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Les 11 victoires de Spalletti et la Roma

Alors que l’AS Roma du mister Garcia a vu sa série se stopper à 10 victoires de suite, elle reste donc juste derrière les 11 succès consécutifs de la Louve emmené par Spalletti (saison 2005/2006). Le site CSR en profite pour vous faire revivre cette série de folie, qui en avait fait un record dans l’histoire de la Serie A.

Une comparaison globale

Si l’AS Roma de Rudi Garcia a inscrit 24 buts (3 penalties) et encaissé 1 but lors de cette série de 10 victoires consécutives, celle de Luciano Spalletti a inscrit 28 buts (5 penalties) et en a encaissé 5 lors de sa série de 11 victoires de suite. Une série de succès qui avait démarré avec un large score (4-0) contre le Chievo, et qui s’était terminé par une victoire (2-0) dans le derby contre la Lazio. A cette époque, cela été devenu la série la plus longue de victoires consécutives dans l’histoire de la Serie A. Des scores assez similaires pour la Roma de cette année, puisque cela a commencé sur la pelouse de Livorno (3-0), avant de conclure à la maison contre le Chievo (1-0). On notera que ces deux équipes giallorossi ont rencontré 5 adversaires en commun (Chievo, Udinese, Livorno, Parma et Lazio). Dans chacune de ses deux séries, Totti aura disputé à chaque fois 8 rencontres.

Le contexte de l’époque

L’AS Roma sort d’une saison 2004/2005 catastrophique, avec des entraineurs qui n’ont cessé de s’enchainer à Trigoria. La relégation a même été toute proche durant les derniers matchs de la saison. La famille Sensi veut donc démarrer un nouveau cycle (après que Prandelli ait jeté l’éponge un an plus tôt) et décide de donner les rennes de l’équipe à Luciano Spalletti, fraichement 4ème avec l’Udinese. C’est avec un bilan plutôt moyen que la Louve va aborder cette série historique. En effet après 16 journées de championnat les giallorossi n’ont obtenu que 5 victoires, 6 nuls et 5 défaites (soit 21 points sur 48 possibles); avec 23 buts marqués et 20 buts encaissés. Mais pire encore, avant d’entamer ses 11 victoires de suite, la Roma reste sur 5 matchs sans le moindre succès (2 défaites et 3 nuls). Malgré cela, le vent semble tourner. En effet, si au soir de la 14ème journée l’heure est au chaos (nul à Lecce 2-2, « Tragic Company »), la 16ème journée amène un air d’optimisme (nul à la Samp 1-1, « So’ Contento » (Je suis content) et « La Roma cresce » (La Roma progresse)).

L’effectif et le jeu

Spalletti peine à trouver un schéma et un 11 type. Régulièrement disposé en 4-3-3, les joueurs ne cessent de changer match après match. Kuffour dispose de temps de jeu derrière, Kharja au milieu et Nonda devant. Cassano est toujours présent et vit ses derniers mois au sein du club. On oubliera pas l’importance d’un Tommasi, qui aura encore été grandiose durant toute la saison. Le début de cette incroyable série (notamment avec les blessures de Montella et Nonda) va permettre au mister de trouver ses certitudes. Totti passe donc en pointe, la charnière est donnée à Mexes-Chivu, et l’Europe va découvrir un 4-2-3-1 magique. Accrochez vos ceintures ! C’est donc parti pour une page importante de l’histoire du club giallorosso :

