« L’avis tranché », Voila pourquoi Di Francesco a été piégé par l’Udinese de Nicola

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photo tirée du site asroma.com
Photo tirée du site Asroma.com

Classique défaite pour l’AS Roma, qui domine un match de la tête et des épaules, sans pour autant se procurer beaucoup d’occasions vraiment dangereuses, et qui prend un pion sur la quasi unique occasion adverse (qui plus est, sur plusieurs erreurs individuels). Mais ce match mérite d’être analysé plus dans le détail. Tout d’abord par rapport aux composantes qui entouraient cette rencontre : le retour de trêve internationale, le fait d’affronter une équipe qui était coaché par un nouvel entraîneur, et enfin le fait que cette rencontre arrivait juste avant le match face au Real Madrid.

Mais commençons par l’adversaire bianconero. Quelques jours avant ce match, un joueur avait déclaré concernant le changement d’entraîneur : « Avec Velazquez, nous essayions de jouer au ballon, de construire le jeu. Désormais, Nicola nous demande d’être compact, bas et de profiter de toute occasion qui se présenterait en contre ». Finalement ces quelques mots résument parfaitement la physionomie du match. Et cela semble en total décalage avec les mots de Eusebio Di Francesco après la rencontre, qui évoque une très forte possession de balle, de nombreux centres et nombreux tirs.

Mais ce qu’évoque le mister romanista est finalement le type de match que voulait son compère du Frioul. Et à ce sujet, on peut pointer les erreurs faites par l’ex-coach de Sassuolo (même si cela est facile de parler après). Outre aux absents pour blessures (Robin Olsen, Kostas Manolas et Daniele De Rossi), on peut se demander s’il était opportun de se priver de joueurs tels que Alessandro Florenzi, Cengiz Ünder et Edin Dzeko. Alors DiFra a-t-il eu lui-même un peu la tête au Real Madrid dans son coaching ? On peut légitimement se poser la question. Certes, la saison passée le turnover était régulier.

Oui, mais si on avait une rotation de 5 à 6 joueurs entre 2 rencontres consécutives, on conservait malgré tout un nombre de leaders et cadres sur la pelouse. Et là, ce samedi, on constate pas moins de 7 joueurs sur 11 arrivés depuis l’été 2017 (dont 5 arrivés l’été passé). Di Francesco a raison de dire que les tifosi et journalistes lui ont réclamé Patrik Schick, mais ce que nous venons de dire aurait peut-être du lui permettre d’avoir la lucidité d’aligner l’avant-centre bosnien. D’autant que ce dernier est plus utile face à des défenses retranchées, et pouvant notamment avoir un poids plus importants dans la surface.

A l’inverse, l’attaquant tchèque a récemment déclaré dans un interview à un média local (que nous publierons prochainement sur le site) que la différence entre le jeu de la Roma et celui de la sélection, avec le premier où il peine à trouver des espaces et le second où il peut prendre facilement la profondeur. Dit cela, on se demande donc si l’ex-joueur de la Sampdoria n’aurait pas pu être plus utile face au Real Madrid, où l’on peut imaginer avoir un jeu plutôt ouvert, contrairement à l’Udinese, où le jeu était très fermé, et où cela devenait difficile pour lui de tirer son épingle du jeu.

Au-delà de la compo de départ, on peut aussi remettre en question les changements. Nous avions dit à la mi-temps que le côté droit n’apportait rien, et qu’il fallait faire des changements des la mi-temps. Ironie du sort, Davide Santon est le premier fautif sur le but, tandis que Justin Kluivert n’en a fait qu’à sa tête, montrant peu d’engagement et perdant 9 ballons (aucun joueur n’en a perdu plus). Faire entrer Florenzi et/ou Under aurait peut-être pu inverser la donne. Mais surtout, étant mené, et avec un jeu cadenassé, pourquoi ne pas avoir pris l’initiative de mettre Dzeko et Schick ensemble dans un 4-4-2 ?

Mais, ENCORE UNE FOIS, la Louve a pu profiter des résultats adverses pour rester en vie, profitant du nul entre la Lazio et le Milan, qui l’a laisse à 4 points de la 4ème place (qualification directe en Champions League), tandis qu’une victoire des biancoceleste ou rossoneri l’aurait placé respectivement à 6 ou 5 points de cette « zone Champions League ». Mais jusqu’à quand ce sursis ? A court terme, face à l’Inter dimanche prochain. Mais mêmes des hypothétiques victoires face au Real Madrid (quasi 1ère place assurée) et à l’Inter n’annuleraient en rien ces trop nombreuses contre performances faces aux petits.