Le choc des retrouvailles

Les giallorossi aborde cette réception de la Fiorentina sur une dynamique extrêmement positive : 3 victoires consécutives, et 4 victoires sur les 5 derniers matchs. Il faudra donc prouver cette embellie (notamment défensive) face à un concurrence direct aux places européennes. Une victoire pourrait faire basculer la Louve du bon côté de la montagne.


Du côté de Trigoria

La Roma a-t-elle enfin trouvé son rythme de croisière ? C’est ce que le match de demain devrait nous offrir comme réponse. Toujours est-il que les derniers matchs on montré une certaine efficacité offensive (comme depuis le début de saison) mais également défensive (chose nouvelle). En effet les giallorossi n’ont encaissé qu’un seul but lors des 3 derniers matchs, pour 6 buts marqués, et évidemment autant de victoires sur cette période. Si la déception du derby est loin, une victoire face à un « gros » serait le bienvenu pour amener l’enthousiasme dans la capitale italienne.

Zdenek Zeman pourra compter sur un groupe au grand complet. En effet aucun absent ne manque à l’appel. Seuls certains joueurs sont de nouveau écartés par choix techniques comme Nego, Guberti et Julio Sergio.

L’équipe devrait être composée ainsi : Stekelenburg gardera la cage giallorossa, tandis que sa défense devrait être constituée de gauche à droite de Bazlaretti, Castan, Marquinhos et Piris. Au milieu Tachtsidis conserve sa place de milieu axial, avec De Rossi et Florenzi ses côtés. Osvaldo occupera l’axe de l’attaque, Totti sera à gauche et Destro sera en charge du flanc droit.


L’adversaire du jour

La Fiorentina a fait sa révolution complète lors de ce mercato estival. une révolution qui avait un arrière goût giallorosso. En effet l’équipe technique se montre guidé par 2 anciennes personnes de la Roma : Pradè en directeur sportif et Montella sur le banc de touche. Ces derniers arriveront notamment à faire venir Pizarro et Aquilani pour reconstituer une presque-île de la capitale italienne en toscane. Mais l’ambition ne s’est pas arrêté là, et c’est quasiment une équipe entière qui a fait son arrivée. On pense notamment au recrutement de Viviano, l’un des plus prometteurs dans les buts. Des opérations à faibles coûts qui se monteront très efficace, comme la paire venant de Villarreal Rodriguez/Borja Valero. Mais de jeunes recrues feront leur arrivée aussi comme Roncaglia ou Cuadrado. La Viola aura aussi combler le départ de Natasic par l’arrivée de Savic. Devant Jovetic et Ljajic pourront s’appuyer sur de solides buteurs comme Toni et El Hamdaoui.

Si la Fiorentina reste sur deux résultats difficiles, avec 2 matchs nuls face à 2 promu, cela fait maintenant 9 rencontres que la Viola n’a pu perdu en Série A. Et il faut surtout noter une série de 5 victoires consécutives. Les hommes de Montella n’ont perdu que 2 fois cette saison, mais à chaque fois en déplacements et face à des adversaires directs à la Champions League : Inter et Naples. Le bilan est un peu plus compliqué en déplacement avec 2 victoires, 3 nuls et 2 défaites.

L’équipe sera composée demain de Viviano dans la cage; La défense à 3 sera constituée de Roncaglia, Rodriguez et Savic. Le milieu à 5 sera lui dirigé par Cuadrado, Aquilani, Oliveira, Borja et Pasqual. Tandis qu’El Hamdaoui et Toni constitueront le duo d’attaque.


Les clés du match

Il s’agira probablement du match le plus tactique de ce début de saison. 2 équipes qui aiment et apprécient avoir la possession de balle et maitriser le jeu, même s’il est vrai que la Roma made in Zeman est dans la capacité de laisser la balle à l’adversaire pour pouvoir le contrer rapidement. Cela sera également un duel de système, avec d’un côté le 3-5-2 de Montella et de l’autre le 4-3-3 de Zeman. La bataille du milieu de terrain devra être gagné dans les duels physiques et techniques. Mais les couloirs seront également un endroit clé, avec notamment les duels Balzaretti/Cuadrado et Pasqual/Piris. Avec un binome Toni-El Hamdaoui habitué à peser dans la surface, la Viola devra forcément jouer haut et maitriser le jeu, sous peine de faire jouer ses attaquants contre nature, en les laissant dans la profondeur, ce qui donnera l’avantage à Marcos et Castan.


