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Le Roma Club Bretagne dans la Capitale (Palermo)

Avant d’avoir assisté au tournoi Europoussins Pleudihen (dont les U10 de l’AS Roma ont perdu en finale), certains membres du Roma Club Bretagne étaient à Rome le week-end du match contre Palermo.

Le voyage commença le jeudi (en fin d’après-midi), avec un premier trajet en voiture de Rennes à Beauvais. Cela se passa en covoiturage, avec une escale à Rouen, qui semble être une ville fantôme une fois les 19h passé, et où il semble impossible de trouver un supermarché (contrairement aux vendeurs de produits illicites ^^). Première nuit passé au Formule 1 de Beauvais, avec quelques fous rires et seulement quelques heures de sommeil. Réveil à 7h, pour ensuite rejoindre l’aéroport. Petit coup de stress au passage de la fouille, notamment pour la trousse de toilette (^^), où cela se passera finalement bien. A 2-3 personnes près, on se retrouve obligé de mettre la valise en soute, ce qui créera un retard de 15 minutes une fois atterri à Campino (en attente du tapis-roulant amenant les valises). Par chance, l’attente fût courte pour prendre la navette qui nous amena jusqu’au centre ville (Termini). Le métro va alors devenir notre meilleur ami de ce périple de 4 jours. Premier trajet nous amenant à notre logement, où le journaliste (RMC) Thierry Cros, nous ayant aidé pour obtenir une location dans son immeuble, nous attendait (à quelques minutes à pied du Vatican). Ce dernier nous fera une visite rapide du quartier, notamment des lieux ou manger. Petite visite dans son appartement, où on appréciera, via sa terrasse, une magnifique vue (panoramique à 360°) sur toute la ville de Rome). 

Apprenant l’heure de l’entraînement de l’AS Roma, on décide vers 16h de rejoindre Trigoria. Pour ceux connaissant, un périple long que l’on ne fait pas tout les jours. Rebelote : Metro ligne A jusqu’à Termini, puis ligne B jusqu’à quasi son terminus (au sud). C’est alors que l’on apprend que le bus (77) menant à Trigoria ne semble plus exister, et qu’il faut en prendre un autre. Après un peu de dialogue avec des cittadins, et une bonne demi-heure d’attente (minimum), ce bus arrive enfin. Un trajet qui dure pas loin d’une heure, avec d’abord l’autoroute (avec plein de nid de poules), puis la visite (longue) du village de Trigoria, où le bus s’arrêtera quasiment devant chaque maison de chaque quartier, passant par des endroits totalement improbables (du genre une côte à forte pente et très étroite). On arrive finalement au centre sportif Fulvio Bernardini, sans vraiment savoir si les premiers joueurs avaient quitté le centre. On apprendra après coup, qu’avait eu lieu après l’entraînement le « Family Day », avec la présence des familles des joueurs pour un petit pic-nic. Les premiers joueurs sortent alors, certains s’arrêtant spontanément (Florenzi, Astori, Paredes), pendant que d’autres slalomeront entre les quelques dizaines de tifosi présents (Iturbe, Pjanic, Castan). Alors que certains annoncent que plus personne n’est à l’intérieur, et que les barrières à l’entrée sont enlevés par la sécurité, on se doute que cela n’est pas le cas. Après un bon moment d’attente, Strootman sort alors, et s’arrête pour les photos et autographes. 

Plusieurs longues minutes plus tard, c’est Rudi Garcia qui sort alors. 10-20 tifosi sont encore présents. Alors qu’il commence à prendre les premières photos, on lui lance « les français sont là aussi », qu’il prendra avec un sourire. Une fois arrivé à ce fenêtre, on lui offre un t-shirt du Roma Club Bretagne, et lui lanca une petite vanne « Tu étais avec Ayew à Trigoria ? », après un silence et un sourire forcé, il répond calmement : « Il ne faut pas croire toutes les rumeurs ». Quelques minute de dialogues avec lui, où on lui demandera notamment s’il sait si Totti viendra en Bretagne voir son fils jouer avec les U10 de l’AS Roma. « Où avez-vous entendu cela ? Ouest-France ? Je peux juste dire qu’il m’a demandé où était la Bretagne ». Après coup, on se demandera si le maillot offert par le staff U10, signé par Totti, n’est pas grâce au mister français. Alors qu’il s’apprête à partir , on lui demande alors de faire une petite vidéo de quelques secondes « en dédicace aux 10 ans d’existence de Cesololaroma, et à la page Facebook AS Roma Francophone… », « allumes ta caméra et on va le faire freestyle », répond-t-il. Juste après, on croise aussi son adjoint Claude Fichaux, avec qui on prit quelques photos. 