17ème journée (21 décembre 2005): AS Roma 4-0 Chievo (32′ Totti (sp), 39′ Totti, 64′ Perrotta, 85′ Taddei) – [ VIDEO ]
Il faut remonter au 6 novembre (Messina, 0-2) pour trouver trace de la dernière victoire giallorossa. Et comme la semaine précédente, c’est de nouveau Francesco Totti qui débloquer le compteur. En effet le Capitano fait le break dès la première période, d’abord sur un penalty généreusement offert à Tommasi (comme un cadeau de noël avant l’heure) par l’arbitre, puis sur un but qu’il ne devra à personne où le n°10 prend le ballon au milieu de terrain et déclenche une frappe du gauche imparable à l’entrée de la surface. Et pourtant cela n’a pas été gagné d’avance, puisque Doni a du s’y reprendre à deux fois (alors que le score était toujours vierge) pour parer les occasions de Pellisier (déjà présent) et Tiribocchi (tifoso romanista). La seconde période ne sera qu’une simple formalité, avec un but de l’ex-gialloblu Perrotta et une talonnade de Taddei (grâce à qui l’équipe adverse a fini à 10). Un succès acquis notamment sans le couloir gauche, Cufrè et Mancini, qui permettra de passer les fêtes de manières plus sereine. BUON NATALE A TUTTI !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Panucci, Bovo, Mexes, Chivu; De Rossi (32′ st Kharja), Aquilani; Taddei (41′ st Alvarez), Perrotta, Tommasi (36′ st Okaka), Totti. A disp. Curci, Rosi, Seppani, Dacourt. All.: Spalletti.

18ème journée (8 janvier 2006): Trévise 0-1 AS Roma (34′ Aquilani) – [ VIDEO ]
L’année 2006 redémarre donc avec un déplacement à priori facile, qui ne le sera pas tant que ça, notamment sans De Rossi et toujours Mancini (qui est brillamment remplacé par Tommasi). Malgré une équipe « bien en place tactiquement et et combative » (selon la Gazzetta.it), il faudra s’en remettre à Aquilani (meneur au milieu en l’absence de Daniele), qui profite d’un coup franc joué rapidement par Totti pour tirer à l’entrée de la surface. Un but mérité, qui suffira pour remporter les 3 points. A noter qu’en face, on retrouvait un certain Borriello qui aura bien été muselé par la paire Mexes-Chivu. Alors que Trevise pousse en seconde période, avec un Doni qui veille dans les sorties, le tandem Totti-Perrotta manque le break à plusieurs reprises sur des contres bien menés. Le score ne bougera plus, et la Roma reprend confiance. A part ça, Cassano a lui quitté la Capitale italienne pour rejoindre le Real Madrid quelques jours plus tôt (à 6 mois de la fin de son contrat), tandis qu’Alberto Aquilani a inscrit son premier but en Serie A. NUOVO GOLEADOR !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Panucci, Mexes, Chivu, Bovo (26′ st Cufrè); Dacourt, Aquilani; Taddei (47′ st Rosi), Perrotta, Tommasi; Totti.
A disp. Curci, Alvarez, Greco, Cerci, Okaka. All. Spalletti.

19ème journée (15 janvier 2006): AS Roma 1-0 Milan AC (81′ Mancini) – [ VIDEO ]
Spalletti récupère quelques forces vives pour ce choc, avec les retours de Cufrè, De Rossi (reléguant Bovo et Dacourt sur la touche), ainsi que le revenant de blessure Mancini (qui démarre du banc). Face à la Louve, la piste aux étoiles (entrainé par Ancelotti) arrive à l’Olimpico : Dida, Stam, Nesta, Kaka, Gattuso, Pirlo, Seedorf ou encore Shevchenko. Et le scenario est prévisible. La Roma ne presse pas et laisse jouer les rossoneri qui déroulent leur plan de jeu. Fort heureusement, les rossoneri ne se créent qu’une seule occasion en première période, avec Seedorf qui profite d’un mauvais contrôle de De Rossi et tente de lober Doni. La Roma prend confiance petit à petit avec un Aquilani qui s’affirme de part ses insertions. Alors que la Louve est bien organisée et compacte, le « Divin Chauve » tente un coup de poker en sortant Aquilani et en faisant rentrer Mancini, pour amener plus de fraicheur et de vitesse. Coaching gagnant : Le brésilien presse dans la moitié de terrain adverse et pousse Stam à la faute. Il n’a plus qu’à tromper Dida et fêter son retour comme il se doit. L’entrée in-extremis d’Inzaghi n’y changera rien et la Roma réalise pour la seconde fois de la saison une série de 3 victoires consécutives. Totti déclare « Champions League nous voila », et la présidente Rosella Sensi « Une équipe attachée au maillot ». La phase aller se termine bien. BENTORNATO MANCINI !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Panucci, Mexes, Chivu, Cufrè; De Rossi, Aquilani (25′ st Mancini); Tommasi, Perrotta, Taddei (43′ st Rosi); Totti.
A disp. Curci, Bovo, Rosi, Greco, Alvarez, Okaka. All. Spalletti.

