 3-5-2, avec par exemple Daniele De Rossi en libéro, ou encore Stephan El Shaarawy comme homme de couloir gauche. Spalletti changera également parfois son système en cours de match.

L’intégration des nouvelles recrues

Spalletti aura réussit à intégrer de belle manière ses deux recrues offensives, Diego Perotti et Stephan El Shaarawy. Zéro but en 15 matchs de Ligue 1, le « Faraone » a inscrit pas moins de 8 réalisations en 16 rencontres de Serie A, ainsi que 2 passes décisives. L’attaquant argentin est de son côté la véritable révélation de cette seconde partie de saison. Auteur d’un but et 2 passes décisives durant la phase aller avec le Genoa, le joueur de 27 ans a inscrit 3 buts et surtout desservi 7 passes décisives en 15 matchs. Bon nombre de coéquipiers se sont montrés élogieux envers Perotti dans divers interviews, comme ce fût le cas hier de Alessandro Florenzi, se déclarant impressionné par son talent. A eux deux, ils possèdent un bilan de 11 buts et 9 passes décisives.

La renaissance de Totti

Incompréhension, maladresse, manque de communication, volonté de le pousser dans son orgueil. Peut-être un peu de tout cela. Si les choses avaient extrêmement mal démarré, notamment suite à l’exclusion du groupe des convoqués face à Palerme après son interview polémique, la situation est devenue au final idéale. En effet, s’il ne démarre quasiment jamais titulaire, le Capitano utilise à la perfection son rôle de « SuperSub ». Rentrant régulièrement en cours de seconde période, le n°10 de la Louve possède un bilan de 4 buts et 3 passes décisives avec Spalletti (contre 1 but et 1 passe D sous Garcia), dont 4 buts et 2 passes décisives durant ses 7 dernières rentrées (en 160 minutes). Cela lui a permis de valider sur le terrain sa prolongation de contrat, tant espéré par le joueur, mais aussi les tifosi.

Redonner du plaisir et une part de rêve aux tifosi

Au delà des résultats, Spalletti a su redonner du plaisir aux tifosi, présents au stade ou devant leur TV. Et les joueurs eux-même ont probablement retrouvé également de la joie sur la pelouse. Le déclic psychologique lié au changement d’entraîneur a probablement eu son effet dans ce sens. Les joueurs courent plus, comme le montre les chiffres concernant les kilomètres parcouru durant les 90 minutes, et cela se ressent dans les mouvements individuels et collectifs des joueurs. Le meilleur exemple est probablement le but inscrit à la dernière minute face au Napoli, à l’Olimpico : magie aérienne de Totti, pour Pjanic qui trouve Maicon, le brésilien recentre vers Salah qui d’un double-contact décale Nainggolan, qui conclu l’action (une séquence collective impressionnante). Nous aurions également pu citer les très nombreux buts, cités comme plus belle réalisation de la journée de championnat concernés, primés par les internautes de la page Facebook « Serie A TIM ».

Une attaque « on fire »

C’est incontestablement là que l’on retrouve la plus grande différence entre Garcia et Spalletti. En effet, lors de cette phase retour la Roma a marqué à 47 reprises (contre 36 pour le mister français), soit 2,5 buts par match en moyenne. Seulement face à la Juventus les romanisti n’ont pas trouvé le chemin des filets. 14 matchs sur 19 se sont conclus par « au moins » 2 buts de marqués. Mieux encore, 11 matchs se sont conclus par « au moins » 3 buts marqués (soit 58% des rencontres). Cela a notamment permis de faire remonter la moyenne de la saison, pour se retrouver parmi les meilleures attaques sur le plan européen, avec 83 buts au compteur suite à la 38ème journée. Cela a notamment permis d’obtenir un bilan impressionnant de 14 victoires, 4 nuls et 1 défaite; soit 46 points sur 57 possibles (contre 34 points lors de la phase aller de cette saison).

L’assise défensive conservé

De ce point de vue, Spalletti n’a pas fait mieux que Garcia (ou de très peu). En effet, lors de la phase aller la Louve avait encaissé 21 buts, contre 20 durant la phase retour. Cependant, on constate que malgré un jeu plus flamboyant et plus de buts marqués (donc une prise de risque plus élevée), l’équilibre et l’assise défensive a malgré tout été conservé, avec un goalaverage assez largement à la hausse. Petit bémol sur la fin de saison, puisque 8 buts ont été subi lors des 6 dernières rencontres (contre 12 durant les 13 premiers matchs de l’ère Spalletti 2.0. Spalletti a notamment pu s’appuyer sur une défense type, qui a pu lui donner satisfaction : Kostas Manolas et Antonio Rüdiger dans l’axe, avec Alessandro Florenzi et Lucas Digne dans les couloirs. Ces deux derniers latéraux sont probablement l’une des paire les plus décisifs sur le plan européen, puisqu’il possède un bilan de 11 buts et 9 passes décisives (8 buts et 4 passes D pour l’italien, 3 buts et 5 passes D pour le français).

Romanista35