Les dernières confrontations

2011/2012: AS Roma 1-2 Fiorentina
2010/2011: AS Roma 3-2 Fiorentina (Simplicio, Borriello, Perrotta)
2009/2010: AS Roma 3-1 Fiorentina (Totti x2, De Rossi)
2008/2009: AS Roma 1-0 Fiorentina (Totti)
2007/2008: AS Roma 1-0 Fiorentina (Cicinho)
2006/2007: AS Roma 3-1 Fiorentina (De Rossi, Taddei x2)
2005/2006: AS Roma 1-1 Fiorentina (Tommasi)
2004/2005: AS Roma 1-0 Fiorentina (Montella)
2001/2002: AS Roma 2-1 Fiorentina (Totti, Panucci)
2000/2001: AS Roma 1-0 Fiorentina (Batistuta)
1999/2000: AS Roma 4-0 Fiorentina (Montella x3, Nakata)
1998/1999: AS Roma 2-1 Fiorentina (Batistuta, Totti)
1997/1998: AS Roma 4-1 Fiorentina (Paulo Sergio, Delvecchio x2, Totti)

Exception faite de la saison dernière, la Fiorentina réussit très mal face à l’AS Roma sur le terrain de l’Olimpico. En effet en 13 rencontres, le bilan giallorosso est de 11 victoires, 1 nul et 1 défaite. Espérons que les statistiques ne se feront pas mentir, et que le match de la saison passée restera l’exception confirmant la règle. On notera également que la Louve a toujours marqué au minimum un but lors de ces matchs, et plus d’une fois sur deux au moins 2 buts. A noter que sur cette période Totti a marqué 6 fois, et Montella 4 fois.

 

Le duel du match

Zdenek Zeman / Vincenzo Montella : Comment ne pas évoquer ce duel des entraineurs. Deux coachs à la fois si éloigné et à la fois si proche. En effet une chose les sépare catégoriquement : leur âge et par conséquent leur expérience. Du haut de ses 65 ans, il en est déjà à sa 31ème saison sur un banc de touche. Ironie du sort, Montella a commencé à coacher à quasiment le même âge : 35 ans pour lui, contre 34 ans pour le boemo. Après avoir entrainé 2 saisons les Giovanissimi de la Roma, il a pris la tête de l’équipe A pendant 6 mois, avant de faire ses preuves avec succès à Catane, puis là à la Fiorentina. Leur carrière les opposent également, puisque Montella est un ex-joueur très reconnu, et notamment par sa qualité de finisseur devant le but. Zeman de son côté n’a pas été joueur, et dès ses 27 ans il était déjà à entrainer des clubs amateurs. En terme de points communs, il s’agit d’un duel d’entraineurs qui possède une idéologie de jeu bien précise, et tous deux tournés vers l’offensive. On devrait donc assister à une rencontre très tactique et probablement riche en buts.

L’arbitre du match

L’arbitre de la rencontre sera Mr Luca Banti. Cet arbitre a dirigé à 14 reprises l’AS Roma pour un bilan de 9 victoires, 3 nuls et 2 défaites. Cette année il a arbitre le Roma-Atalanta (2-0). Il avait notamment arbitré en 2009 un Fiorentina-Roma, remporté sur le score de 4-1 par les toscans.

Les équipes probables

AS Roma (4-3-3):
Stekelenburg
Piris-Marquinhos-Castan-Balzarzetti

De Rossi-Tachtsidis-Florenzi
Destro-Osvaldo-Totti

Remplaçants: Lobont, Goicoechea, Taddei, Burdisso, Romagnoli, Dodo, Perrotta, Bradley, Marquinho, Pjanic, Nico Lopez, Lamela.
Choix technique: Nego, Guberti, Julio Sergio

Sienne (3-5-2): Viviano; Roncaglia, Rodriguez, Savic; Cuadrado, Aquilani, Oliveira, Borja, Pasqual; El Hamdaoui, Toni.