20ème journée (18 janvier 2006): AS Roma 3-1 Reggina (4′ Totti, 65′ Totti, 93′ Mancini) – [ VIDEO ]
Pas le temps de célébrer, la Roma redescend à l’Olimpico trois jours plus tard, pour accueillir la Reggina de Mazzarri. Le dicton « on ne change pas une équipe qui gagne » est respectée, avec les mêmes 11 joueurs. Une victoire qui sera signée de la pointe de l’épée signé d’un « T » comme Totti. En effet le Capitano est le grand partisan de ce succès, avec son troisième doublé de la saison (après l’Inter et sa célèbre cuillère, et le Chievo). Dès la 4ème minute le score se débloque, avec Cesco qui profite d’un tir de Tomassi que le gardien repousse mal (loin d’être son but le plus compliqué). Une première mi-temps qui ne bougera plus, malgré une occasion de Taddei, un but logiquement refusé à Totti et une main de Mexes dans sa surface non-sifflée. Après un miracle de Doni, Totti lance d’une talonnade Mexes qui n’arrive à tromper le gardien. Spalletti, agacé, demande le but du break. Celui-ci arrive des pieds de Taddei qui réalise un exploit personnel et préfère réaliser « l’assist » pour son Capitano plutôt que conclure. Alors que le double-buteur sort sous l’ovation du public, Mancini (tout juste rentré) en profite pour aggraver le score dans les arrêts de jeu. La Roma réalise pour la première fois de la saison une série de 4 victoires, revient à 7 points du 4ème (Fiorentina), et se met à rêver. IMMENSO TOTTI !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Panucci, Mexes, Chivu, Cufrè ; Aquilani (37’st Dacourt), De Rossi; Taddei, Perrotta (24’st Mancini), Tommasi; Totti (45′ st Okaka).
A dispo. Curci, Bovo, Rosi, Alvarez. All. Spalletti.

21ème journée (22 janvier 2006): Udinese 1-4 AS Roma (40′ Mancini (sp), 62′ De Rossi, 75′ Mancini, 79′ Chivu(sp)) – [ VIDEO ]
Spalletti doit innover, avec les absences des expérimentés Panucci et Totti. De ce fait il lance Bovo à droite, et re-titularise Mancini dans une position d’attaquant de pointe. Une expérimentation qui s’annoncera judicieuse. Alors que le match part sur un faible rythme, la Louve va profiter très rapidement d’une expulsion de Pinzi (qui réagit à une provocation de Cufrè). Juste avant la pause, Chivu est déséquilibré dans la surface adverse et l’arbitre accord le penalty. Mancini ne se fait pas prier pour « scorer » pour son 4ème match consécutive (Coppa inclus). Le mister des friuli, Cosmi, tentent quelques changements, sans réel effet. Le break arrive alors peu après l’heure de jeu, avec De Rossi qui pique sa tête sur un corner (pour sa 100ème en Serie A). Alors que l’on pense le match à sens unique, Di Natale redonne de l’espoir aux seins (sous les yeux de Cosmi parti en tribune suite à une expulsion). Mais le mirage ne durera pas, et la Roma enfonce le clou. Mancini, totalement inarrêtable, marque d’abord de la tête, puis obtient un penalty suite à plusieurs passements de jambe qui font tourner la tête à son défenseur. Echange de faveur, le brésilien laisse le roumain Chivu conclure la soirée en beauté. Polémique de fin match avec Sky qui annonce le brésilien n°32 sur le départ, mais Spalletti et Pradè rispote « Basta, Mancini resto ». LA QUINTA VITTORIA !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Bovo, Mexes, Chivu, Cufrè; De Rossi, Aquilani; Perrotta (35′ st Dacourt), Tommasi, Taddei (41′ st Alvarez); Mancini (36′ st Rosi).
A disp. Curci, Cerci, Okaka, Magliocchetti. All. Spalletti.

