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La saison 2014/2015 passée au crible

Une fois n’est pas coutume, à chaque fin de saison, le cite CSR vous propose un résumé de la saison mais aussi son analyse. Cette saison, qui fut décevante sur les attentes, peut être divisée en deux temps : de la rentrée au fameux Roma Bayern et sa suite jusqu’au derby. 

Le récit de la saison

Dès la première journée de Serie A Tim, le 30 aout, le jeu de l’AS Roma semble différent de l’année dernière. Différent mais apparemment toujours efficace d’autant plus que le mental de l’équipe est au rendez-vous. Les Giallorossi reprennent la saison avec « l’œil du tigre », et sont prêts à prendre ce pour quoi ils se sont battus la saison précédente : le scudetto. Durant cette période, la Roma marque moins que l’année précédente mais reste dans le ton : elle marque et elle gagne. On y notera un magnifique but de Mattia Destro face au Chievo Verona, ainsi qu’un Seydou Keita toujours aux abois. En revanche, la Louve avait démarrer sa saison avec un handicap majeur : pas de Leandro Castan (Cavernome au cerveau) et pas de Kevin Strootman (toujours convalescent). Malheureusement, toute bonne chose à une fin et la Roma va vite le comprendre. En effet, après avoir réussi à égaler le niveau de la Juventus lors d’un match très polémique (qu’elle perd 3-2) le 5 octobre, la Roma va subir un traumatisme psychologique. C’est peu de le dire puisque malgré son retour en Champions League, avec une énorme prestation face au CSKA Moscou, elle est littéralement détruite par le Bayern avec qui il est quasiment impossible de lutter dans le jeu. Après ce match, et pour la quasi-totalité du reste de la saison, la Roma sera méconnaissable sur tous les plans : erreurs tactiques, secteurs offensif quasi inexistants, secteurs défensif très frêle, une perte de confiance monstre, ….

Par la suite, on peut qualifier la phase retour de l’équipe comme apocalyptique, qui fait que la Roma devra son salut surtout à son départ canon et à l’irrégularité des autres. Elle va enchainer un trop gros nombre de match nul (7, ndlr) qui vont tout doucement mettre sa position en port-à-faut. Et pour cause, Gervinho part à la CAN et n’y reviendra que physiquement, Castan toujours absent, Strootman s’est encore blessé, Totti est vieillissant, la défense n’est jamais deux fois la même, aucune confiance en soi, etc … Et ceci va durer jusqu’à Sassuolo-AS Roma, où les giallorossi sembleront retrouver des couleurs et de l’envie pour maintenir cette deuxième place, qui sera officielle lors du derby du 25 mai, où la Roma aura montré qu’elle avait encore une capacité mentale et qu’elle croyait encore en son projet. Entre temps, il faudra noter que la Roma est éliminée de la coupe d’Italie contre la Fiorentina (après être passé de peu contre Empoli) et est éliminée de manière honteuse en Europa League contre … Cette même Fiorentina !

Les matchs de référence.

• AS Roma-Internazionale / AS Roma-CSKA Moscou: Matchs quasi maitrisés de bout en bout, malgré des buts stupides encaissés.

• Juventus-AS Roma / AS Roma-Juventus: Ces deux match ont démontré qu’il ne manque pas énormément à la Roma pour pouvoir enfin lutter dans les hautes sphères : Le premier fut très polémique, et lors du second la Roma arrive à faire trembler la Juve en jouant à 10 pendant près de 35 minutes.

AS Roma-Bayern Munich: Ce match a donné aux giallorossi une leçon d’humilité mais aussi tactique. Le proverbe dit que Roma ne s’est pas fait en un jour, et il est évident que la route est longue avant de pouvoir faire mur face aux cadors européens.

CSKA Moscou-AS Roma: lors de ce match, la Roma marque à la 43ème minute. Si elle gagnait, ses chances d’accéder aux huitièmes de finale étaient plus qu’accru. Mais voilà, suite à des erreurs tactiques de la part de Rudi Garcia et des erreurs mentales de la part des joueurs, les giallorossi craquent à la dernière minute. Match nul, donc, et la Roma devait gagner face à City pour passer, chose beaucoup plus difficile. La suite appartient à l’histoire.

