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Les 7 défaites capitales de Garcia avec l’AS Roma

Chaque entraîneur possède son ratio et ses propres statistiques. Certains ont un nombre impressionnant de victoires par rapport aux défaites, pour d’autres c’est tout l’inverse, voir équilibré. Rudi Garcia n’échappe pas à la règle avec ses 108 match joués, les chiffres sont sans équivoque : 60 victoires, 28 nuls et 20 défaites (en Serie A, celui-ci est de 53 victoires, 22 nuls et 13 défaites). En cette trêve internationale, nous analysons ce qu’on peut appeler les 7 défaites capitales du Mister, au bout de ces 2 ans et demi. Etant donné que le nombre de défaites est assez restreint, nous avons décidé d’étendre le mot défaite à « l’échec » au sens large. Un second volet arrivera dans les prochains jours, avec les 7 victoires du mister français.

AS ROMA-US SASSUOLO, le 10 octobre 2013 : Difficulté sous la pression
Serie A – Score Final : 1-1
Le titre parait subjectif, mais dans les faits rien ne semble être dénué de sens, tant c’est à partir de ce match que le championnat a commencé à être bousculé.

Contexte : La Roma vient de réaliser une Historique série de 10 victoires consécutives en début de championnat. En Europe, seul Manchester United a fait mieux dans les années 60’. Si la Roma n’avait pour objectif que de conquérir l’Europe en début de saison, elle a légitimement (et sous la pression de la presse) ses objectifs revus à la hausse, grâce aux 10 victoires : le titre de champion. En cette soirée du 10 octobre 2013, elle affronte un néo promu : US Sassuolo.

Le Match : Ce match va s’annoncer difficile, en effet les neroverdi viennent pour faire le jeu et, peut-être pour la première fois depuis le championnat, la Roma semble subir. Le premier goal, lancé par Florenzi (en réalité il s’agit d’un autogol de Longhi, cf.) permet à la Roma de reprendre ces esprits mais elle montrera qu’elle n’est pas prête pour le titre. Pour gagner, une équipe doit non seulement hausser le niveau, mais doit savoir subir la pression et avoir la mentalité de la gagne coûte que coûte. La fin du match approche et la Roma se replie, se met sur la défensive, jusqu’à ce qui devait arriver : Le but de Berardi à la 94ème sur une mauvaise relance de Michael Bradley. La conséquence est logique : la Roma n’empoche qu’un petit point chez elle. Il est évident que rien ne dit que si la Roma avait gagné ce match, elle aurait gagné le titre. Mais non seulement ce match à montré que la Roma n’était pas encore prête mentalement, mais c’est aussi à cette période que la Juventus à commencer sa remontée au classement.

AS ROMA-SSC NAPOLI, le 5 février 2014 : Élimination avant l’heure
Coupe d’Italie – Score final : 3-2

Contexte : La Roma vient d’éliminer la Juventus en quart de final (1-0, but de Gervinho, cf.) et arrive en demi-finale face à une équipe de taille : le Napoli de Benitez. Rudi Garcia disait déjà en début de saison « Je suis ici pour gagner des titres », alors pourquoi pas la coupe d’Italie qui manque tant à la Roma ?

Le Match : Globalement la Roma est très bonne : avec des Strootman (magnifique but sur une frappe de loin), Gervinho, Florenzi et Totti en feu. A la mi-temps, la Roma mène 2-0 dans son antre. Elle semble bien partie pour la qualification. La deuxième période va être d’un autre discours, en effet la Roma encaissera 2 buts en une demi-heure, ce qui va fatalement faire pencher la balance. La Roma gagne le match sur le score de 3-2, mais s’est plombée dans son antre puisqu’il au moins faire un match nul au San Paolo à Naples, ce qui est loin d’être gagné. Effectivement, le fait de mettre 2 buts à l’extérieur a du être un facteur de motivation des napolitains, qui se sont imposés 3-0, lors du match retour, et amena l’élimination de la Roma.