22ème journée: AS Roma 3-0 Livorno (31′ Totti, 41′ Totti (sp), 62′ Taddei) – [ VIDEO ]
L’AS Roma vient de l’emporter (sous la neige) sur la pelouse de la Juve en Coppa Italie avec une équipe remaniée, et aligne de ce fait sa meilleure équipe possible pour recevoir Livorno (avec le trident de trequartista Taddei-Perrotta-Mancini). Exception faite de la blessure « last-minute » de Chivu, remplacé par Bovo. Un match crucial, puisque la Louve pointe à la 6ème position, un point derrière son adversaire du jour (5ème). La Roma réalise une prestation de grand volume et de grande substance avec un football spectaculaire. Amelia, gardien adverse, ne pourra que constater les dégâts. En effet ce dernier encaisse un puissant coup-franc de Totti, aidé par la déviation d’un défenseur, qui vient stopper une série d’invincibilité de 391 minutes. Alors que Doni n’a rien à faire du match, Taddei obtient un penalty, que le Capitano transforme (son 13ème de la saison). Les deux hommes vont se rendre l’appareil (après un poteau de Perrotta), puisque le n°10 offre une « assist » à son n°11 brésilien. La Roma fonce à toute vitesse sur la Fiorentina (toujours 4ème). COME UN TRENO !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Panucci, Mexes, Bovo, Cufrè; De Rossi, Aquilani (21’st Dacourt); Taddei, Perrotta, Mancini (30’st Tommasi); Totti (39’st Alvarez)
All. Spalletti

23ème journée (4 février 2006): Parma 0-3 AS Roma (47′ Mancini, 72′ Mancini, 77′ Perrotta) – [ VIDEO ]
Spalletti a trouvé son équipe et système de base, exception de l’absence d’Aquilani remplacé par Dacourt. Totti est tout proche d’ouvrir la marque, d’une pépite de lob sur le gardien adverse, mais le gardien refuse le but. Une première mi-temps assez fermé, où le score ne se débloque pas. Mais la Roma va ensuite enclencher le pressing comme elle sait le faire, et le milieu parmesan (amené par Simplicio) va prendre l’eau (au propre comme au figuré) et ne pourra plus partir en contre. La seconde période va être une boucherie, d’abord avec un premier but sur une action minutieuse où la patte Spalletti commence à se voir. Perrotta décale Totti, dont le tir contré revient sur Mancini qui n’a plus qu’à conclure. Le brésilien, que rien ne peut arrêté dans cette période, y va même de son doublé. Par la suite, Totti lance Perrotta (qui devient létal quand il s’insère plein axe) qui envoie le ballon au dessus du gardien adverse. Rien n’arrête plus la Louve, qui arrive à 7 victoires consécutives, et qui voit la 4ème place (synonyme de Champions League) à un pas. ED E’ RECORD !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Panucci (42′ st Bovo); Mexes, Chivu; Cufrè; De Rossi; Dacourt (29′ st Tommasi); Taddei; Perrotta; Mancini; Totti (40′ st Rosi). A disp. Curci, Bovo, Kharja, Alvarez, Okaka. All. Spalletti.