Les révélations de l’année

Alessandro Florenzi: Infatigable et jamais décevant, Alessandro Florenzi est l’un des rares (Avec Seydou Keita) à avoir toujours eu la tête hors de l’eau, que l’équipe aille mal ou pas. D’abord comme ailier droit, il passera aussi par la case arrière droit, qui lui ira aussi a ravir. Peut être qu’il n’atteindra pas la classe mondiale d’un Totti, mais une chose est sure : la Roma ne peut pas se passer d’un joueur avec une telle capacité d’adaptation.

Radja Nainggolan: On le pensait d’abord remplaçant au milieu, mais il finit par prendre sa place de titulaire de manière indiscutable. Infatigable ni physiquement ni mentalement, Radja est un leader naturel de l’équipe, puisqu’il distribue aussi bien des passes décisives qu’il ne marque des buts.

Les déceptions

Ashley Cole: véritable Flop de la saison. On s’attendait à ce qu’il soit titulaire à gauche mais que nenni. Rudi Garcia préfèrera Holebas, arrivé sur la pointe des pieds. Lui qui est déjà en partance pour Watford.

Gervinho: Très bon en début d’année et en Europe, il s’est éteint après la CAN comme la quasi-totalité des joueurs africains en Europe.

Seydou Doumbia: Arrivé pour remplacer Mattia Destro en juillet, il n’a jamais su être au niveau, d’autant qu’il n’a pas été aidé par les supporters qui l’ont très vite pris en grippe. Il inscrit malgré tout deux buts très importants : ouverture du score rapide à Sassuolo et contre le Genoa.

Davide Astori: Beaucoup étaient ravis de son arrivé. Il n’aura jamais su monter le niveau qu’il affichait à Cagliari, excepté quelques matchs, comme à Cesena. D’ailleurs il était en perpétuel ballottage avec Yanga-M’biwa, venu à la base faire le 4ème central.

Les joueurs à suivre

Juan Iturbe: Bien qu’une mauvaise saison, il est à noter qu’il n’a pu jouer avec régularité. En effet, à chaque fois qu’il faisait de bonne prestation, il finissait par être victime de blessures (4-5 semaines en moyenne). Une bonne préparation et un moral au beau fixe pourrait le remettre sur de bons rails.

Kostas Manolas: Arrivé pour remplacer Mehdi Benatia (parti au Bayern), il devra vite prendre le rôle de leader normalement donné naturellement à Castan. Malgré son jeune âge (23 ans), il se montrera très intéressant avec un très bon coffre physique. A l’inverse des Astori et Yanga-Mbiwa, qui ont clairement montré qu’ils n’étaient pas des titulaires, Kostas sera à suivre l’an prochain. Son association au brésilien n°5 pourrait s’avérer très intéressante.

Francesco Totti: Parce qu’il s’agira très certainement de sa dernière saison, et qu’il est tout proche des 250 buts en Serie A (243 actuellement, ndlr).

Et la suite dans tout ça ?

Il est évident que la saison fut décevante, mais tout n’est pas encore à jeter. Ceci oblige cependant au Président, James Pallotta, à faire une série de réformes comme celle du staff technique. En effet, on notera l’arrivé de Darcy Norman, préparateur athlétique canadien, ayant un CV assez exceptionnel. En effet, il a travaillé au Bayern Munich de 2008 à 2010, et pour la sélection allemande où il a notamment été champion du monde au Brésil l’été dernier.

Niveau Mercato, le club devrait corriger les erreurs commises six mois plutôt, en plus du retour de Castan (déjà à l’entrainement) et de Strootman qui, ne l’oublions pas, sont de véritables leaders. A l’heure actuelle on parle d’une très probable arrivée d’Edin Dzeko pour le secteur offensif, la Roma récupère Alessio Romagnoli pour la défense. La première recrue officielle est Iago Falque (espagnol du Genoa). 

Pour terminer, les travaux pour le nouveau stade devraient commencer d’ici la fin d’année 2015, et dureront environ 24 mois.

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Twitter: @RussoAntonino_