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Le match piège par excellence

Après la victoire la plus difficile de la saison sur la pelouse de l’Udinese, l’AS Roma court maintenant derrière sa 10ème victoire consécutive. Le nouvel adversaire est la lanterne rouge de la Serie A, le Chievo. Un match à l’Olimpico qui parait très déséquilibré sur le papier, mais dont il faudra être extrêmement attentif, tant ce match à l’étiquette parfaite du match piège. Les hommes de Garcia sont donc prévenus, pas le droit à l’accroc.

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La conférence de Rudi Garcia

« Turnover ? Peut-être, mais pas une obligation »

« Turnover ? C’est possible, mais ce n’est pas une nécessité. Il y a un match jeudi et un autre dimanche, on aura besoin de tous. Améliorer les automatismes devant avec Borriello ? Ce qui est important c’est de travailler sur les différents schémas et profils. C’est vrai que Marco est un attaquant de surface qui a besoin de recevoir le ballon dans la surface. Il peut faire les choses autrement. Pas seulement pour Marco, nos attaquants ont marqué car l’équipe se créait des occasions, cela doit continuer. Le match de jeudi sera le plus difficile car le Chievo qui se sauve toujours facilement, mais cette année ils ont du mal. C’est une équipe difficile à jouer, le problème est que pour tout le monde le match est gagné, nous gagnerons si nous restons humble et si nous jouons à 100% et collectivement, avec la même rage de vaincre. Ce sera la clef. Gervinho convocable ? On a deux entraînements, il a fait des courses et c’est une bonne chose. On verra si c’est possible, sinon ce sera dimanche. Il est presque à 100%. Le groupe a toujours bien répondu à mes indications ? Ca me rassure, le groupe est intelligent et sait tout donner pendant un match. C’est match de Serie A et c’est jamais gagné d’avance. J’ai confiance en mes joueurs d’expérience, je ne pense pas avoir besoin de parler de ça. C’est important que les gens sachent que l’on a besoin de l’Olimpico pour gagner, j’espère qu’il y aura beaucoup de gens derrière nous. Le Chievo est une équipe difficile à battre, la Roma n’a pas beaucoup gagné contre ces équipes là. Scudetto ? On est à la dixième journée, le sprint final est loin. C’est mon objectif, on en a deux : faire le sprint final avec la Juventus et le Napoli mais aussi la Fiorentina et l’Inter et maintenir l’écart avec le quatrième. Si on veut retourner en Europe c’est le mieux. La Roma chanceuse ? Quand on perd Totti, Gervinho et Maicon ce n’est pas de la chance. Pour moi c’est suffisant. Je ne sais pas à quoi ils pensent en disant ça, mais la chance n’arrive pas seule. Le but sauvé par Castan n’est pas de la chance. C’est de l’envie, de la rage. Si ce n’est pas Castan, ça aurait été Benatia. Même le sauvetage de De Rossi est arrivé car ils s’aident tous. Si c’est de la chance, alors oui on en a.

« Borriello et Ljajic seront meilleurs en accumulant du temps de jeu »

