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La conférence de presse de Spalletti et Manolas

A la veille d’affronter le Real Madrid en 8ème de finale de Champions League (à l’Olimpico), Luciano Spalletti et Kostas Manolas ont répondu aux questions des journalistes.

Questions à Kostas Manolas :
Qu’est-ce qui se passe dans la tête d’un joueur qui va affronter Ronaldo et Benzema ?

“Le Real est une équipe de champion. Tu dois être concentré, à 120%. Ce sont des champions mais on l’est aussi. On verra bien ce que ça va donner »

Contre le Real Madrid c’est mieux une défense à 4 ou 3 ?
“Le choix incombe au coach. A 4 ou 5 ça dépend de lui. Nous devrons donner le maximum pour obtenir un résultat ». (Spalletti ajoute: « Bravo »).

Comment tu vas ? Quelle envie avez-vous de montrer que vous êtes sur le bon chemin ?
“Je vais bien. Quand tu joues contre le Real Madrid tu es toujours motivé. D’après moi, on doit avoir du caractère, montrer qu’on est à égalité avec eux. Si on part dans l’idée qu’un joueur vaut un tiers de Ronaldo comme a dit le coach, il vaut mieux ne pas aller sur le terrain »

En Europe la Roma a pris 16 buts. Cela jouera dans la préparation ?
“On a pris 16 buts, mais dans une équipe tout le monde défend, pas seulement les défenseurs. Demain on doit faire un résultat sans prendre de but. Je suis très confiant, si le coach me titularise je ferai tout pour aider l’équipe à obtenir un résultat positif »

Questions à Luciano Spalletti :
Comment va De Rossi ?

“Daniele s’est bien entraîné hier. Je m’attends à ce qu’il s’entraîne avec la même intensité aujourd’hui. Il sera convoqué »

Vous pensez joué avec un faux 9 ?
“Quand tu es entraîneur, tu as pas mal de tactiques à utiliser. Il faut utiliser les joueurs qui sont forts, mais aussi faire attention à ce qu’ils forment une équipe forte. Je peux jouer avec un attaquant mobile ou physique. Je prends les dernières heures pour réfléchir, puis on verra demain la meilleure solution ».

Il y a un favori ? Des ressemblances avec la Roma qui avait sorti le Real ?
“Pour moi il n’y a pas de favori. On a 50% de chance de passer. Cette Roma là était une équipe rodée, elle avait un système qui avait emmené des résultats. Actuellement nous travaillons, nous recherchons. On a pris un chemin qui peut exalter les qualités de l’équipe. Il faut confirmation et ce match est parfait pour nous dire si on est sur le bon chemin. J’ai confiance en mes joueurs. Je les ai vus attentifs et en constante croissance ».

Dzeko ?
« Tous les joueurs sont importants dans ces matchs. Il faudra l’apport de tout le monde. Le Real Madrid a gagné la C1 il y a pas longtemps et n’a pas beaucoup changé. L’apport doit être total. L’entraîneur doit faire des choix mais ça sera toujours de mettre le meilleur 11 pour bonifier ces 50% de chance de passer »

Comment voyez-vous Cristiano Ronaldo, en Espagne il se dit qu’il n’a pas le rendement des dernières années ?
« J’imagine ce qu’aurait dit les tifosi espagnoles s’ils avaient vécu notre mauvais moment. Ronaldo est un des plus forts au monde. Il peut toujours faire la différence car c’est un joueur moderne : force, physique, rapidité, buteur, mais on va pas construire une cage comme j’ai lu. Je vais pas dire à 3 joueurs de le marquer, je ne vais pas leur dire qu’ils valent un tiers de Ronaldo. Je dirai à celui qui joue dans sa zone qu’il a l’opportunité d’être au niveau de Ronaldo ».

Les différences entre ce Real et celui d’il y a 8 ans ?
« Maintenant ils contrent mieux. Le Real à l’époque jouait plus dans les pieds, il était plus étouffant dans le jeu. L’actuel change l’action avec une vitesse impressionante et c’est ce que j’ai dit à une personne qui m’a interviewé de Madrid, ce que vous pensez être une difficulté est en fait leur plus grande arme. Ces joueurs qu’ils arretent au milieu et puis qui partent en contre et marquent ».

