La (très longue) lettre ouverte de Pallotta aux tifosi et aux détracteurs de l’AS Roma

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Photo tirée du site Asromalive.it

James Pallotta, président de l’AS Roma, a écrit une très longue lettre ouverte aux tifosi giallorossi et à ses détracteurs, faisant notamment suite à l’enquête de La Repubblica, publiée sur le site officiel Asroma.com :

Cette enquête du journal La Repubblica qui met le feu à l’AS Roma !

« Aux tifosi de la Roma, où qu’ils soient.

Je suis resté silencieux ces dernières semaines, mais il y a des choses que je dois affronter. Vous me croirez ou non, et je sais que certains de vous sont prêts à ne rien prendre en considération de ce que je dirai. Je pense qu’il n’y a pas une personne, dans la Società, plus déçu, plus dépressive et plus enragée que moi pour comment les choses à la Roma vont depuis 18 mois.

Je suis désolé pour les erreurs que nous avons commises, un de celle-ci s’est révélée très grave au niveau sportif. Cela a été probablement une des plus grandes erreurs qui n’a jamais été commise dans mon entière carrière et à la fin c’est moi qui doit en assumer la responsabilité.

C’est quelque chose que nous sommes en train de résoudre et, pour certains aspects, il faudra du temps. Je suis sur que beaucoup de vous penseront: « Bien, j’ai déjà entendu cette histoire… ». Mais nous travaillons durement pour réorganiser certains secteurs du club, que probablement on aurait du régler avant, et pour résoudre ces problèmes, dont je n’ai eu connaisse que récemment.

Nous travaillons actuellement pour engager des personnes de talent, qui nous aideront à ramener la Roma où elle doit être : jouer dans les plus grands stades, lutter pour les trophées et rendre fiers nos tifosi.

A ceux qui disent « bla bla bla, nous avons déjà entendu ces choses par le passé », je réponds que je suis fermement convaincu que, du moins avant cette saison, et concernant les 4 ou 5 saisons d’avant, nous avons mis en place des équipes très compétitives et avec le désir de vaincre.

Nous nous sommes qualifiés régulièrement en Champions League. Nous avons battu plusieurs records mais ça n’a pas été suffisant pour soulever un trophée. Cela est mon grand regret, parce qu’à la fin le motif pour lequel je suis ici est de remporter des trophées, construire une équipe et créer une atmosphère qui puisse rendre fiers les tifosi de la Roma.

L’ultime saison, selon moi, a été un désastre complet, mais en même temps je n’accepte pas l’argumentation selon laquelle nous n’aurions pas pu faire mieux avec les ressources que nous avions à disposition.

Nous avons investi dans l’équipe et, indépendamment de ce que certains peuvent penser, les chiffres et les faits parlent d’eux même. Avec mes investisseurs, j’ai versé des centaines de millions d’euros et j’ai déjà versé quasi 90 millions d’euros dans un projet pour le stade qui aurait du être approuvé il y a des années : un stade qui assurerait des bénéfices à la Roma, à la ville et au football italien. Je l’ai déjà dit un million de fois : si nous voulons lutter avec les meilleurs clubs européens, nous avons besoin du stade.

Si quelqu’un pense que je suis intéressé seulement par le fait de faire de l’argent avec la Roma, on ne pourrait pas commettre de pire erreur. Je n’ai jamais touché un salaire. Je n’ai jamais gagné un euro de l’équipe. Je ne reçois rien des ventes des joueurs. Je ne gagne rien des ventes de maillots. Je ne prends pas un centime. Et si l’équipe va beaucoup mieux dans le futur, ma vie ne changera pas d’un pouce. J’ai été un homme chanceux et guidé par la providence. Ma vie ne changera pas en accumulant plus d’argent.

Si beaucoup de vous ne sont pas heureux pour la façon dont vont les choses, en particulier récemment, je le comprends. Moi non plus je ne suis pas heureux : je ne suis pas heureux des résultats sportifs et je ne suis pas heureux parce que nous n’avons pas encore un stade malgré que l’emplacement et les infrastructures soient financés par des fonds privés.

