La longue mise au point de Petrachi sur la situation de l’AS Roma

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En marge des trois recrues du mercato de janvier de l’AS Roma, Gianluca Petrachi s’est exprimé au sujet de la situation actuelle giallorossa :

« Bonjour à tous. Nous sommes ici pour présenter ces trois joueurs, mais avant de leurs donner la parole, je veux faire le point sur certaines choses qui sortent depuis quelques semaines. Je tenais à clarifier les choses, quand on écrit ou que l’on dit des conneries, on fait passer les choses pour vraies. A ma présentation, j’ai dis que cette saison pour la Roma était la fameuse année zéro, j’ai été appelé par la società pour chercher à rattraper les erreurs faites les années précédentes, résoudre des problèmes de la saison passée. Avec beaucoup d’humilité, d’envie et d’enthousiasme je me suis mis dans le bon sens, je crois que ces 6 mois ont été fait d’un très grand travail. J’avance avec conviction le credo que la società m’a demandé pour transformer quelque chose qui n’avait pas fonctionné. La Roma a fait une vraie révolution, en vendant 20 joueurs et en en prenant 14. La Roma ne pouvait pas acheter des joueurs à 70 millions, mais j’en ai acheté 7 pour 70 millions.

Il faut comprendre que j’ai demandé de la patience et de la compréhension de tous, quand il y a des révolutions tout ne vient pas d’un coup. J’ai entendu des calomnies sur certaines médias. Je ne suis pas une personne qui prends un café ou répond aux appels des journalistes. Vous pouvez m’attaquer mais je continuerais à essayer de faire le bien de la Roma, tant que je porterais ici vers l’avant mon idée de football. Je ne sais pas si je réussurais mais je donnerais tout. S’il y a un peu d’intelligence de la part de tous, et surtout de bonne foi, on peut penser qu’il y a jusqu’à 20-25 jours on parlait d’une Roma importante, avec un entraîneur important, qui peut-être jouait le meilleur football en Italie. Désormais la Roma est en difficulté : j’étais préparé à cela, mais pas aux mensonges. On a par exemple dit que j’ai été désavoué par Dzeko qui aurait critiqué mon travail, ce qui est totalement faux. Ou encore que j’aurais été convoqué par les futurs propriétaires pour être mis en discussion, alors que j’y ai été moi-même pour connaître les futurs projets. Je suis conscient qu’il s’agisse d’un moment difficile, c’est un moment où nous avons perdu un peu d’humilité. La grande prestation du derby nous a fait voler trop haut. Si cette équipe joue avec intensité, envie et agressivité c’est une équipe qui peut mettre en difficulté n’importe qui. Autrement on aura du mal, c’est évident que le jeu de Fonseca se base sur l’agression.

Nous avons raté des matchs contre le Torino, Sampdoria, Sassuolo et Bologne, c’est une chose qui doit faire réfléchir. Nous devons croire plus en ce que nous faisons. Je crois avoir investi sur beaucoup de jeunes, mais les fruits viennent avec le temps. Cette équipe joue avec 6 recrues dans le top 11. Il n’y a pas d’autres équipes italiennes ainsi. Il faut du temps, c’est une équipe jeune, avec des joueurs qui cherchent à se connaître. Nous avons montré la meilleure Roma quand nous avions beaucoup de blessés. J’ai appelé Perez le jour après Sassuolo, je lui ai dis que Rome est un environnement passionné, sentimental où on s’affectionne au joueur qui met son âme et que le comportement montré la veille ne m’avait pas plu. Je lui ai dis pour lui faire comprendre où il est arrivé et ce qu’il doit faire. Je crois fortement en ces trois joueurs. Je crois qu’ils peuvent être le futur de notre Roma, je crois fortement en cette équipe. Je cherche à construire quelque chose qui porte à des résultats sur un laps de temps de trois ans. Un journaliste doit savoir ce qu’il écrit. Je n’ai pas de problème à me confronter et expliquer un concept. Je suis prêt, je suis ici, on a dit que la società m’avait interdit de parler, parce que je parle mal ou fait des lapsus. Je suis prêt à parler, je n’ai pas eu le temps de le faire depuis la clôture du mercato. C’est aussi une connerie que de parler de problèmes entre moi et Fonseca. L’entraîneur est avant tout, mais si je vois des choses qui ne me conviennent pas je le dis aussi.

Ibanez ? Sabatini a dit que Ibanez est venu parce qu’on lui a donné plus d’argent, c’est irrespectueux. Il a le même salaire qu’il aurait eu à Bologne, il a voulu la Roma en étant convaincu de notre projet et des paroles de Fonseca. Personne ne peut remettre en discussion l’aspect moral de ce joueur, qui a fait un choix de terrain. Puis, le temps dira s’il a bien fait, mais ça n’a pas été un choix économique.

Ce qu’il s’est passé à la mi-temps de Sassuolo ? Après un 3-0 suite à 45 minutes, je suis entré spontanément dans le vestiaire pour faire comprendre aux joueurs qu’ils faisaient une prestation honteuse, qu’il fallait sortir ses couilles. Avec beaucoup de tranquilité, ensuite, le mister est entré parce qu’il devait parler lui d’un discours technico-tactique et il l’a fait. Après avoir dit ce que je pensais, je me suis mis de côté à écouter le discours du mister. Ainsi sont allées les choses. Je suis toujours au contact avec l’équipe, avec les joueurs. Je trouve légitime que la società puisse faire entendre sa voix. Ce genre de choses devraient rester à l’intérieur, mais à Rome cela sort. L’entraîneur parle parce que lui gère le groupe, mais c’est évident que si quelque chose ne va pas bien alors la società a le droit de dire ce qu’il pense. Je le dirais tant que je peux faire mon travail ici. Cela peut plaire ou non, l’important est qu’à l’intérieur de la structure il y ait de la cohésion.

Palier aux blessures de Diawara et Zaniolo par de jeunes talents à en devenir ? D’abord je crois que les jeunes sont là pour le futur mais aussi pour l’immédiat. Certainement les difficultés du mercato de janvier ont été importantes. Le changement de propriétaires en cours fait qu’on n’est pas libre de faire ce qu’on veut sur le mercato. Janvier est très compliqué, ça n’est pas facile de remplacer des joueurs comme Zaniolo et Diawara, nous avons perdus deux piliers qui font les meilleures choses de la saison. L’idée est de prendre de jeunes forts, parce qu’on ne pouvait pas faire d’autres opérations. Si continuera Pallotta ou si arriveront les nouveaux nous verrons, l’équipe doit être laissé en paix. L’objectif n’est pas loin, samedi est une finale, nous devons tirer de nous-même la saine agressivité, nous en sortirons encore plus fort ».