Alors que l’on pensait que plus rien ne se passerait, on décida par hasard de se diriger (à l’opposé de l’entrée des joueurs) vers le terrain Primavera, où du mouvement avait lieu. Alors que l’on regarde devant la grande porte (où un passant nous dit « c’est fini, il n’y a plus rien »), c’est alors que l’on va Balzaretti apparaître avec sa grande famille (sa femme, ex-danseuse étoile de l’opéra de Paris, et ses 5 filles). « On vient de France. Tu parles français », lui dit-on. Et il répond : « Oui, ah vous êtes de Bretagne ». Photo exclusive que seul nous deux auront, pendant que les autres attendaient à l’opposé du centre sportif. On vit donc Balzaretti et sa famille rejoindre sa voiture, à pied, sur le parking, sous l’oeil d’un garde du corps se méfiant à moitié de nous malgré tout. C’est donc après une journée, où nous n’aurions pas fait le trajet pour rien, que l’on reprend le bus dans le sens inverse vers 20h. Comme à l’aller, de nouveau environ 1h de bus (avec un arrêt de 10 minutes, incompréhensible, dans un lotissement du petit village de Trigoria), puis les deux lignes de métro. Retour à notre appartement vers 22h (avec une petite escale chez le paki du coin, pour prendre quelques bières). 

Petit resto, en terrasse, au pied de notre immeuble, où l’on se fera enfler pour le pain (qui nous servira de leçon), et dont les gérants semblaient pressés de nous voir partir (à peine le temps de remonter à l’appart et de redescendre, que les grilles étaient déjà fermées). C’est alors que l’on se lance, à minuit, dans notre première visite de la ville (version nocturne), évidemment avec quelques bières dans le sac-à-dos. Passant d’abord par la Basilique Saint Pierre, et le Castel Sant’Angelo. On rejoint ensuite certains lieux du centre historique, comme le « Campo dei Fiori » (accueillant chaque jour un grand marché, où De Rossi a habité durant plusieurs années), se transformant le nuit en lieu de rassemblement pour les jeunes alcoolisés. On se baladera jusqu’à 4h du matin, avant de finalement retrouver notre logement, pour la première nuit. Alors que l’on essaie de transformer le canapé en lit, celui-ci nous résistera. 

Réveil tard le samedi, avec un passage à une « Pizzeria à la coupe », avant de rejoindre le centre de la ville. Notre après-midi commencera par une petite escale au Stadio Flaminio, tombé en ruine depuis quelques années, à tel point que des sans-abris ont pris place dans les buissons avoisinant. Petit tour ensuite par la « Piazza di Spagna », où l’on rencontrera sur le trajet une française (nous conseillant sur les pratiques romaines et nous parlant de ses nombreux voyages) résidente à Rome. On rejoint ensuite le « Vittorio Emmanuel II », qui à notre grande surprise est (exceptionnellement, pour la fête nationale ?) ouvert gratuitement au public. On pu alors profiter de la belle vue du haut du monument, avec notamment le Colisée. C’est justement à ce dernier lieu que quelques minutes plus tard on rejoint Tarak. Membre de la communauté Cesololaroma, d’origine tunisienne et faisant ses études en Allemagne. Lui aussi n’eu pas de chance à l’atterrissage de son avion, et du attendre un long moment à l’aéroport. Après les présentations, on fît un tour direction « Circo Massimo », et ensuite le célèbre mur de Francesco Totti, dans un petit ruelle proche du Colisée. Rapide escale à notre appart, avant de rejoindre le quartier de Trastevere. On décida de manger au « Ai Spaghettari », lieu prisé des membres du staff et joueurs de l’AS Roma. On y croisera notamment l’entraîneur des gardiens Nanni, ainsi que l’adjoint Fichaux (qui nous avait dit y venir le soir précédent). Après une longue attente (avec une petite escale au bar « San Calisto » entre-temps), on se retrouve finalement juste derrière la table de Claude Fichaux (sûrement accompagné de son père, et d’amis ou de membres de sa famille). 