Concernant l’article publié jeudi par La Repubblica, j’ai lu quelques passages quand je me suis réveillé à 5h du matin et je les ai définis comme des « conneries ». Après avoir lu l’enquête entière, et après avoir eu une longue conservation avec l’un des protagonistes, je peux dire qu’il y a certaines choses qui sont vraies et d’autres parties clairement pas correctes. Mea culpa.

Certains passages de cet article ont mis en mauvaise lumière Daniele De Rossi : cela n’est pas juste, parce que Daniele durant 18 ans a été un guerrier pour la Roma. Il mérite le respect et je l’ai toujours respecté.

Nous pouvons avoir eu quelques divergences d’opinion sur comment s’est conclue sa carrière de joueur de la Roma, mais je n’entends pas affronter cet aspect publiquement. Cela reste entre moi et Daniele.

Daniele était contrarié, mais ses émotions dérivent de que la Roma a toujours représenté pour lui et qu’il a la Roma dans le coeur. Il joue avec le coeur et nous l’avons vu sur le terrain avec la Roma durant 18 ans et, au niveau mondial, avec l’Italie. Il exprime ses sentiments dans le vestiaire et c’est ce qu’il l’a rendu un grand Capitaine. Je crois fermement que tout ce que Daniele a fait, il l’a fait dans l’optique d’améliorer le Club.

Il était mécontent pour le fait que quelqu’un soit recruté pour jouer dans la même position que lui comme dit dans l’article? Oui, il l’était, mais parce que le jour d’avant Monchi lui avait dit qu’il n’aurait pris personne qui potentiellement aurait joué devant lui au même rôle.

Par conséquent on lui a menti et le  jour suivant sa réaction émotive a été celle-ci.

Le jour suivant, il est revenu sur ses pas et a dit: « Je suis désolé pour mon éclat ».

Aussi le passage selon lequel Daniele aurait pris position pour que Eusebio Di Francesco soit limogé, sur la base de toutes les conversations que j’ai entretenues avec lui, est faux à 100%. En effet, à 12 matchs de la fin du championnat j’ai eu une conversation téléphonique avec Daniele, qui m’a personnellement demandé de continuer avec le même entraîneur jusqu’à la fin de saison. Donc, si quelqu’un insinue qu’il a demandé le limogeage de Di Francesco, cela est très éloigné de la vérité.

Mon erreur a été cela : en décembre j’aurais voulu opérer des changements sur toute la ligne de la direction sportive et dans la sphère de la préparation athlétique, mais j’ai été convaincu de ne pas le faire. J’aurais du faire les changements quand je pensais que c’était le moment de le faire et cette indécision, peut-être, a coûté une place en Champions League.

Si ça n’a pas été De Rossi, cela a donc été Dzeko, Manolas ou Kolarov à me demander que l’entraîneur soit limogé ? Non. Je n’ai jamais entendu de ces joueurs de faire virer Di Francesco. Cela n’est jamais venu à moi, ni directement ni indirectement.

Par le passé j’ai eu des conversations directes avec des joueurs comme Edin, qui a été très honnête sur certaines choses qui se passaient et, qu’en tant que professionnel, qui ne lui plaisaient pas. Il faisait ces évaluations parce qu’il voulait une équipe meilleure et je l’ai apprécié. Les joueurs savent qu’avec moi il trouve toujours la porte ouverte. Ils savent que s’il y a des problèmes je veux les écouter et je n’ai jamais entendu l’un d’eux dire de mauvaises choses sur Di Francesco.

Je pense qu’il n’y a pas de doute sur le fait que certaines personnes externes aiment créer des polémiques et veulent causer du tord à cette équipe. Ils veulent que la Roma tombe en miettes. Ils se préoccupent de leurs propres intérêts, plutôt que de l’équipe ou des vrais tifosi. Et c’est pour cela qu’ils continuent de fournir des informations négatives aux journalistes, dans la tentative de déstabiliser le club ou créer des problèmes qui touchent le quotidien du Club ou du vestiaire.