AS ROMA-BAYERN MUNICH, le 21 octobre 2014 : Humiliation à domicile
Ligue des Champions – Score final : 1-7

Contexte : C’est le match de Ligue des Champions que tous les romanisti attendaient. Car oui, la Roma a fait une belle figure face au CSKA Moscou (5-1) et contre les citizens de Manchester (1-1 à l’extérieur), mais on attend quand même qu’elle affronte un cador européen pour voir ce qu’elle vaut. Elle est servie avec l’ex champion européen, le rouleau compresseur allemand. Si on en croit les paroles des représentants du club, la Roma compte faire jeu égal avec le Bayern car elle en est capable.

Le Match : En un mot. Débâcle. Dès les premières secondes la Roma fait le jeu, montre qu’elle n’a pas peur et en veut, cependant c’est le Bayern en face et il faudra moins de 10 minutes pour se le rappeler. Effectivement dès la 9ème minute Robben marque. 16 minutes plus tard, la Roma encaisse les buts de Gotze et de Lewandowski. La suite vous la connaissez, la Roma encaissera 7 buts au bout de 80 minutes. Le pire ? La Roma jouait à Rome, devant toute l’Europe. C’est la deuxième fois en moins de 10 ans, et la seule équipe italienne, que l’on voit une telle claque (après le Manchester United-AS Roma, 7-1). Le but de Gervinho est totalement anecdotique tant la Roma n’était que le sparing partner de la machine allemande.

CSKA MOSCOU-AS ROMA, le 25 Novembre 2014 : Un changement, un but, élimination précoce
Ligue des Champions – Score Final : 1-1

Contexte : Bien que la Roma se soit fait humilier face au Bayern (9 buts pris en deux match), elle n’en reste pas moins qualifiable. Une victoire face aux russes serait synonyme de qualification puisque Manchester City devrait gagner contre l’ogre Allemand qu’est le Bayern Munich. La mission s’annonce facile sur le papier puisque la Roma affronte les russes du CSKA Moscou pour le match retour, en Russie. Sur le papier, car la Roma devra jouer dans le froid sibérien (il faisait -10 degrés à ce moment-là).  

Le match : Le match va s’annoncer totalement différent de ce que l’on pouvait imaginer. En effet, aucune des deux équipes ne montre quelque chose pendant la première mi-temps, la seule satisfaction est le but sur coup franc de Francesco Totti qui bat son propre record (plus vieux buteur de la ligue des champions) et permet à la Roma de mener. La seconde période à l’air aussi propice aux giallorossi. En effet elle court et à l’air plus en forme que les russes. MAIS un choix tactique va tout faire bousculer. En effet, Rudi Garcia décide de sortir Radja Nainggolan, alors le plus en forme sur le terrain, pour Kevin Strootman, au lieu de sortir Francesco Totti qui commence à s’éssoufler. C’est au moment de ce changement que tout semble basculer. La Roma a reculé et recul jusqu’au point de non-retour : un but concédé à la 90ème. La Roma aurait pu se qualifier grâce à cette victoire, mais affronter Manchester City après cette désillusion n’est pas affronter le CSKA avec l’espoir de victoire, même à la maison.

AS ROMA-MANCHESTER CITY, le 10 décembre 2014 : Faute tactique
Ligue des Champions – Score Final : 0-2

Contexte : Bien que la Roma soit dans une situation difficile quant à la qualification en huitième de ligue des champions, elle peut toujours le faire, mais il faut une victoire.