S’il y a une marge de progression ? Sur le mercato ? On joue moins bien depuis deux matchs : Napoli et Udinese. On l’a vu en première mi-temps. On doit maintenir la tension à haut niveau, penser à jouer encore mieux. Il y a encore beaucoup de choses à améliorer dans cette équipe. Mais je n’oublie pas que les remplaçants jouent bien quand ils rentrent, mais eux aussi ont besoin de jouer. On a vu à quel point le travail de Borriello était important, il doit se concentrer sur le jeu et non sur le but, qui arrivera c’est sûr. On a vu Ljajic qui a mieux joué après l’expulsion mais a fini fatigué. Il a besoin de jouer, de rythme. Jeudi ou dimanche, avec plus de rythme, ils seront meilleurs. L’incidence de l’absence de Totti sur les autres rôles ? En première mi-temps à Udine nous avions une mauvaise organisation défensive. Il y avait un trois contre trois et c’était dangereux. Le plus important est que l’équipe ait la capacité de changer les choses. Le première quart de la seconde mi-temps était très bon, même quand Maicon est sorti. Le but n’est pas banal, il débouche d’une action incroyable, avec l’insertion d’un milieu, après des passes à une touche de balle de De Rossi et Bradley, puis dézonnage de Ljajic et effacement de Marquinho pour ouvrir l’espace. On a attaqué car l’équipe ne faisait pas que défendre, elle avait confiance en ses coéquipiers et savait qu’elle pouvait marquer à tout moment. On a un jeu d’équipe et le talent pour le faire. C’est une force, il est vrai qu’on a pris qu’un but et qu’il est important pour gagner de ne pas en prendre mais nous sommes avec l’Inter la meilleure attaque et ce n’est pas banal. Pour cela je pense que l’on peut encore s’améliorer et jouer mieux collectivement. Fiorentina-Napoli ? Honnêtement, je ne savais pas qu‘il y avait ce match. Je le regarderai peut-être, cependant ce que je veux dire c’est qu’on a pas besoin de regarder les autres pour continuer à gagner. C’est notre match qui est important pas celui des autres. Continuons la série pour ne pas regarder les autres. Le moins bien dû à une perte de physique ? Quand tu joues 30 minutes à 10 et que tu gagnes ce n’est pas un problème physique. C’est un problème de choix de jeu. Sur le plan physique l’équipe a été extraordinaire, De Rossi a pressé tout le monde comme Strootman. Ce sont des signes importants, jeudi ça le sera encore plus car on a joué à 10 une demi-heure. Cela te lève de l’énergie, par chance nous avons 4 jours entre Udine et Chievo, cela sera suffisant.

« Quand c’est difficile, la victoire est encore meilleure »

Comment maintenir la tension ? le match contre le Chievo est facile seulement d’apparence. Les joueurs savent que l’histoire est trop belle pour arrêter de tout donner. Ils ont une volonté incroyable, on l’a vu dimanche. On est impatient pour le prochain match, car on a encore envie de vivre les émotions des derniers matchs. Quand c’est difficile comme à Udine c’est encore mieux. Ressemblance entre la Roma et le Lille champion en 2011 ? Ce sont des équipes différentes, le jeu se ressemble et c’est normal. L’identité de jeu est la même, les joueurs et le contexte diffèrent. J’avais moins de journalistes en salle de presse. Je salue les tifosi de Lille, mais ici c’est différent. C’est beau, mais aussi dangereux. Pour cela je dois faire un peu tampon, éviter l’euphorie et, dans la difficulté, on doit avoir confiance en l’équipe. Quand l’équipe donne son meilleur, ça va mieux. 4 joueurs menacés de suspension ? Ce que j’espère c’est qu’ils ne prendront pas de carton tous ensemble. Ca serait bien de ne pas le faire, mais on verra. Pour moi c’est pas un problème, car jeudi il n’y a pas Maicon mais Torosidis par exemple. Ca ne jouera pas sur mes choix. La Roma liée à un seul module ? Je pense qu’on a montré qu’on pouvait faire autre chose. Normalement on peut construire, cela donne de la difficulté à l’adversaire. On peut être bon en contre. C’est une chance d’avoir Borriello, car quand on joue contre une équipe qui ferme le jeu, comme le Chievo, c’est une qualité en plus d’avoir un attaquant de surface. C’est aussi vrai qu’il doit jouer sur les ailes, contre le Napoli il a donné une balle de but à Florenzi. C’est un goleador, il aime marquer, j’aime plus son travail et il doit se concentrer dessus. Les buts arriveront. Si je m’attendais à un championnat de plus haut niveau ? Le niveau est haut pour moi. Faisons ainsi : on regarde juste les résultats de la Juventus et du Napoli. Ils ont gagné 7 matchs, un nul et une défaite. C’est un début fantastique. Ils sont favoris pour ça, nous avons fait une chose extraordinaire, mais il n’y a que 5 points d’écart. L’inter va bien aussi, la Fiorentina joue très bien. Verona pour le moment a très bien figuré. Le niveau ici est haut car toutes les équipes sont bien organisées, pour cela ça sera difficile jeudi. On doit être à 100%, il n’y a pas de petite équipe dans ce championnat. Le Ballon d’Or ? Seul Pirlo comme italien ? J’ai suivi les deux dernières saisons, il y a des joueurs incroyables, je pense que c’est l’année de Ribery. Je suis heureux qu’un joueur emblématique comme Pirlo soit parmi les meilleurs de la planète, mais en Italie il y en a d’autres, comme Balotelli qui sont de haut niveau. Les entraîneurs ? Ils sont tous de très haut niveau, c’est un honneur d’être dans la liste. Ils sont tous bons ».

