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L’Entraineur et la pression médiatique/populaire

Après deux échecs dans la décision du choix de l’entraineur lors des deux saisons précédentes, les dirigeants ne doivent cette fois pas se tromper. Et parmi l’étiquette du nouveau mister, il faudra notamment tâter sa capacité à supporter la pression de l’environnement romanista si particulier et unique.

Rome aujourd’hui, l’heure est aux questions. En effet après la finale de la Coupe d’Italie perdue 1-0 face à son rival de toujours, la Lazio, tout semble très sombre du coté de la Roma. Les dirigeants se font petits, les déclarations se font rares, et tandis que les autres clubs tels que la Juventus FC ou la Fiorentina cherchent à caser des Llorente et des Gomez, la Roma peine toujours à chercher son entraineur pour la prochaine saison, entraineur qui aura le poids de remonter l’équipe au minimum Européen. Les dirigeants, après les Flops Luis Enrique et Zdenek Zeman, ont compris qu’il fallait un entraineur de poids et compétent pour soulever une équipe qui il y a pas encore si longtemps, luttait contre l’Inter pour le sacre national. Ils ont compris qu’il fallait un entraineur capable d’apporter un certain équilibre et des résultats avant d’amener un beau jeu qui n’est pas forcément synonyme de résultats. Mais le problème des entraineurs n’est pas si nouveau à Roma, En 10 ans, niveau dirigeants la Roma a connu un chamboulement, passant de Franco Sensi à James Pallotta en faisant étape par Rosella Sensi. Mais une chose n’à jamais changer à Roma, c’est la pression que doivent supporter ces entraineurs.

2004, Cesare Prandelli est nommé entraineur mais doit démissionner peu de temps après pour soutenir sa femme malade, c’est Völler qui en sera le remplaçant, mais lui, tout comme son successeur Del Neri démissionnera la même année. C’est la Valse des entraineurs. Qui se pose sur le banc de la Roma finira par claqué la porte. Aucuns regrets… Mais aucun trophée non plus (le dernier en date de 2008). Il en sera de même pour Luciano Spalletti, entraineur de la Bella Roma qui démissionnera (étant mis à la porte de Trigoria à coup de bombes agricoles) quelques années plus tard, même si ce dernier est celui qui à tenu le plus longtemps sur ces 9 dernières année à savoir 5 ans. Claudio Ranieri reprendra son flambeau, en 2009, et sa première année sera celle d’une Roma au premier rang, même si dans l’ultime journée elle voit l’Inter soulevé le scudetto à sa place, un point d’écart les séparera. L’année d’après, Ranieri devra démissionner, sentant que l’équipe ne le soutient plus.

L’arrivé des américains est faite, et c’est Vincenzo Montella qui est propulsé sur le banc de la Roma, pour au moins finir l’année, il s’en tirera mais sera remercié au profit d’un tout nouveau, Luis Enrique, entraineur du Barca B avec son idée de possession du ballon. La sauce à du mal à prendre. Ce dernier démissionnera de lui-même alors qu’il avait, à l’inverse de son prédécesseur, le soutient de son équipe. Le retour du Bohémien Zdenek Zeman en 2012, au détriment du retour de vincenzo Montella, ne sera guerre mieux, on apercevra la qualité de jeu que très peu de temps au point que l’équipe se verra remonter au score. Les joueurs, comme pour Ranieri le lâcheront et Zeman sera limogé quelques journées plus tard. Zeman avait déjà décrié que l’équipe manquait de discipline mais les dirigeants n’avaient pas l’air inquiet. Andreazzoli, adjoint de Spalletti entre autre reprendra les ficelles pour assurer la fin de saison, parcours honorable mais manquera son ultime rendez vous. Vous l’aurez compris il s’agit de la finale de la coppa.

Aujourd’hui les dirigeants ont l’air d’avoir compris qu’il faut un chef, un crack. La Roma se tourne vers Mazzarri mais celui-ci préfère l’Inter (qui lui offre des pouvoirs plus élargis). Direction Allegri qui n’a plus qu’un an de contrat avec le Milan AC et dont il parait que l’effectif romain lui plait, que nenni il reste à Milan (sans prolongation de contrat). Deux revers en un mois. Reste alors le troisième coup : Laurent Blanc, avec comme Adjoint Vincent Candela, gloire passée de la Roma. En attendant l’officialisation, on ne peut que se demander comment ce problème sera-il résolu et si laurent Blanc sera capable d’assumer le rôle qui lui sera donné, nous l’espérons. A l’heure ou la Roma était en avance sur presque tout le monde, elle se voit rattraper par quasiment toutes les équipes du championnat. Si elle veut reprendre son avance et revenir au premier plan, tous vont devoir y mettre du leur, et corriger ces problèmes, que cela soit les dirigeants, le staff et les joueurs. Après tout Rome ne s’est pas fait en un jour.

Antonino « Lefty » Russo