Florenzi peut marquer Ronaldo demain ? Où est-il meilleur ?
« Lui ou d’autres. Le fait qu’on l’ai déplacé veut dire que d’autres joueurs peuvent tenir le rôle. Puis il est clair que si l’adversaire est Ronaldo, il faut une base de vitesse. C’est la première qualité quand tu joues contre un tel joueur. Florenzi est un de ceux qui savent tout bien faire. On peut l’utiliser partout et ça nous dira qu’elle est son véritable rôle, mais je suis convaincu qu’il n’y aura pas de différence, surtout si la mentalité est d’attaquer et de marquer des buts et de gagner le match et c’est ce qu’on recherche de faire à tous les matchs ».

Votre mérite de ramener les gens au stade ?
« Le mérite est celui de ce que propose l’équipe et l’équipe le propose seulement si elle travaille sérieusement. L’équipe a fait son devoir depuis que je suis là. Comme il y a des sentinelles à Rome qui regardent tout, ce que l’on fait ressort. On a pas joué un football spectaculaire jusqu’ici mais on a donné tout ce qu’on devait donner. On a besoin de notre public. Il n’y a rien de plus laid qu’un match à l’Olimpico sans public. Un chanteur sans public chante mal. Demain l’équipe jouera mieux que dans ces matchs sans Sud car ils savent que la Curva sera pleine ».

La condition physique de Totti ?
« Francesco a eu des problèmes pour Carpi, il n’a pas été du voyage, puis il s’est toujours entraîné avec le groupe et s’il le fait aujourd’hui il sera à disposition. Etre dans les 18 c’est être possiblement utilisé. Ca dépend du match, de sa condition, des facteurs qui aideront l’équipe à gagner. Si on devait parler de l’expérience on gagnerait, je ferais jouer Maicon, De Sanctis… Il faut de la force, des courses, de la disponibilité à se sacrifier pour le co-équipier. Ceux qui ont cette qualité seront ceux qui me plairont le plus. Il ne sont pas tous égaux, je me penche plus vers ceux qui ont cette disponibilité, ceux qui courent et se donnent à l’entraînement avec la bonne intention : pour le résultat de la Roma. Pas seulement pendant le match parce qu’il marque ou fait marquer. Je n’entraîne que le résultat de la Roma ».

Quels sont les souvenirs de Zidane en Italie ?
« De très beaux souvenirs. Un joueur, un vrai champion comme on a déjà dit. Chaque fois que j’ai joué contre lui il te donnait tout de suite l’impression de sa force mentale, son inspiration, sa qualité et je suis convaincu que comme moi en tant qu’entraîneur j’ai appris beaucoup de champions, lui en étant un, il saura le transmettre à ses joueurs. Puis il a l’avantage de commencer en ayant des joueurs dans le groupe avec qui il a été. Il deviendra un grand entraîneur ».

1-7 contre le Bayern et 6-1 contre Barcelone. Vous avez peur de ça ? Comment on entraîne l’aspect mental ?
« Cette Roma a aussi fait d’autres résultats ici. Il y a de belles victoires et elles sont nombreuses. Ca dépend du rapport que tu instaures tous les jours. On a parlé du nouveau style Roma car on ne veut pas qu’on dise qu’ici on ne travaille pas. Ici on travaille et bien. The Roma Way, le chemin de la Roma et nous on veut le parcourir en mettant dans les tous les matchs notre qualité. C’est essentiel. A Turin je n’étais pas content, alors que tout le monde nous a complimenté, on a pas essayé de gagner. Je ne suis pas content quand mon équipe n’essaie pas. Il faut avoir le courage d’oser. On regrette quand on a pas mis de caractère et notre sentiment pour la Roma ».

En 2008 se fut une surpris d’éliminer le Real, comment la Champions League a changé ?
« En 2008 c’était une surprise et là ça en serait une encore plus grande. On aime faire des surprises. Le public a besoin de ça. On est sur le bon chemin, je vois la possibilité dans mes joueurs de faire un bon en avant. Ca me choquerait pas que la Roma lutte jusqu’à la 95′ du retour et se qualifie. En C1 il n’y a pas de match où le résultat est déjà établi. Il y a des équipes qui traversent de mauvais moment mais en général je suis d’accord que le niveau évolue toujours vers le haut et on a un football de qualité en ce moment aussi bien en Italie qu’en général ».

Twitter: @Cyrilbaldassari