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L’AS Roma et Garcia au 7ème ciel

Avec 7 victoires en 7 matchs, 20 buts marqués et 1 seul encaissé, l’AS Roma réalise de très loin le meilleur départ de son histoire. Après cette trêve internationale se profile la réception du Napoli, qui permettra d’y voir plus clair sur les réelles ambitions de la Louve. Le site CSR revient brièvement sur ce début de saison.

Défense, parole à l’expérience

C’est probablement dans ce domaine que l’AS Roma s’est le plus renforcé, autant sur l’aspect quantitatif, que qualitatif. En effet trois joueurs ont fait leur arrivée dans ce domaine. Le brésilien au long palmarès Maicon à droite, le marocain Mehdi Benatia considéré comme l’un des meilleurs à son poste (en Serie A) dans l’axe, et le pirate grognard Morgan De Sanctis dans la cage. Ajouté à cela, on retrouve Leandro Castan qui confirme sa bonne saison passé, ainsi que Federico Balzaretti qui semble revivre et redevenir celui que l’on attendait. C’est donc sur cette base solide que repose le socle et le bloc de Rudi Garcia. Un système qui a permis, jusqu’ici, de concédé très peu d’occasions. En effet le portier giallorosso n’a encaissé qu’un seul but en 7 matchs, mais a su se montrer décisif en réalisant l’arrêt décisif dans certains matchs. Mais c’est surtout sa grinta et sa façon de piloter sa défense qui en fait une véritable nouveauté comparé aux saisons précédentes. Juste devant, pourtant considéré incompatible car soit-disant similaires, la charnière centrale fait taire toutes les critiques, et montre une complémentarité à toute épreuve. Les deux latéraux titulaires sont autant capables de verrouiller leur couloir, que de venir apporter leur surnombre offensivement. En effet l’international italien a notamment inscrit son premier but romanista lors du derby, mais a su également se montrer décisif sur bon nombres d’actions offensives. Derrière ces titulaires, de nombreux joueurs ont déjà montré qu’ils étaient capables de mettre leur pierre à l’édifice, comme Vasilis Torosidis titulaire lors des deux matchs précédents, et Dodo toujours à la recherche d’une première titularisation (qui pourrait arriver contre Naples). Dans l’axe, Tin Jedvaj, Nicolas Burdisso et Alessio Romagnoli attendent avec « impatience » une suspension de l’un des deux titulaire pour avoir leur chance.

Milieu de terrain, capable de concurrencer la Juve ?

Kevin Strootman est sans conteste la véritable valeur ajoutée de ce mercato 2013/2014. Agé de seulement 23 ans, le hollandais possède déjà un sacré pédigrée, et un leadership impressionnant. Ses caractéristiques se couplent à merveille avec celles de Daniele De Rossi (qui renaît totalement) et Miralem Pjanic. L’arrivée de l’ex-PSV semble avoir totalement fait renaître de ses cendres le phenix « Capitan Futuro », avec une position en sentinelle devant la défense qui lui va comme un gant. Sa relation avec le mister français semble au beau fixe, à tel point qu’il en est redevenu l’un des meilleurs en Europe à son poste. Légèrement un cran en dessus, le franco-bosniaque réalise tout de même un début de saison intéressant, avec notamment 3 passes décisive et 1 magnifique but. Un trio dans le coeur du jeu, dont seul la Juventus peut sûrement se venter d’avoir mieux au sein de son effectif. Excepté Michael Bradley, la limite en terme de profondeur de banc est sûrement à ce poste, et c’est peut-être ici que Walter Sabatini devra aller chercher un renfort durant le mercato de janvier.