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Du côté de Trigoria

L’AS Roma de Rudi Garcia réalise jusqu’ici le meilleur début de saison de l’historie de la Serie A. Rien ne semble pouvoir arrêter la Louve qui a donc obtenu jusqu’ici 9 victoires en 9 matchs, avec 23 buts marqués (par 10 joueurs différents, avec 4 pour Florenzi) et 1 seul encaissé (par Biabiany). De façon générale, les romanisti ont maitrisé chacun de leur sujet, même si beaucoup de ses rencontres se sont débloqués lors de la dernière demi-heure. Les tests se sont notamment enchainés, avec le derby, le déplacement contre l’Inter et la réception du Napoli : tous réussis avec succès. Les déplacements pièges sur les pelouses de Livorno, Samp, Parma et Udinese ont posé problèmes, mais la force mentale et collective a encore pris le dessus. Mais paradoxalement, c’est justement cette dernière victoire à Udine que l’on retient. Un scénario digne d’un film américain : Un poteau, un sauvetage sur la ligne, une expulsion… et voila que Bradley fraichement entré offre la victoire dans les 10 dernières minutes. C’est donc en pleine euphorie que la Roma se présente à l’Olimpico contre la lanterne rouge du Chievo. Un match d’une simplicité sur le papier, qui ne le sera pas forcément sur la pelouse. La concentration devra être à son maximum, pour aller chercher cet éventuel 10ème succès

Rudi Garcia a livré sa liste officielle de convoqués pour la huitième journée de Serie A, qui se jouera dimanche à 15h face à l’Udinese. Le mister français a appelé 22 joueurs. Parmi les absents on retrouve Mattia Destro (qui récupère de sa blessure au genou), Gervinho (touché au quadriceps) et Francesco Totti (touché à la cuisse), ainsi que Maicon suspendu. A noter la première convocation en Serie A pour le jeune (classe 96 de la Primavera) Francesco Di Mariano.

Concernant le onze de départ, De Sanctis gardera logiquement la cage. La défense centrale sera de nouveau guidé par Benatia et Castan, avec Torosidis à droite et Dodo à gauche. De Rossi évoluera devant la défense, avec la paire Pjanic et Strootman qui s’occuperont de la création du jeu au milieu. Devant, Borriello retrouvera sa place axiale en attaque, avec Marquinho et Ljajic autour de lui.

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L’adversaire du jour

Le début de saison du Chievo est tout simplement catastrophique : 1 victoire, 1 nul et surtout 7 défaites. Les seuls résultats positifs ont été obtenu lors de la 1ère journée sur la pelouse de Parme (0-0) et en recevant l’Udinese à la 4ème journée (victoire 2-1). A côté de cela, on retrouve des défaites notamment contre Naples (4-2), Lazio (3-0), Juventus (2-1) et Fiorentina (2-1). Autant dire que les gialloblu n’ont pas été gâté par ce calendrier. Au niveau des chiffres, ils ont encaissé 17 buts (seule Bologne et Sassuolo ont fait pire avec 22 buts) et ont marqué 7 buts (seul Catane a fait pire avec 6 buts). En déplacement cela est encore pire puisqu’on retrouve 1 nul et 3 défaites, pour 1 but marqué et 7 encaissés. Le Chievo va donc courir vers son 2ème point à l’extérieur (ou bien sa première victoire ?) au Stadio Olimpico.

Sur le mercato, le Chievo n’a pas forcément perdu beaucoup de joueurs cadres, si ce n’est Ujkani et Acerbi. Cependant quelques jeunes talents sont partis voler sous d’autres cieux : Andreolli (Inter), Stoian et Cofie (Genoa). Niveau arrivé pas de noms reluisant à retenir non plus. Seul Radovanovic (Atalanta) et Estigarribia (passé par la Juventus) semblent sortir du lot.

Le mister Sannino pourra compter sur un groupe au grand complet, où seul le défenseur Cesar manquera pour suspension. Il se paye cependant le luxe d’écarter du groupe Dainelli, Samassa ou encore Guana.