J’ai été dans le monde du sport durant très longtemps et ce genre de choses arrivent dans n’importe quel vestiaire aux USA cela se vérifie sans aucun doute dans chaque sport. Je connais un tas d’athlètes, de joueurs et de propriétaires dans le monde entier et je sais qu’un groupe de 25 hommes amène toujours des tensions et des discussions. Ce sont des choses ordinaires dans le sport, et encore plus au niveau professionnel. Et vous savez une chose ? Ces litiges, discussions et tensions, dans l’immense majorité des cas, arrivent parce que les personnes ont envie d’obtenir le meilleur pour leur propre Club.

Dans notre cas, il semble que les gens cherchent à mettre dirigeants et joueurs les uns contre les autres. J’ai toujours eu des échanges constructifs avec Daniele concernant le vestiaire, les joueurs, les choses à améliorer : et cela vaut aussi pour Francesco Totti. Dire que deux joueurs, ayant eu eu une relation spéciale durant 20 ans, soient en guerre n’a pas de sens. S’ils ont eu des désaccords ? Mon Dieu, j’espère que oui. L’ultime chose que nous avons besoin serait d’avoir que des « yes man ».

Hier, à propos, j’ai été témoin de la maturation de Francesco comme dirigeant. Sa maturité, ses intuitions et sa compétence, dans une discussion avec moi et Guido Fienga concernant un potentiel candidat au banc, et ses conseils ont été plus utiles que n’importe qui d’autre.

Je lis continuellement des choses négatives sur moi et sur ce que nous cherchons à faire à Rome et, pour être honnête, je suis déçu si beaucoup de tifosi ne se rendent pas compte que je tiens, avec passion et implication émotionnelle, à ce Club.

Comme je l’ai dis avant, je pense que les 5 dernières années, avant la dernière saison, nous avons fait un bon travail, étant donné les restrictions et les ressources que nous avons eu. Cela ne me plaît pas mais le Fair Play Financier est une réalité pour nous et a conditionné beaucoup de nos actions.

Les personnes ne veulent pas l’entendre dire mais, pour une longue période, il y a eu de nombreuses choses à réparer.

Je sais que certains Clubs n’ont pas pris au sérieux le Fair Play Financier comme nous l’avons fait, mais c’est leur choix. Je l’ai signalé, avec le Milan il y a quelques années, quand j’ai noté ce qu’ils faisaient et l’avenir m’a donné raison. Les gens m’ont dit que j’avais tord, mais désormais cela sont des faits. Ce n’est cependant pas l’unique club sous surveillance et qui probablement sera puni. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être dans cette position ou de prendre des risques similaires.

Je voulais vendre Salah ? Non, c’est lui qui a demandé à partir avec encore deux années de contrat, pour démontrer qu’il pouvait s’affirmer en Premier League. Je voulais libérer Alisson ? Non, mais nous devions faire les comptes avec le Fair Play Financier et lui voulait rejoindre une équipe qui pouvait lui offrir plus que ce que nos ressources auraient permis.

Parfois nous vendons des joueurs parce que nous devons faire les comptes avec le Fair Play Financier, d’autres fois nous le faisons parce que nous croyons pouvoir améliorer l’équipe. Peut-être l’effet ne se perçoit pas immédiatement mais, pensant au futur du groupe, nous avons toujours cru que toutes ces cessions avaient alors un sens.

Parfois on fait des erreurs ? Certainement, comme chaque club en fait.

Nous avons fait beaucoup d’erreurs l’été passé ? Sans doute.

Le gros problème de la dernière année n’a pas seulement été les cessions, mais les acquisitions. Il n’y a pas de doute sur le fait que nous avons pris des joueurs de très haute qualité. Le problème ne regarde pas cela, mais le choix des hommes justes, en mesure de s’adapter au système de jeu le plus utilisé par Di Francesco.

En mai 2018, j’ai confié à Monchi les problèmes et les nécessités de la Roma.

