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La conférence de presse de présentation de Monchi

Arrivé il y a une dizaine de jours dans la Capitale, et officiellement intrônisé comme nouveau directeur sportif de l’AS Roma, Monchi était ce mercredi en conférence de presse de présentation :

L’introduction de Umberto Gandini, administrateur délégué de l’AS Roma : « C’est un grand honneur de m’asseoir avec cette personne de grande valeur dans le football mondial. Je remercie Palotta qui fut la première personne qui a voulu que cela arrive, il s’est occupé personnellement de convaincre Monchi. Je remercie pour son professionnalisme Ricky Massara qui a très bien géré cette période d’intérim, il travaillera avec nous et Monchi lors des prochaines saisons ».

Pourquoi choisir la Roma pour continuer votre carrière ?
« Bonjour à tous, je voudrais profiter de l’occasion pour m’excuser auprès de ceux qui m’ont écris et à qui je n’ai pas répondu car je pensais seulement à Seville. Je ne considère pas comme le meilleur DS du monde, je me considère comme chanceux pour la carrière que j’ai eue, j’ai dédié beaucoup de temps et beaucoup d’efforts. J’avais d’autres ambitions, d’autres offres c’est vrai, j’ai quitté Seville et c’était difficile, j’ai eu les idées claires en choisissant la Roma, il y a une très grande marge de progression. On ne repartira pas de 0, Sabatini a fait du grand travail et Massara aussi, il y a d’énormes marges de progression. Je m’unis aux remerciements de Gandini, je sais qu’ici à la Roma j’aurai la possibilité de travailler en étant moi-même, si la Roma s’est intéressée à moi c’est parce que je suis Monchi ».

Le futur se construit en partant du présent ?
« C’est évident que je n’aurais pas trop d’influence sur cette fin de saison, je suis arrivé en pensant déjà au futur plus qu’au présent mais notre futur dépend en effet du présent. On joue la deuxième place, qui vaut l’accès direct à la C1, je suis déjà à disposition du groupe, du club, du staff. Je me sens parti intégrante de la Roma, sur la base du présent nous construirons le futur ».

Que doit faire la Roma pour réduire le gap avec la Juventus ?
« Je suis concentré sur le futur et où je dois intervenir. Je connais le potentiel de la Juventus, mais moi je suis ambitieux mais ça ne signifie pas parler pour rien. Ce n’est pas facile de le colmater mais pas impossible, dans l’effectif actuel on a de très bonnes choses pour réduire ce gap mais on doit travailler, on peut le faire sur la base ce qui a été fait ».

Il y a aussi des cris racistes en Espagne en 2017 ?
« Le racisme est un thème qui me préoccupe, en Espagne je dois dire que cela se gère bien et ce grâce à la contribution de tous, tout le monde a la même obsession. En Italie il faudra l’aide de tout le monde, nous en premier et vous de la presse qui devez dénoncer, un professionnel doit sortir énervé car il a perdu un match, pas parce qu’il a été offensé. Rudiger est un garçon extraordinaire et il souffre de cela, j’invite tout le monde à le protéger et aussi à protéger Muntari, nous sommes entrés dans le 21ième siècle et on ne devrait plus en entendre parler. Je vous demande de l’aide et d’être prêt à dénoncer ces épisodes ».

A Rome on gagne peu historiquement : des analogies avec le FC Seville ? Comment on change l’ADN de la società ?
« Il n’y a ni secret, ni formule magique. Chaque club a sa propre physionomie, on m’a demandé beaucoup de fois mon secret mais mon secret c’est le travail. Les tifosi de la Roma méritent que leur rêve se réalise, on doit cependant tous aller dans la même direction, ce qui a été fait à Seville et je suis sûr qu’on y arrivera. Les tifosi de la Roma méritent que leur souhait devienne réalité et moi je travaillerai pour ça, nous nous voulons unir tout le monde, de Palotta à Monchi à chaque personne dépendante du club, c’est le premier pas pour gagner ».