L’équipe sera composé demain de Brkic dans la cage. La défense sera constitué avec une défense à 3 où on retrouvera Frey, Claiton et Papp. Le milieu à 5 sera constitué de Sardo et Dramè sur les côtés, avec Bentivoglio, Rigoni et Radovanovic dans l’axe. Devant, le duo d’attaquants sera composé de Paloschi et Thereau.

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Les dernières confrontations

2012/2013 : AS Roma 0-1 Chievo
2011/2012 : AS Roma 2-0 Chievo (Totti x2)
2010/2011 : AS Roma 1-0 Chievo (Perrotta)
2009/2010 : AS Roma 1-0 Chievo (De Rossi)
2008/2009 : AS Roma 0-0 Chievo
2006/2007 : AS Roma 1-1 Chievo (Totti)
2005/2006 : AS Roma 4-0 Chievo (Totti x2, Perrotta, Taddei)
2004/2005 : AS Roma 0-0 Chievo

L’an passé, le Chievo avait réalisé la surprise, en l’emportant à l’Olimpico avec un hold-up parfait. De façon générale il s’agit de rencontres avec des scores assez serré. Cependant le Chievo n’arrive quasiment jamais à marquer à l’Olimpico, puisqu’il ne l’on fait qu’à deux reprises lors des 9 derniers matchs, pour un bilan total côté giallorosso de 5 victoires, 3 nuls et 1 défaite.

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Le duel du match

Leandro Castan / Cyril Thereau : Un duel de joueurs qui devraient se rencontrer régulièrement sur la pelouse de l’Olimpico ce jeudi : Le défenseur central contre l’attaquant de pointe. Si le brésilien est à la Roma depuis l’été 2012, le français est lui de son côté au Chievo pour sa 4ème saison. D’abord aligné à Marcos la saison dernière, Castan est cette année associé à Benatia, où ils n’ont encaissé qu’un but en 9 rencontres : un record européen ! Régulier depuis son arrivée des Corinthians, le n°3 giallorosso passe très rarement à côté d’une rencontre. De son côté, Thereau grimpe en puissance, avec la saison dernière 12 buts inscrits en 37 rencontres. Le français possède un parcours atypique. Après avoir évolué dans les division inférieurs en France, il s’est ensuite exilé en Belgique (Charleroi et Anderlecht) ainsi qu’en Roumanie (Steaua Bucarest). La saison dernière, ce duel à l’Olimpico avait tourné à l’avantage de l’attaquant. En effet le Chievo était venu s’imposer dans les arrêts de jeu, en réalisant un hold-up parfait, profitant d’un mauvais dégagement de Castan, chose rare pour être signalé. Depuis le début de saison, Thereau a de son côté inscrit 1 but en 7 rencontres, face à la Juventus.

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L’arbitre du match

L’arbitre de la rencontre sera Mr Sebastiano Peruzzo. Ce jeune arbitre n’a dirigé qu’à 4 reprises l’AS Roma, pour un bilan d’une victoire, 2 nuls et 1 défaite. Et hasard du passé, le dernier match fût déjà un Roma-Chievo, perdu l’an passé sur le score de 1-0 (but de Thereau dans les arrêts de jeu). La victoire face à Parme fût lors de la saison 2011/2012 (1-0), et les deux nuls contre Bologne et Catania (à chaque fois 2-2) à l’Olimpico de nouveau. De son côté, le Chievo a été dirigé 9 fois par cet arbitre : 3 victoires, 3 nuls et 3 défaites.

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Les équipes probables

AS Roma (4-3-3):
De Sanctis
Torosidis-Benatia-Castan-Dodo
De Rossi
Pjanic-Strootman

Marquinho-Borriello-Ljajic

Remplaçants: Skorupski, Lobont, Burdisso, Romagnoli, Jedvaj, Balzaretti, Florenzi, Bradley, Taddei, F. Ricci, Caprari.
Blessé(s): Destro, Totti, Gervinho
Suspendu: Maicon
Choix technique: Julio Sergio.

Udinese (3-5-2): Puggioni; Frey, Claiton, Papp; Sardo, Bentivoglio, Rigoni, Radovanovic, Dramè; Paloschi, Thereau.