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Le banc de l’AS Roma, un siège éjectable ?

Comme si cela était une tradition, le rôle d’entraîneur à la Roma est régulièrement remis en cause. Après deux échecs dans la décision du choix de l’entraineur depuis l’avènement de l’ère américaine, et après deux saisons de Rudi Garcia, les dirigeants ne doivent cette fois pas se tromper : le garder en vue d’une stabilité ou l’évincer. Dans l’attente d’une déclaration quant à la permanence de ce dernier, le site Cesololaroma vous retrace un historique du défilé des entraineurs de la Roma des dix dernières années.

Cesare Prandelli est nommé entraineur de la Roma en 2004, mais doit démissionner peu de temps après pour soutenir sa femme malade et c’est Völler qui en sera le remplaçant. Mais lui, tout comme son successeur Del Neri, démissionnera la même année. C’est la Valse des entraineurs dans la Capitale : « qui se pose sur le banc de la Roma finira par claqué la porte », aucun regret mais aucun trophée non plus (le dernier date de 2008). Il en sera de même pour Luciano Spalletti, entraineur de la Bella Roma qui démissionnera quelques années plus tard (étant mis à la porte de Trigoria à coup de bombes agricoles), même si ce dernier est celui qui a tenu le plus longtemps sur ces 9 dernières année, à savoir 5 ans. Claudio Ranieri reprendra son flambeau, en 2009, et sa première année sera celle d’une Roma au premier rang jusqu’à l’ultime journée, où elle verra l’Inter soulever le scudetto à sa place en 2010. Un point d’écart les séparera. L’année d’après, il devra démissionner, sentant que l’équipe ne le soutient plus.

L’arrivé des américains est faite, et c’est Vincenzo Montella qui est propulsé sur le banc de la Roma, pour au moins finir l’année, il s’en tirera mais sera remercié au profit d’un tout nouveau : Luis Enrique, entraineur du Barca B avec son idée de possession du ballon. La sauce a du mal à prendre. Ce dernier démissionnera de lui-même alors qu’il avait, à l’inverse de son prédécesseur, le soutient de son équipe (en témoigne les interviews à son égard, comme hier celui de Miralem Pjanic). Le retour du Bohémien Zdenek Zeman en 2012, au détriment de celui de Vincenzo Montella, ne sera guère mieux. On apercevra la qualité de jeu que très peu de temps, au point que l’équipe se verra remonter au score plus d’une fois. Les joueurs, comme pour Ranieri, le lâcheront (dixit les mots rudes de Leandro Castan ou Pjanic envers lui) et Zeman sera limogé quelques journées plus tard (Roma-Cagliari 2-4, ndlr). Zeman avait déjà décrié que l’équipe manquait de discipline mais les dirigeants n’avaient pas l’air inquiet. Le paradoxe est que les dirigeants savaient que la tactique de Zeman était une attaque à outrance avec une négligence absurde de la défense.

Dans le but d’assurer l’intérim, c’est Andreazzoli, adjoint de Spalletti entre autre, qui reprendra les ficelles. Parcours honorable, mais il manquera son ultime rendez-vous. Vous l’aurez compris il s’agit de la finale de la TimCup le 26 mai 2013, face à La Lazio. Suite à cet évènement tragique, peut être l’un des pire de l’Histoire de la Roma, les dirigeants semblaient avoir compris que la Roma avait besoin d’un leader, de quelqu’un qui sait ou il doit aller. Alors que l’on annonçait Mazzari, Allegri voir Laurent Blanc, c’est Rudi Garcia (inconnu en Italie) qui aura la chance de reprendre l’équipe. Son parcours à la Roma est globalement bon. Une énorme première saison, dite de records (deuxième avec 85 points, les 10 premières journées victorieuses ainsi qu’une série de 9 victoires, deuxième meilleure défense du championnat). La deuxième saison sera moins glorieuse, mais globalement bonne (il sera difficile de faire mieux que sa première saison) : un parcours de champion en première partie de saison, avant de s’éteindre et lutter pour la deuxième place avec la Lazio jusqu’au derby gagné le 25 mai 2015 (Un signe du destin ?). 

Aujourd’hui, la situation de Garcia semble compromise : lui voulant plus de pouvoir que les dirigeants ne semblent pas prêt à lui accorder. Il faudra donc faire un choix : chercher la stabilité avec un entraineur connaissant déjà son équipe et son championnat, ou tout recommencer une fois de plus ?