Lamela: « Ici je me sens comme chez moi, je veux y gagner des titres »

Erik Lamela, convoqué récemment pour la première fois avec la sélection d’Argentine, a donné un interview au site Goal.com, où il parle de l’AS Roma, Francesco Totti, Luis Enrique, Daniele De Rossi et de sa nouvelle vie dans la Capitale :

On dit qu’à tes 12 ans le Barca voulait se faire signer un contrat. Es-ce vrai ou une pure invention ?
« Non, c’est vrai. J’étais en Espagne pour jouer un tournoi. J’ai joué tous les matchs et, dans en particulier, j’ai fais une grande prestation (cinq buts, ndr). Des observateurs du Barca étaient présents et ont remarqué mes prestations, en demandant ainsi des informations à mon égard mais j’ai choisi de rester au River ».

River, un club qui a vu l’éclosion de très grands joueurs : Aimar, D’Alessandro, Saviola, Ortega. Qui t’a le plus aidé dans ta croissance ?
« Je ne peux pas dire que, pour moi, ils aient été des véritables modèles, mais Ortega a été important pour moi, autant sur et en dehors du terrain ».

Mais as-tu déjà eu un modèle de joueur ?
« Oui. Mon modèle a été Zinedine Zidane ».

Suite à ton expérience au River, tu es arrivé à la Roma, en Europe. Quels sont les différences les plus evidentes que tu as relevé entre le football argentin et celui européen ?
« J’avais entendu dire que la différence la plus évidente, au niveau de jeu, est que le football européen est plus ordonné (tactiquement, ndr) par rapport en Argentine et, ici, on touche plus la balle ».

À propos du toucher de balle. Ta « marque de fabrique » est le touché avec la semelle : comment est naît ce coup ? T’es-tu inspiré de quelqu’un ?
« Non, ce sont des choses que je fais d’instinct, probablement le fait d’avoir jouer au foot en salle a facilité ce touché spécial ».

Quelle a été ta première impression à peine débarqué à Rome ? Comment s’est passé l’impact avec les italiens ?
« L’impact a été très positif. Les italiens sont très semblables aux argentins. Ils ont une grande passion. La ville de Rome est envoutante ».

Donc la chaleur du peuple giallorosso te plait ? Te trouves-tu bien à Rome ?
« Oui, j’adore leur passion. Oui, absolument, ici je me sens comme chez moi ».

Que te plaît-il en l’Italie ?
« La nourriture, la carbonara en particulier. Ensuite le climat, Rome est spectaculaire. Comme je disais aussi la chaleur des gens. Et ensuite se balader à Rome est incroyable, il y a des monuments historiques, il y a la basilique San Pietro et des coins incroyables ».

À Rome Totti est tout. Comment s’est passé ta première rencontre avec le Capitano ? Étais-tu ému ?
« Francesco m’a fait vite sentir à mon aise, il a été très gentil. Il est connu dans le monde entier, il n’y a pas besoin de dire d’autres mots ».

Totti, avec De Rossi, représente l’âme de la Roma. Sens-tu leur leadership ?
« Bien sur. Daniele et Francesco sont les premiers tifosi de la Roma, ils souffrent lorsque les choses ne vont pas bien, notamment parce qu’ils tiennent énormément à ce maillot. Ce sont deux vrais leaders sur le terrain et cela se ressent ».

À Rome il y a tant d’autres grands joueurs, peux-tu donner le nom d’un coéquipier que tu ne connaissais pas avant d’arriver à Rome et qui t’a surpris ?
« Je n’aime pas donner de nom, car je risquerais d’en vexer certains ».

Peux-tu nous parler de Luis Enrique. En quoi est-il différent des autres ?
« Luis Enrique est un vrai amoureux du football, c’est ce qui le rend unique ».

Comment vois-tu ton futur ? Scudetto à Rome, Mondiale avec l’Argentine, le Ballon d’Or : quelle crois-tu comme étant la chose la plus probable ?
« Eh, le choix est objectivement difficile. Ce sont tous des objectifs importants et ambitieux. Personnellement j’aimerais gagner quelque chose à Rome, ceci est ma pensée ».

En Italie les jeunes ont du mal à trouver de l’espace. Tu es parmi la rare classe ’92 à revêtir un rôle important en Série A.
« Je crois qu’en Italie il y a beaucoup de bons jeunes joueurs ».

Suis-tu la Champions League ? Réponse sèche, qui l’emportera ?
« Barcelone ».