Photo tirée du site Asroma.com

Cela a été annoncé matin, Daniele De Rossi ne sera plus un joueur de l’AS Roma au terme de cette saison. Peu après midi, l’actuel capitaine romanista était en conférence de presse, où tous les joueurs giallorossi étaient présents aux premiers rangs (avec un maillot floqué De Rossi et le symbole infini). Voici la deuxième partie de ces questions-réponses avec les journalistes :

La conférence de presse d’adieu de De Rossi (1ère partie)

Est-ce que cela aurait été plus juste si j’avais décidé moi de mon adieu ?
« Francesco (Totti, ndlr) a souvent dit cela. Je ne suis pas très d’accord, selon moi c’est la società qui doit décider au final. Peut-être que je pouvais être décisif aussi la saison prochaine, cependant les décisions sont ensuite prises par la società. Je suis déçu par la modalité, nous avons peu parlé et la distance crée de l’incompréhension, je veux une società meilleure sous cet aspect ».

Futur de dirigeant ? La romanità est indispensable à la Roma ?
« Cela me ferait plaisir de faire l’entraîneur, je dois apprendre ce travail. Faire le dirigeant ne m’attire pas, mais le faire à Rome spécialement pourrait avoir un sens spécial. La sensation est que, regardant ceux qui m’ont précédé mais sans polémiquer, on ne peut pas mettre trop la main, j’espère que Totti prendra plus de pouvoir et le plus vite possible. Je n’ai pas de doute sur le fait que je serais accueilli à bras ouvert dans le futur. Désormais j’aimerais faire l’entraîneur, c’est un parcours long qui doit être appris ».

Le brassard de capitaine et la romanità sont entre de bonnes mains avec Florenzi ?
« Je n’ai pas complètement répondu avant. La romanità a beaucoup compté pour nous, c’est quelque chose d’important et le brassard est entre de bonnes mains avec Florenzi. Lui et Pellegrini doivent porter en avant l’attachement au maillot. Il faut dire que Cristante n’est pas romanista mais je voudrais 100 autres joueurs comme lui, la Roma a besoin de professionnels et si en plus ils sont romanisti alors bingo. Il faut créer une équipe plus forte, l’état de notre mercato est cela et j’espère que la società est orienté vers ce changement. J’ai dis Cristante mais je pourrais en citer d’autres ».

T’attendais-tu à un tel adieu ?
« J’ai essayé de me préparer mentalement, je n’aurais pas été plus heureux si je l’avais décidé moi, je suis entré ici à 11 ans. Cela semble très loin, je veux jouer et eux ne me le permettent pas, je ne peux pas être heureux, puis peut-être un jour je parlerais avec Pallotta ou avec Baldini. Je m’imaginais arrêter un jour où je serais boiteux et plus de pansements, mais je dois l’accepter. Si j’étais dirigeant de la Roma, j’aurais prolongé mon contrat (rire, ndlr). Cette année, au-delà de mes blessures, j’ai bien joué, je ne crée pas de problèmes dans le vestiaire. C’est une décision qui doit être accepté, peut-être même de chasser certains de vous journalistes, ce sont des choses à prendre en compte (rire, ndlr) ».

Beaucoup d’adieux de très grands joueurs ces dernières années ?
« Un de mes grands désespoirs de ces dernières années, et cela même avec la gestion de la famille Sensi, j’ai eu la sensation que la Roma devenait plus forte, mais ensuite des pas en arrière ont été fait. Sur le mercato, certains peuvent se permettre de dépenser beaucoup et d’autres non, je ne sais pas comment fonctionnent ces choses, j’espère que la Roma avec le nouveau stade deviendra plus forte. Beaucoup de joueurs sont partis, mais ils m’ont appelé deux mois après pour revenir. Le football est cela. Rome est un environnement chaud et le joueur a besoin de cela. L’équipe est forte avec beaucoup de jeunes sur lesquels repartir, il faudra faire le moins d’erreurs possible, et concernant les erreurs nous en parlerons dans un autre interview ».

Y a-t-il eu des négociations ?
« Il n’y a jamais eu réellement de discussions, même si Monchi m’avait rassuré plusieurs fois, puis je n’ai rien demandé à personne. Peut-être ce changement de directeur sportif n’a probablement pas aidé ».

Ce qu’il se passera après le 26 mai ?
« Le 27 mais à 15h j’ai un avion et je vais en vacance, j’ai besoin de passer du temps sans le football, mais ensuite je devrais trouver une équipe. Pour moi c’est une chose complètement personne, je dois en parler avec ma femme, avec moi-même, avec mon agent concernant la nouvelle destination ».

Quel match aimerais-tu changer ?
« Peut-être le plus frais, je dirais Liverpool-Roma, cela a été de vivre un rêve comme un film. Même Messi a des regrets je pense, il n’a pas gagné le Mondial, chacun vit de regrets parce que la victoire est la finalité ultime de ce que nous faisons. Je remercie Dieu pour la carrière que je fais, j’aurais signé pour faire une carrière en Serie C comme mon père, qui est mon idole. Je continue d’aimer énormément mon équipe tout comme mes adversaires : la haine que j’ai ressenti dans le derby, à Naples, à Bergame, à Reggio Calabria, m’ont fait me sentir vivant. Le football est aussi de l’ignorance, cela a été beau d’avoir des ennemis se sont identifiés en moi ».