Le Match : La Roma doit absolument gagner et, il n’y a pas de hasard, pour gagner il faut des buts (au moins un). Dès le début du match, la Roma montre qu’elle en veut, mais elle affronte une équipe qui joue aussi la qualification ce soir. Pendant une bonne demi-heure la Roma cherche et cherche encore à obtenir un but, mais rien ne fait. On note un bon Gervinho, mais l’équipe n’est pas assez bonne. La deuxième période sera totalement différente. En effet la Roma jouera la défense durant la quasi-totalité de la suite du match, et forcément City va chercher à marquer. Si tout ceci parait une illusion d’optique, quelques joueurs confirmeront que ce fut une consigne de Rudi Garcia. C’est désormais officiel, la Roma est éliminée de Ligue des Champions.

AS ROMA-EMPOLI, le 18 Janvier 2015 : Match sans ambition
Coupe d’Italie – Score Final : 2-1

Contexte : Nous sommes en huitième de finale de la Coppa Italia. L’année précédente, la Roma était éliminée par le Napoli et elle entend bien retenter sa chance de victoire cette année.

Le Match : C’est probablement le match le plus décevant sur le plan technique de la part de la Roma. En effet elle joue à l’Olimpico, elle joue face à une équipe de faible calibre et c’est quasi l’équipe type qui est alignée. Et pourtant, la Roma ne montrera rien après son premier but à la 5ème minute par Iturbe. A la 80ème minute, Verdi égalise et on se dirige vers les prolongation. A la 114ème, la Roma obtient un penalty qui sera transformé par De Rossi. Au vue de la prestation, oui la Roma a gagné, mais non elle ne méritait pas de passer le tour. Une équipe qui était annoncée plus que favorite pour le titre en championnat ne peut pas se permettre une telle prestation. Bref, en ce 18 janvier 2015, la Roma n’avait pas envie de jouer. Le prochain tour sonnera le glas de la Louve, avec une défaite 2-0 face à la Fiorentina, en 1/4 de finale à l’Olimpico.

AS ROMA-AC FIORENTINA, le 19 Mars 2015 : Humiliation à domicile
Ligue Europa – Score final : 3-0

Contexte : La Roma est éliminée de la Ligue des Champions et, sur papier, tout le monde la place parmi les favoris de la petite coupe européenne. Alors oui elle a l’effectif, mais a-t-elle la mentalité et surtout, est-elle prête tactiquement ? Nous étions en droit de se poser la question car la Roma de Serie A n’est pas la même que la Roma en Europe. Elle possède un avantage sur son adversaire florentin : le match se joue à l’Olimpico devant ses tifosi et elle fit un match nul lors de l’aller (1-1).

Le Match : Catastrophe. Sans doute que la Roma a pris de haut l’adversaire, ou était-elle endormi. Il n’en est pas moins vrai qu’il n’aura même pas fallu 30 minutes pour que les toscans rase la Roma, sur le score de 0-3. Avec un tel score, difficile de trouver quelque chose de positif… Hormis le fait qu’on ne gagne pas le match sur 20 minutes. Car effectivement la Roma a joué les 20 dernières minutes, comme contre le le BATE Borisov, ou bien à Leverkusen suite aux deux premiers buts encaissés après une demi-heure. C’est la deuxième fois de l’année que la Roma se fait humilier à domicile. D’ailleurs, après le match, les joueurs sont allés sous la Curva sud pour écouter leur mécontentement (ou plutôt leurs insultes et menaces d’ailleurs)…

Et après ?

Comme vous l’aurez constaté, aucun match de la saison 2015-2016 n’a été cité. La raison est simple, il faut du temps pour voir son effet. Nous aurions pu, par exemple, citer la débâcle face au FK Bate Borisov en Biélorussie, mais à l’heure actuelle la Roma peut toujours se qualifier. L’importance de cette défaite ne sera, bien évidemment pas la même. Il est à noter que Garcia gagne plus que ce qu’il ne perd, et pour un club qui cherche constamment à se qualifier en Ligue des Champions avant tout, c’est important. Et puis, les défaites font parties de l’Histoire de la Roma, c’est dans ces moments de douleur que l’on se sent plus Romanista !

Twitter: @RussoAntonino_