Photo tirée du site Asromaultras.org

Aleksandar Kolarov a livré un long interview au site officiel Asroma.com, dont voici la seconde des deux parties :

Mon meilleur ami dans le football ? J’en ai beaucoup, avec beaucoup d’entre-eux j’ai grandi. Ils ne vivent plus en Serbie, la vie m’a séparé de beaucoup d’entres-eux. Mon meilleur ami est Dorde Rakic, on se parle souvent, il a joué en Italie à la Reggina, en Allemagne et dans beaucoup d’autres pays du monde. Edin (Dzeko, ndlr), je le connais depuis des années et c’est un de mes meilleurs amis. Je connaissais Daniele (De Rossi, ndlr) avant, mais désormais que l’on joue ensemble, j’ai pu mieux connaitre la personne et je le considère parmi mes meilleurs amis. J’ai un excellent rapport aussi avec Kompany, de City. Mais la vie est ainsi, souvent on s’éloigne. Jouer en Premier League était un objectif important pour pour ma carrière ? J’avais dix ans quand je regardais le football anglais à la TV que déjà je disais à ma mère: « J’irais jouer là-bas un jour ». Quand, ensuite, je suis allé à Manchester City, je l’ai appelé et je lui ai dis « tu as vu, j’avais raison ». Ce que cela veut dire de porter le maillot de la Serbie ? C’est une fierté, comme je crois que ça l’est pour tous les joueurs de chaque pays. J’ai plus de 80 présences en sélection et je suis capitaine, donc je suis certain de la convocation. Et donc je me sens toujours fier quand arrive l’appel, c’est une émotion à chaque fois. Quand je ne ressentirais plus rien, j’arrêterai de jouer. C’est une chose que je dois à mon pays. Nous n’y allons pas pour l’argent, nous ne sommes pas payés, mais c’est une fierté. Et tant que je ressentirais quelque chose j’y serais.

Quels tatouages j’ai ? J’en ai un, mais il est énorme. Je voulais le faire, il y a 7 ou 8 ans j’ai appelé un ami et nous avons décidé, pendant qu’il le faisait, ce que je voulais ajouter. Il m’a demandé: « Cela te plait ? », et nous insérions un détail. Cela n’a pas de signification particulier. Désormais je ne le referais pas, mais maintenant il est là. A mon arrivée à la Roma, on a beaucoup parlé de mon passé à la Lazio, puis est arrivé ce but à Bergame lors du premier match, ce que j’ai pensé après avoir marqué ? Quand j’ai reçu l’appel de la Roma, je n’ai eu aucun doute, aussi parce que je connaissais déjà l’environnement et les éventuels problèmes. Mais je savais qu’en travaillant bien et en faisant mon métier je n’aurais pas eu de problème dans cette aventure. Ce coup franc contre l’Atalanta a été un beau point de départ. Moi je ne regarde jamais en arrière, je sais que certains ont eu du mal à accepter mon passé laziale, côté giallorosso comme biancoceleste. Cela, cependant, fait partie du football et de l’environnement de cette ville. Chacun a son opinion et est libre de s’exprimer. Quel conseil je donnerais à un jeune qui rêve d’une carrière de professionnel ? Etre honnête avec soi-même. Tous les parents veulent le bien de leurs enfants, mais certains exagèrent. Moi, j’ai été chanceux, parce que ma mère ne comprenait rien au football et mon père ne jouait pas. J’ai fais mon parcours tout seul.

Aujourd’hui, à peine un joueur marque un but à dix ans, la maman ou le papa sont les premiers à dire: « Celui-là est plus fort que Totti et De Rossi ». C’est une erreur. Si mon fils demain veut faire le football mais qu’il n’en est pas capable, je serais le premier à dire qu’il est mauvais, il faut dire la vérité. Il y a beaucoup de bons joueurs, mais à 15 ou 16 ans on ne peut pas devenir déjà un joueur fort, il y a encore beaucoup de pâtes à manger pour grandir. Il faut être honnête avec les jeunes et eux doivent être bon à beaucoup travailler. Je donne un exemple : Nicolo Zaniolo est un joueur qui a un grand futur. J’aime comment il se comporte, il est sérieux et il travaille. Il sait qu’il a le bon état d’esprit. Mais s’il devait vouloir à trop s’envoler, alors je serais le premier à lui couper les ailes, pour son bien. Et comment je me comporte, par contre, avec les joueurs expérimentés comme par exemple Dzeko ? Je me suis déjà exprimé le concernant, et je ne parle pas des tifosi de la Roma, mais en général. J’aimerais avoir trois ou quatre Dzeko en plus. Le terrain parle pour Edin. Il y a les footballeurs et les joueurs. Edin est un joueur. Les jugements parfois trop hâtifs concernant certaines, jeunes, recrues ? Il faut toujours de l’équilibre dans les jugements, mais dans cette ville cela n’existe pas et nous le savons. Récemment, Patrik Schick a fêté son anniversaire… Et cela lui fait seulement 23 ans.

Il est arrivé ici quand il en avait 21. Il est jeune, très jeune. Désormais il est bien physiquement et nous espérons qu’il marquera beaucoup de buts. Le temps est important à cet âge. Il n’est pas une personne comme moi, qui a 32 ans, j’ai l’expérience et le jugement peut être différent. Comme Schick, il y a beaucoup de jeunes dans l’équipe, qui avant étaient considérés comme mauvais, mais qui désormais commencent à s’exprimer au mieux et sont vraiment bons. Quel valeur a un joueur comme De Rossi, qui est le capitaine de l’équipe, notamment hors du terrain ? Il est fondamental. Dans ma carrière j’ai connu peu de joueurs aussi tifoso et autant attaché à l’équipe pour laquelle il jouait. Moi, je donne tout pour la Roma, mais je ne peux jamais dire que je suis plus romanista que lui. Je n’ai jamais vu quelqu’un autant attaché au maillot. Il est fondamental dans le vestiaire, même quand il ne joue pas. Et désormais qu’il est de retour sur le terrain, il se fait sentir immédiatement. S’il est vrai que je déteste faire des interviews ? Oui c’est vrai… Si on peut en refaire un autre à la fin de la saison ? Cela ne m’a pas déplu, mais nous verrons. Je ne sais pas ».