Attaque, Totti et les autres

Quelle est la meilleure façon de faire jouer Francesco Totti ? Probablement en le plaçant là où le Capitano souhaite vagabonder en cours de jeu. En somme un 4-3-TOTTI-2. Le n°10 de la Louve est de nouveau la véritable pierre angulaire du jeu giallorosso : 3 buts, 6 passes décisives… Ave Cesar. Mais le plus impressionnant est qu’il fait briller les joueurs autour de lui. Si Alessandro Florenzi confirme sa bonne saison dernière, avec déjà 4 buts dans une position d’ailier qui n’est pas la sienne, la surprise et cerise sur le gâteau reste Gervinho. Arrivé dans le déni total, l’ivoirien est devenu l’un des chouchous de la tifoseria. Remis sur les rails par Garcia et après avoir retrouvé confiance en son jeu, G27 a déjà scoré à 3 reprises et obtenu 2 penalties grâce à ses dribles chaloupés. Sa vitesse balle au pied et son sens du placement à rendu fou toutes les défenses qu’il a rencontré jusqu’ici. Mais comment oublié Adem Ljajic… cantonné à un rôle de joker jusqu’ici. Un rôle qu’il a tenu à merveille, avec 3 buts en seulement 4 matchs. Nul doute qu’au vu de ses qualités, il sera un potentiel titulaire au court des prochaines semaines. On citera également Marco Borriello, peut utilisé mais qui montre son professionnalisme à chaque entrée, et Gianluca Caprari qui attend toujours sa chance avec un profil qui colle au jeu de l’entraineur français.

Une Roma en surrégime ?

Et si ce début de saison n’était qu’une épi-phénomène ? Une équipe volant sur un nuage ? En effet on peut légitimement se poser cette question. Car il faut en avoir conscience, la Louve connaitra à un moment ou un autre un ou plusieurs trous d’air… on l’espère le plus tard possible. Cependant une chose est sûr : Les points pris ne sont plus à prendre, surtout quand la Roma a pour tradition de se tirer des chargeurs dans les jambes, en prenant un retard important à chaque début de saison. Pour une fois ça n’est pas dans la peau du chasseur, mais bien dans la peau du lapin que les romanisti sont. Alors oui, une défaite face à Naples pourrait crever le ballon de baudruche de l’euphorie, et obliger Garcia a gérer une première zone de turbulence, dont il semble avoir les épaules pour gérer cela. A l’inverse, plusieurs joueurs ne semble pas encore avoir trouver leur rythme de croisière et sont capables de mieux. Strootman a avoué être déçu de ses prestations personnelles, tandis que Pjanic peut sûrement montrer plus que cela. Devant, Ljajic a déclaré aujourd’hui que ce dont il était capable n’avait pas encore été vu sur les pelouses de Serie A. Ajoutons à cela des éclosions attendues comme celles de Jedvaj ou Dodo. Alors oui, il faut garder les pieds sur terre, et avoir conscience que des périodes difficiles arriveront tôt ou tard… mais cet effectif semble avoir encore une belle marge de progression devant elle.

Le choc face au Napoli à l’Olimpico

Rudi Garcia peut être satisfait. Comme il le souhaitait le match se jouera bien à domicile, et le week end prochain (à savoir le vendredi à 20h45). Après avoir passé les tests du derby face à la Lazio et de l’Inter de Mazzarri avec brio, la Roma attaque le dernier col hors-catégorie de son début de saison : Le Napoli de Benitez. Amputé du départ de Cavani au PSG, les azzurri ont su se renforcer de façon quantitative. Exception faite du petit accroc face à Sassuolo (1-1), Naples réussit également un début de saison quasi sans faute. L’entraineur espagnol a su de suite poser sa patte dans un 4-2-3-1 qui a fait oublier le 3-5-2 passé. Une paire de récupérateur suisse, un Hamsik impressionnant en meneur de jeu, les vifs et techniques Insigne/Callejon sur les côtés et la pointe Higuain en font une machine offensive. Leur faiblesse vient peut-être de leur secteur défensive (excepté l’excellent Reina), avec des latéraux habitué à évoluer dans une défense à 5 et peut-être peu attaché aux tâches défensives, ainsi que quelques faiblesses au sein de la charnière centrale. Un véritable choc entre les deux meilleures équipes actuelles italiennes (meilleures défenses et attaques) qui pourraient se jouer sous les yeux d’un duel de Guest-Stars : Rodger Federer (tifoso giallorosso) VS Diego Maradona (ex-Scudetto avec le Napoli).