Monchi m’a demandé les 100% du contrôle et la confiance en notre directeur sportif. En repensant aujourd’hui à la session de mercato estivale, peut-être que je n’aurais jamais dû lui donner toute cette autonomie. Simplement l’équipe ne s’est pas bien adaptée au jeu de Di Francesco.

A la fin de la session de mercato, j’ai observé des mouvements et je me suis rendu compte que cela n’aurait pas fonctionné.

J’étais vraiment désolé pour la position dans laquelle Di Francesco a été mis.

Quand les choses vont très mal, il a communiqué sur le fait que peut-être il avait perdu le contrôle du vestiaire et que, si nous avions pensé que le faire partir était une solution positive, alors il serait parti sans faire de résistance. Di Francesco a toujours été une personne de classe avec moi. C’est un gentleman. Il a été mis dans une position difficile et il a été une victime collatérale. C’est ce qui m’a déplu plus que tout.

Ce que je pense quand je vois des personnes qui protestent contre moi ? Laissez moi vous dire : je peux prendre tous ses coups. Quand les résultats ne sont pas bons ou ne vont pas comme on voudrait ou quand nous prenons des décisions footballistiques que quelques personnes ne partagent pas, je suis dans la ligne de mire comme un punching-ball quasi chaque jour et, même si j’en suis fatigué, je l’accepte.

Ce que je ne peux pas accepter, cependant, et que je retiens comme honteux et dégoûtant, outre le fait que cela est peu représentatif de la Roma et de nos tifosi, ce sont les centaines de personnes qui ont insulté mes soeurs en les traitants de salopes, putains et cochonnes.

Une autre cible qui est constamment attaqué est Franco Baldini : Franco est clairement mon conseiller et confident depuis très longtemps et il n’a jamais rien fait allant contre ce Club. Si vous pensez que Franco soit consulté dans toutes les décisions, alors vous vous trompé grandement. Il est évident que certains cherchent à créer beaucoup de problèmes à une personne qui, avec discrétion, m’a toujours donné de grands conseils et a aidé avec certains des meilleurs joueurs que nous avons dans notre équipe et avec certaines des plus avantageuses cessions ces dernières années.

En regardant les protestations, il semble que les gens soient convaincus que c’est lui qui est derrière la décision de ne pas prolonger le contrat de De Rossi, mais ça n’est pas vrai. Franco n’a pas été impliqué dans ce dossier. Cela n’est pas une discussion que j’ai affronté avec lui, parce que ces deux dernières années je l’ai porté vers l’avant de manière personnelle, concernant les prolongations des contrats, avec le management.

Nous devons tous nous assurer, au-delà du fait d’aimer ou non les gens, de prendre des décisions pour renforcer l’équipe. Et je ne me réfère pas seulement à ceux qui jouent sur le terrain mais aussi à la centaine de salariés que nous avons et aux objectifs que nous essayons de rejoindre ensemble. Faire une grande équipe, créer une culture et une tradition gagnante ne pourra jamais dépendre d’une seule personne.

Cela étant dit, c’est notre devoir de traiter les individus avec le respect qu’ils méritent. Est-ce que tout va bien au niveau des modalités que nous avons eu dans notre rapport avec Daniele. Non, je ne pense pas. Notre vision était que cela serait probablement sa dernière saison.

Laissez-moi faire un exemple qui démontre que cela a été une décision difficile. Disons que dans une équipe nous avons Daniele et un autre milieu défensif. Nous avons 24 joueurs dans l’effectif et 2 milieux défensifs. Que se passe-t-il si au troisième match de la saison l’autre milieu défensif se blesse gravement ? Qu’arriverait-il à l’équipe ?

Daniele a dit que ça lui aurait plu de jouer 10 ou 15 matchs la saison prochaine. Donc que se passerait-il si l’équipe n’a pas la possibilité d’acquérir un autre joueur jusqu’à l’ouverture du mercato en janvier ?

C’est quasi impossible de faire monter en équipe première un joueur de 17 ou 18 ans dans un des rôles les plus délicats et dans un championnat comme la Serie A.