24ème journée (8 février 2006): AS Roma 4-3 Cagliari (25′ Perrotta, 34′ De Rossi, 81′ Totti, 90′ Totti (sp)) – [ VIDEO ]
Spalletti a trouvé son équipe type, et continue de l’aligner pour intensifier les automatismes. Seul Chivu manque à l’appel pour suspension. Ce match restera probablement comme le plus anthologique de cette série de 11 matchs, tant le scenario aurait été totalement fou. Un match qui se joue dans un contexte particulier, puisqu’il se joue sur terrain neutre et à huis-clos (suite aux drapeaux nazis déployés face à Livorno deux matchs plus tôt) et en milieu de semaine. Malgré cela, quelques 300 tifosi romanisti ont fait le déplacement à Rieti pour suivre la rencontre en dehors du Stadio. Et ces derniers vont vite être pris à froid. En effet Cagliari prend les devant dès le premier quart d’heure, d’abord par Suazo, puis Langella. On se dit alors que la série s’arrêtera ce soir. La Louve ne se laisse pas abattre et réduit la distance avant de rentrer aux vestiaires pour la pause : D’abord par Perrotta bien servi par son Capitano, puis par De Rossi sur corner. Juste avant la mi-temps, Cagliari se retrouve à 10 et l’enthousiasme change de camps. C’est sans compter sur Daniele Conti, qui redonne l’avantage à son club contre l’ex-équipe de son papa Bruno. Pire encore, à 15 minutes de la fin, Bovo se voit lui aussi expulsé, et on se demande comment les giallorossi pourront s’en sortir. C’est sans compter sur Totti, mais aussi une certaine part de chance, ou d’audace. A 10 contre 10, Spalletti tente le tout pour le tout : OUT Aquilani et IN Montella (blessé depuis 2 mois et demi), OUT Panucci et IN Rosi, OUT Taddei et IN Alvarez. Coaching encore gagnant. En effet, après que Totti transforme un penalty qu’il a lui-même obtenu, c’est ensuite Alvarez qui se voit faucher dans la surface (à la 94ème minute) et qui permet au n°10 d’obtenir une 8ème victoire de suite, son 15ème but de la saison et son 125ème en Serie A. Spalletti réalise, avec ses 8 victoires, la meilleure série de l’histoire du club giallorosso. NELLA STORIA !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Panucci (29′ s.t Rosi), Bovo, Mexes, Cufrè; Aquilani (19′ s.t Montella), De Rossi; Taddei (40′ s.t Alvarez), Perrotta, Mancini; Totti.
A disp. Curci, Kharja, Dacourt, Tommasi. All: Spalletti.

25ème journée (12 février 2006): Siena 0-2 AS Roma (70′ De Rossi, 94′ Mancini) – [ VIDEO ]
Pour ce déplacement en toscane, Spalletti récupère Chivu, mais perd Panucci. Et pour la première fois, la Roma peine à déployer son jeu flamboyant, et butte sur un bloc équipe adverse bien en place. Les individualités offensives ne sont pas en capacité de faire la différence comme lors des matchs précédents. Mais pire encore, Sienne est proche de trouver la faille quelques minutes avant la pause. Cufrè commet l’irréparable et doit concéder un penalty. Chiesa se présente face à Doni, mais l’attaquant trouve la barre transversale du brésilien. Avant cela, les bianconeri avait même touché le poteau. Peu après la pause, voyant qu’il n’y arrive pas, Spalletti effectue un changement tactique et fait entrer Tommasi en place de Rosi. Rien en fait, Doni doit réaliser un double miracle pour sauver de nouveau les siens. La barre touché par Perrotta à la 65ème minute est presque anecdotique. C’est alors que De Rossi sort de la boite : Comme lors de Livorno en ouverture de la saison 2013/2014, le « Capitan Futuro » déclenche une énorme frappe en dehors de la surface, qui ne laisse aucune chance au gardien adverse. C’est encore Totti qui sera à la baguette du break, en servant bien Mancini qui d’un lob va inscrire son 8ème but de la saison. Les concurrents directs à la 4ème place, Fiorentina et Livorno, ont perdus. La Champions devient un rêve accessible. UNA GARA SOFFERTA !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Rosi (13’st Tommasi), Mexes, Chivu, Cufrè; De Rossi, Aquilani; Taddei (31’st Kuffour), Perrotta, Mancini; Totti
All. Spalletti