Que pensez-vous de la situation de Spalletti ?
« Je vous raconte une histoire. La première fois que j’ai été contacté pour venir à la Roma, j’ai réfléchi et l’unique chose compliquée était de laisser Seville, il y avait différents pour, parmi lesquels Spalletti. J’avais envie de travailler avec lui, j’essaierai de réaliser cela. Maintenant on ne doit pas se distraire, les derniers matchs comptent. Je garde l’espoir qu’il puisse rester avec nous, je suis venu aussi pour lui. J’essaierai ».

Comment ça sera de travailler dans un club sans attache contrairement à Seville ?
« C’est vrai que c’est la première fois que je sors de Seville dans tous les sens du terme et au début on a peur de l’inconnu. Même pas dans mes rêves j’aurais pu imaginer un accueil meilleur et tout cela a rendu plus simple ce changement. Je remercie qui fut proche de moi, tous ceux qui ont rendu facile cette opération. Le match a déjà commencé et on mène 1-0. A Seville j’ai très bien travaillé, de à 10 je me donnerais 20, mais j’avais besoin de nouveauté et j’ai pensé à venir à la Roma, où je serai moi-même ».

Les contrats de Totti et De Rossi ?
« Je commence par Daniele. L’envie et l’intérêt des parties est réciproque, on veut continuer ensemble et on devra être très mauvais pou r ne pas trouver d’accord. C’est un garçon fantastique et on essaiera d’atteindre cet objectif. Sur Totti je savais déjà qu’il y avait un accord avec la società pour que ça soit sa dernière année de joueur puis qu’il passe dirigeant. Francesco est la Roma, je lui demande d’être proche de moi, apprendre 1% de ce qu’il sait serait énorme ».

A quel point la présence de Baldini a influé ?
« Je ne saurais dire, ce qui m’a convaincu c’est la Roma. Je ne suis pas amoureux de Baldini mais de la Roma ».

En quoi le classement final de la Roma peut influer sur le mercato ?
« Désormais je suis un cours accéléré d’italien et un en ambition. La Roma est un club ambitieux, de la tête au pied, l’argent ne fait pas tout, bien que cela aide. Nous devons conquérir la deuxième place pour le prestige que cela apporte, aussi pour attirer des joueurs importants. La plus grande préoccupation n’est pas l’argent mais pour une question de prestige, on va se retrousser les manches et travailler fortement ».

Quelle « mission » avez-vous ici à la Roma ?
« A Seville nous devions nécessairement effectuer ce type de stratégie, puis nous avons résolu les problèmes et avons réalisé des plus-valus. Ce qui a rendu bonne la gestion de Seville a été les succès sportifs et nous à Rome voulons obtenir des succès. Le problème n’est pas de vendre mais c’est de mal recruter, nous travaillerons pour rejoindre ces succès. Pensez-vous que je suis venu ici en laissant Seville pour ne pas gagner ? ».

Existe-t-il des joueurs intransférables ? Comment fonctionne la méthode « Monchi » ?
« Concernant la première demande, je dis qu’il existe ces joueurs mais je ne suis pas ici pour vendre la mèche, et je dis qu’il n’existe pas de joueurs intransférables mais seulement des joueurs plus ou moins importants. Ce n’est pas que la Roma devra vendre nécessairement, nous évaluerons les offres et puis on verra. Sur la seconde question, je n’ai pas grand chose à dire ».

Quel type de joueurs recruterez-vous ? Kessié sera la première recrue de la Roma ?
« Sergio Ramos à l’époque de Seville était un produit du centre de formation. Moi je veux recruter des joueurs qui sont bons et nous avons faim de victoires, l’âge ne compte pas. Kessié est un excellent joueur que nous suivons et que je connais déjà, c’est une possibilité. Nous sommes seulement à l’élaboration, je peux dire peut d’autres choses ».

Romanista35