Donc que faisons nous ? Si on participe à la Champions ou l’Europe League et qu’on joue trois fois par semaine. Émergerait une limite au niveau physique, comme Daniele l’a admis lui-même.

J’aimerais avoir Daniele dans l’équipe, mais ayant deux joueurs par poste, si l’autre se fait mal alors la Roma est fragilisée. C’est un raisonnement simple.

On ne peut pas faire reculer un milieu avec des caractéristiques plus offensives : c’est un rôle trop spécifique. On ne peut pas le faire. Cela est notre logique : c’est seulement réaliste. C’est une décision de football et pour l’équipe. Ce n’est pas une question liée à la personne, malgré qu’il soit aussi grand que l’est Daniele. Un grand joueur et une personne spectaculaire.

Daniele a été très loyal envers la Roma et la Roma a été très loyal envers Daniele. Les gens ne peuvent pas mettre en discussion notre loyauté, parce que nous avons dit: « Daniele, on aimerait que tu fasses partie de la Roma pour le reste de ta vie ». Cela est pour moi une preuve de loyauté. Nous n’avons jamais dis: « Adieu, on se reverra peut-être, bonne vie ».

Nous voulons que Daniele fasse partie de ce Club pour toujours et nous espérons que cela se passera ainsi.

Ne pas être présent au dernier match de Daniele a été un choix incroyablement difficile à prendre. Mais je l’ai fait parce que c’était sa soirée et je ne voulais pas détourner l’attention. Si vous voulez contester, très bien, mais je ne voulais pas attirer l’attention à ce qui devait être la célébration de la fantastique carrière en giallorosso de Daniele. Et ça a été ainsi.

Je parlerai avec Daniele en privé. Nous nous sommes échangés des messages hier matin et je l’ai invité à me rencontrer au terme de ses vacances pour passer un peu de temps avec moi. Si vous pensez qu’il y a du ressentiment entre nous et qu’on ne se parle plus vous vous trompez. Cela vaut aussi pour Francesco, que j’ai invité avec sa famille à venir me voir et j’espère qu’ils le feront.

Je sais que beaucoup de personnes pensent qu’il y a du désordre dans le Club. Mais cela est une pensée stupide. Désormais le top management est bien aligné. Peut-être que certains peuvent être insatisfaits du fait que nous, Guido, Mauro, moi et les autres, avons pris des décisions fortes ses 6 derniers mois pour corriger des problèmes. Ce sont des choses qui ne correspondent pas à la façon dans laquelle je voudrais que ce Club soit guidé.

Il est inévitable qu’il y aura des rancoeurs. Il y aura des personnes qui parleront ou qui propageront des rumeurs comme s’ils connaissent comment vont les choses. La vérité est que nous sommes tous alignés et que nous avons l’intention d’améliorer les choses..

Comme vous le savez, je ne suis pas venu à Rome cette saison. Dès le mois d’août, j’étais tellement en colère pour comment les choses allaient et je craignais que ma présence ne soit pas une aide. Cela a été une grave erreur, la prochaine saison j’y serai.

J’aurais du être plus à Rome.

Il me semble clair qu’il y a certaines personnes qui sont insatisfaites parce qu’elles ne pourront jamais nous manipuler, menacer ou attaquer au point de nous faire vendre le Club. Je connais l’histoire de quasi 30 000 ans de Rome et je sais comment ça fonctionne. Si certains pensent réussir à me faire partir, cela n’arrivera pas.

Nous voulons construire quelque chose de grand ici et cela est le même désir pour toutes les personnes qui opèrent au Club chaque jour. Je crois que la majorité des tifosi veulent la même chose.

Nous avons un groupe qui travaille avec un extraordinaire dévouement et qui souffrent quand les choses vont mal ou quand on lit que tout serait en désordre. C’est honteux que ces gens en dehors cherchent à manipuler les tifosi contre la Roma et contre moi. Malheureusement pour eux, je n’irai nul part.

A nous, la seule chose qui nous intéresse est de construire une grande et gagnante Roma : rien ni personne m’empêchera de poursuivre cet objectif.

Forza Roma

Jim »