26ème journée (19 février 2006): AS Roma 1-0 Empoli (60′ Perrotta) – [ VIDEO ]
Excepté Cufrè, la Roma démarre de nouveau avec son équipe type. Un match qui ne semble qu’une évidence pour aller chercher la 10ème victoire, synonyme d’égaler le record en Serie A. Mais l’euphorie va très vite retomber. En effet, à la 12ème minute, Totti est taclé par derrière, et son péroné se brise. Stupeur à l’Olimpico : Le Capitano doit laisser ses coéquipiers. Spalletti décide alors de lancer Montella, qui n’a pas encore joué titulaire depuis son retour de blessure. La Roma domine, mais l’Empoli resiste aux assauts giallorossi. L’équipe doit reprendre ses repères et ses automatismes, avec un attaquant axial aux caractéritiques différentes. Il faudra notamment un exceptionnel Mexes lors de ce match, pour stopper les contres adverses. Et c’est Perrotta qui va débloquer le score à l’heure de jeu, profitant d’une incompréhension des défenseurs adverses pour trouver la faille. Spalletti gère alors sa dernière demi-heure, en faisant entrer Tommasi et Aquilani, pour Taddei et Dacourt. Le score ne bougera plus. La Roma fait la passe de 10 est entre dans l’histoire, mais devra faire sans son Capitano pour une durée de deux mois. L’objectif de Totti est maintenant clair, tout faire pour revenir d’ici le mois de mai et disputer le Mondial en Allemagne (qu’il remportera au milieu de l’été). BUON RISTABILIMENTO CAPITANO !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Panucci, Mexes, Chivu, Bovo; De Rossi, Dacourt (33′ st Aquilani); Taddei (22′ st Tommasi), Perrotta, Mancini; Totti (12′ pt Montella).
A disp. Curci, Kuffour, Kharja, Alvarez. All. Spalletti.

27ème journée: SS Lazio 0-2 AS Roma (31′ Taddei, 63′ Aquilani) – [ VIDEO ]
Quoi de mieux qu’un derby pour devenir la seule équipe de l’histoire italienne à 11 victoires consécutives ! Spalletti part donc à l’attaque, avec de nouveau Montella au poste de Totti, mais du classique pour le reste. Contrairement à ce dont on pouvait s’attendre, c’est la Lazio qui domine les débats, et qui semble les plus proches de pouvoir débloquer le score de ce derby. L’absence de Totti se ressent, et le jeu n’est pas aussi fluide qu’auparavant. Si personne ne l’aurait parié au vue de la première demi-heure, c’est cependant la Roma qui ouvre le score, avec Taddei qui propulse sa tête au fond des filets. Les hommes de Spalletti rentrent au vestiaire avec un score favorable, contre le cours du jeu. Après un arrêt de Doni dans les pieds de Rocchi, Mancini va profiter sur le côté gauche d’une erreur de son vis-à-vis et va servir d’un centre en retrait Aquilani, qui inscrit son premier et unique but lors d’un derby. La Roma exulte, rien ne pourra leur arriver dans cet fin de match. La fête peut alors se préparer. Totti descend sur le terrain et, dès le coup de sifflet final, vient sous la Curva avec une voiturette électrique. Les joueurs, le staff et les dirigeants le suivent, pour célébrer dignement une soirée doublement historique. Di Canio a la tête des mauvais jours sur le banc, pendant que Mexes arrange et chambre la Curva Nord.11 VITTORIE CONSECUTIVE ! RECORD ITALIANO !

ROMA (4-2-3-1): Doni; Panucci, Chivu, Mexes, Cufrè ; De Rossi, Aquilani (35′ st Dacourt); Taddei (43′ st Kharja), Perrotta, Mancini; Montella (23′ st Tommasi).
A disp. Curci, Bovo, Kuffour, Alvarez. All. Spalletti

Clap de fin : Une fin de saison en décompostion

Après avoir pris 33 points sur 33 possibles, la Roma va rapidement descendre de son nuage, et la 4ème place va vite devenir un rêve lointain (finalement obtenu grâce au Calciopoli). En effet, lors de ces 11 derniers matchs, la Louve aura un bilan de 3 victoires, 6 matchs nuls (dont un 4-4 sur la pelouse du Chievo, avec un magnifique but de Dacourt) et 2 défaites. 15 points sur 33 possibles, soit deux fois moins que lors de la série des 11 victoires. Cette série exceptionnelle et cette saison marqueront cependant le début du cycle et l’apogée de l’ère Spalletti.

Source : Asromaultras.org