Au terme du repas, (très bon en rapport qualité/prix), Claude Fichaux se lève, se retourne vers nous. Il nous serre la main et nous demande si tout va bien. Là encore, petit vanne sur Ayew : « On a croisé Ayew avant de venir au restaurant ». « Ah ouai ? Il était dans sa chambre d’hôtel avec Dzeko ? », nous répond Fichaux d’un air tendu. Discours bien rodé, il nous répéta les mots de Garcia, nous disant de ne pas croire tout ce que disent les médias. « Mais tu le vois jouer à quel position », demanda Tarak d’un air faussement naïf. « Mais je m’en fou où il joue, vous ne comprenez pas ce que je vous dis ». La discussion dévia ensuite sur Castan et Strootman, où il se montra plutôt rassurant sur leur cas, principalement sur le défenseur brésilien. Un peu moins concernant Maicon. La discussion dévia ensuite sur Totti, et sa possible présence en Bretagne le week-end suivant. Tarak déclara : « Il ne connait même pas la géographie italienne ». L’adjoint Fichaux sort un peu de ses gonds : « Ca c’est pas très gentil ». Suite à ce dialogue, Claude Fichaux nous fît une tape sur l’épaule et nous souhaita une bonne soirée. Après le restaurant, nouvelle escale au bar « San Calisto » (où il faudra se trouver des lieux pour pisser), avec provisions faites avec la fermeture à 2h du matin, de quoi se remplir le gosier pour le trajet retour vers le logement, à pieds. 

La journée du dimanche, jour de match, passera assez vite. Après un réveil tardif, et une visite de la terrasse pour profiter rapidement du wifi (et imprimer le billet d’avion de l’un de nous, ne pouvant le faire que trois jours avant le départ), on rejoint sur l’heure de midi Tarak dans le quartier de Testaccio. Après quelques contacts téléphoniques, on se retrouve par hasard proche de « Piramide ». Après un restaurant typique du quartier, où l’on voit peu de touristes, mais des gens du cru, on passe faire une petite visite au célèbre Campo Testaccio, lui aussi en friche. Retour vers le centre historique, avec une escale à la Fontaine de Trevi (en travaux, et pleine d’échaffaudages), où l’on a RDV avec d’autres tifosi romanisti français à la Piazza Colonna : Gael (de Montpellier) avec sa fiancé d’origine hollandaise, et Fred (de Toulouse) accompagné d’amis. Petit tour dans un bistro du quartier, avant de rejoindre ensuite le Stadio Olimpico par le Tram. Provisions de bières chez le Paki pour certaines, et capsules de Borghetti en se rapprochant du stade. Pendant que certains renteront directement dans l’enceinte, d’autres terminent leurs boissons au pied de l’obélisque. C’est alors qu’un tifoso (d’un certain âge et « sans-dents ») remarque que l’on parle français, et ne nous lâchera plus, jusqu’à que l’on décide de rentrer. 

Tout le monde se place un peu à sa guise dans la tribune Distinti Sud, pendant que certains se placent tout en bas, scotchant la bâche Roma Club Bretagne sur le plexyglas. Le match passe, quelques bières se vident encore, puis la montée au grillage pour le but de Francesco Totti, nous faisant passer totalement inaperçu le second but sicilien. Les joueurs (avec leurs enfants) et le staff font alors un tour de piste. Le mister Garcia nous reconnaîtra (en témoigne son air étonné et joyeux) et nous montrera un pouce levée en notre direction. Même chose pour Balzaretti qui semble nous faire un petit signe. Dernières photos avec les acolytes, avant de quitter le stade. Et pour certains d’acheter écharpes ou t-shirt (dont le fameux « Game Over »). Retour Piazza Colonna (où l’on croise des tifosi belges dans le tram), où l’on retrouve un autre membre du RCB. Se faisant déjà tard, on cherche alors un restaurant pour manger, chose qui s’avérera très difficile, puisqu’on se fera recaler de partout. C’est finalement dans un petit magasin situé place de Panthéon, que l’on trouvera un sandwich. 

C’est à ce même endroit que l’on effectuera une belle rencontre. Un jeune d’origine sénégalaise, vendeur à la sauvette dans la journée, avec qui nous avons dialogué pendant une bonne demi-heure. Il nous raconte son parcours, sa vie, ses ambitions : voir une Afrique unie et solidaire, capable de peser sur le monde. Un homme plein de courage, préférant vivre dans la rue, pour nourrir sa famille resté au pays, qu’il ne peut retourner voir, sous peine de ne pas refaire le chemin inverse. Il nous offrira un bracelet au moment de se quitter. Par le pur des hasard, on le recroisera le lendemain soir, dans une petite ruelle de Trastevere. Retour au bercail, pour la dernière journée. Le lundi se passera tranquillement, visite de la place Saint-Pierre et du « Campo dei Fiori, que l’on avait vu que de nuit. Visite au Roma Store Argentina Longo, dont le gérant parle français et grâce à un ami en commun nous fera une ristourne de 10%. Fin d’après-midi et soirée de nouveau passée à Trastevere, passant par le même bar et le même restaurant que le vendredi soir. Retour au logement à une horaire peu tardive, puisque l’un de nous du partir vers 3h du matin (et donc 2 courtes heures de sommeil), avec un vol à 6h du matin de Campino.