Lamela: « Scudetto ? Un objectif, seul la Juve est meilleure »

Erik Lamela s’est livré hier dans un long interview au Corriere dello Sport. Il est notamment revenu sur la saison passée, et ses ambitions pour le futur.

Quel effet cela t’a fait de découvrir New York ?
« Fascinant. Pour moi c’était la première fois, c’était une belle visite. Nous avons été dans le centre-ville, nous avons pris beaucoup de photos. Cela nous a permis de nous relaxer un peu ».

Parce que avec Zeman vous travaillez durs.
« Très. Cela ne m’était jamais arrivé. Mais je suis sur que la fatigue paye. Cette année la Roma améliorera les résultats de la saison dernière ».

Vous partez d’une 7ème place, où pouvez-vous arriver ?
« Je ne me met pas de limite. Nous devons lutter pour les premières places, parce que je crois que sur le papier seulement la Juventus nous est supérieur ».

Alors vous visez le Scudetto?
« C’est un de mes objectifs. Je sais qu’il est difficile de le gagner rapidement, mais rien est impossible. C’est difficile mais pas impossible ».

Destro valeur ajouté pour cette équipe?
« C’est un attaquant fort, de qualité. Je l’ai vu jouer, il donnera un coup de main à l’équipe ».

Es-tu convaincu par la politique du club de miser sur de jeunes talents, comme toi, plutôt que sur des champions confirmés ?
« Moi j’aime gagner. C’est pour cela que je suis ici. Les noms ne compte pas, l’important est d’avoir une équipe compétitive ».

Qu’es-ce qui n’a pas fonctionné avec Luis Enrique?
« Nous n’avons pas réussi à être régulier. Mais la faute n’est pas seulement de l’entraineur. C’est difficile à expliquer. Nous essayons toujours d’appliquer sa philosophie de jeu, en suivant les indications de Luis Enrique. Une fois nous mettions 4 buts à l’Inter et l’autre nous en prenions 4 à Lecce ».

Quel souvenir positif conserves-tu de ta première saison italienne ?
«La victoire de Naples. C’est la meilleure prestation que nous avons faites, même mieux qu’à Bologne ».

Les moments négatifs ont été nombreux, notamment le mauvais geste à Lichtsteiner lors de Juventus-Roma.
«Un mauvais geste, j’ai perdu la tête. Je suis encore mal par rapport à ça. Mais cela s’apprend avec l’expérience, je n’ai que 20 ans. Je sais que je dois beaucoup progresser ».

Le manque d’expérience t’a pénalisé pour ton adaptation à la Serie A?
« Sûrement. Je viens de l’Argentine, un autre monde et j’ai du m’adapter. De plus je n’ai pas fais la préparation avec les coéquipiers, parce que j’étais blessé. Cette année au moins je peux partir du même point que les autres.  Mais je suis satisfait de ma première année italienne ».

L’autre moment difficile a été la dispute avec Osvaldo à Udine.
«  C’est du passé. Je ne veux pas en parler plus. Après quelques minutes tout était déjà éclairci ».

Sabatini a dit qu’il démissionné si Lamela se révèle un flop.
« Que puis-je vous répondre ? (rire, ndr)… Je ferais le maximum pour progresser ».

Que peux-tu promettre aux tifosi ?
« La même chose, que je donnerais le maximum, jour après jour. Je ne veux pas me fixer de limites ».

Peut-être marquer plus de buts.
« Aussi ».

Les tifosi de la Roma sont assez semblables à ceux du River?
« Très similaires. C’est une grande passion. La chaleur des gens de Rome est la plus belle chose que j’ai trouvé en Italie ».

Les critiques reçus lors des premiers mois romain ont pesé ?
« Non. Je regarde devant, je pense seulement à travailler ».

As-tu ressenti une forte responsabilité ? La Roma a payé 17 millions au River.
« Jamais. L’évaluation n’est pas une chose qui me regarde ».

As-tu déjà regretté de laisser l’Argentine ?
« Je viens juste d’arriver à la Roma, pourquoi devrais-je regretter ? Je suis très lié au River, c’est logique que ma terre me manque, mais je n’ai jamais pensé à partir ».

Qu’es-ce que Totti représente pour un jeune du vestiaire ?
« C’est quelqu’un de simple et humble. Quand je suis arrivé je le voyais comme une icône, maintenant c’est mon coéquipier ».

Zeman a dit qu’un attaquant ne peut pas jouer aussi près du but comme vous êtes habitué à le faire.
« Pour moi c’est un mode complètement nouveau à appréhender sur le terrain. Au River j’étais habitué à ce que tous les ballons de chaque action passe par mes pieds. A la Roma c’est différent ».

Crois-tu pouvoir t’adapter ?
« Je m’adapterais. Mais il existent aussi les adversaires qui peuvent te compliquer la vie ».

Quel est ton rôle préféré ?
«J’ai toujours joué en meneur de jeu. Mais dans ce 4-3-3 il n’y a pas de réel meneur de jeu, donc je joue où l’entraineur le veut. Pour moi tout va bien, je suis à la disposition, l’essentiel est de jouer ».

Qui dois-tu remercier pour en être arrivé là ?
« Je dois remercier ma famille et surtout mon père, qui m’a suivi depuis mes débuts, m’accompagnant aux entrainements et m’aidant dans mes choix ».

C’est ton père qui t’a donné le surnom de El Coco?
«Non, mon frère. Cela ne signifie rien en italien, c’est juste un surnom ».

Quel était ton idole étant petit ?
« Zidane ».

On te compare parfois à Kakà.
« Vous les journalistes. Je ne sais pas quoi dire, je n’aime pas parler de mes qualités ».

Tu commences à entrer dans les petits papiers du sélectionneur d’Argentine ?
« Oui. J’ai déjà été convoqué par Batista. Je sais que le nouvel entraineur, Sabella, me suit aussi. Maintenant c’est à moi de démontrer que je mérite la nationale ».

Penses-tu au Mondial 2014 au Brésil ?
« Bien sûr. Un de mes objectifs est de le jouer, tôt ou tard. Mais si je ne dois pas faire partie du groupe qui ira au Brésil, je supporterais mon Argentine ».

Ton objectif à plus court terme ?
« Le Scudetto avec la Roma ».

La Roma est un point d’arrivée ou un tremplin pour l’Europe ?
« Je ne le sais pas. Pour l’heure je veux me concentrer sur la Roma, pas à d’autres équipes ».

A Trigoria, qui t’a le plus aidé à t’intégrer ?
«Burdisso. Il cherche toujours à me motiver ».

Que fais-tu de ton temps libre ?
« Je passe beaucoup de temps avec ma fiancé et mes amis, notamment qui joue au « calcetto ». Je vais souvent voir ses matchs. Pour le reste, je passe beaucoup de temps à dormir. J’aime dormir ».

Comment vois-tu ta vie familiale dans le futur ?
«La famille est pour moi la valeur principale dans la vie, ensemble à l’amitié et la paix Je veux une femme et des enfants ».

L’argent ne compte pas ?
« Ce n’est pas si important. Je suis argentin, je sais ce que signifie la crise dans un pays, et je vois que les problèmes économiques sont arrivés aussi en Italie. L’argent n’oriente pas mes choix professionnels ».

Tu pourrais alors refuser le Barca ou le Real pour rester à la Roma à vie ?
« Pourquoi pas ? J’adore la ville, l’équipe me plait. C’est une possibilité, même si dans le football moderne c’est difficile de toujours jouer avec le même maillot. Cela dépendra de moi, mais aussi de la Roma ».