La conférence de Nainggolan et Spalletti

Radja Nainggolan et Luciano Spalletti étaient ce mercredi soir en conférence de presse d’avant-match face au Viktoria Plzen, pour la 5ème journée de phase de poules d’Europa League.

Les questions à Radja Nainggolan :

Comment réagir après Bergame ?
« Nous devons faire ce que nous avons fait quand nous avons perdu au Torino, il faut avoir plus de continuité. Puis on pensera de nouveau au championnat ».

Le sélectionneur de la Belgique continue à dire que certains font mieux que toi, comment j’analyse cette chose ?
« Lui dit qu’il ne me voit pas en bonne forme, il a fait ses choix. J’étais un peu déçu, je pense que cela est normal, la sélection est toujours un objectif. J’ai bien travaillé en restant ici, j’ai un peu améliorer le niveau personnel, le physique. Je suis content d’être resté ici. Il faut accepter les choix et basta, j’espère de nouveau être appelé la prochaine moi, cela dépend de moi ».

On parle d’une augmentation salariale qui tarde à arriver. Y a-t-il une négociation ? Et si les rumeurs influent sur mon rendement ?
« Je suis serein, j’ai fais le choix de rester ici et je suis content d’avoir fait ce choix, je veux rester parce qu’autrement j’aurais choisi différemment avant. Je ne parle pas avec la societa mais en ce moment je suis serein et le club aussi ».

Le revers de Bergame rentre dans un processus de croissance ?
« Je pense que tout savent que cela aurait été un match difficile. En première période nous avons eu beaucoup d’occasions, et si on ne marque pas alors on ne gagne pas. A 1-0 on était devant, puis l’adversaire était dans un bon moment. Nous n’avons pas fait notre meilleur match, mais ils ont été bons et nous un peu moins. Désormais c’est à nous de faire voir que c’est seulement un faux pas, que nous commençons à ne pas avoir plus de résultats négatifs et seulement positifs ».

Peux-tu nous expliquer ce qu’il s’est passé à Bergame ? Ce qui ne m’a pas plus de la presse ?
« Tactiquement il n’y avait rien à dire, et il a été écrit une histoire inventé et totalement contraire à la réalité. Ce qui se passe regarde le vestiaire et parfois on écrit trop rapidement ».

Ce qu’il manque pour devenir grand ?
« Le soutien du public, quand on joue à l’extérieur c’est difficile, on sent la difficulté, les sifflets. Je pense qu’il manque surtout cela, il faut éviter de rater les matchs. On peut perdre beaucoup trop de points de cette façon ».

Les questions à Luciano Spalletti :

« Vermaelen a fait son premier entraînement avec le groupe, résultat positif et nous sommes satisfait. Florenzi, Nura et Mario Rui suivent leur protocole. Totti a cette douleur articulaire, aujourd’hui on augmentera les charges, il ne s’entraînera pas avec l’équipe et on verra la réponse de son corps. Je ne saurais vous dire s’il sera convoqué ou pas ».

Comment vous avez trouvé l’équipe ?
« Comme je l’ai dit dernièrement, déçue, amère. Mais il n’y a pas de chaos, il y a eu une défaite moche, l’équipe a montré qu’elle n’a pas perdu l’objectif de vu, il faut travailler sérieusement et en profondeur pour régler la difficulté qui arrive de temps en temps. On parlait de contrats, mais il faut parler de l’engagement pour régler certaines choses qui ne vont pas encore. Il y a des rechutes, que l’on paie parfois au prix cher, mais dans l’équipe il y a une disponibilité et une attention en ce qui concerne le fait de bien faire pour la Roma et les tifosi ».

Les dangers de ce match ?
« Il y a toujours des dangers, les épisodes peuvent déterminer un match que tu ne considérais pas. Mais une équipe comme la notre a payé quelque chose en fonction de ces mauvaises attentions, et doit vouloir quand elle peut. On peut ambitionner une qualification, et on doit en profiter. On ne peut pas revenir en arrière, cette situation est présente et on doit la concrétiser ».

Vu les derniers résultats, l’Europa League a pris plus d’importance ?
« Tous les objectifs sont importants. Tous les matchs sont importants, et surtout les succès découlent de séries de prestation, ce match fait parti de ceux que l’on doit gagner, tenter de gagner. On a perdu 3 points importants au classement qui ne regarde pas que l’équipe, mais toutes les autres. Mais ça finit ici, c’est un match, on travaille en profondeur sur les erreurs commises et on veut remonter le plus vite possible. Les possibilités, le temps, sont encore là, on travaille tranquillement et sereinement pour réussir à avoir le meilleur ».

Depuis l’avant dernière trêve Strootman semble moins bien. Il doit plus jouer ou alterner ?
« Un peu des deux, ça dépend de l’avis du joueur. Dépend comme il est physiquement, mentalement. Demain, d’après moi, c’est un match qu’il peut jouer, on jugera. C’est un joueur que je considère dans le match. Dans l’absolu en ce moment il faut faire des évaluations, parfois dans une direction et parfois dans l’autre, cependant il est clair qu’il a besoin de temps pour retrouver sa meilleure forme. C’est normal, vous le savez aussi, quand j’ai décrit son parcours j’ai dit qu’il ne fallait pas s’attendre à revoir tout de suite le Strootman que l’on connaît. Pour dimanche, parfois je l’ai vu un peu lent dans la réflexion, dans l’anticipation des choses. Musculairement il a fait un travail exceptionnel, dans la course il est celui qui a le plus fait. Il a fait plus de chemin que tous les autres. Si quelqu’un est loin il est clair qu’il n’arrive pas sur le ballon, s’il est loin et lit mal l’action, c’est facile d’intervenir, c’est plus difficile de faire 13km en partant de 7 ».

Toujours convaincu de pouvoir reprendre la Juventus ?
« Je suis convaincu de faire le plus que je peux. Si quelqu’un dit que la Juventus est plus fort il ne croit pas, nous on tente de tout gagner, de rejoindre le top tant que mathématiquement possible. On regarde devant, on veut s’améliorer, perdre les petites habitudes. On a perdu chez une équipe qui en seconde période nous a été supérieur du point de vu de l’agressivité, mais ils ont marqué sur un coup de billard et un pénalty très évitable, autre à avoir touché le poteau. Ainsi la défaite n’est pas nette, on pouvait en recevoir plus, même en seconde mi-temps. Le peu de tir est évident, les passent qui vont aux joueurs qui vont vers les cages et qui ne marquent pas ne sont pas mis en avant. Il y a eu un paquet de ces situations faciles à conclure. Cependant s’il y a une inversion de tendance c’est clair qu’on voit des limites, on retombe dans ces limites et il n’y a rien d’autres à faire que de travailler, recréer une attention vers ces erreurs et avoir la disponibilité de l’équipe, qui reconnaît que ces limites peuvent se surpasser en travaillant en profondeur ».

Quel adversaire est le Viktoria Plzen ?
« Une partie où on va suer, lutter, ils ont changé des choses tactiquement, ils jouent avec un Nainggolan en plus derrière la pointe, il a mis une pointe rapide et physique, ils l’utilisent en pivot. Ils vont bien. J’espère qu’ils croiront aux paroles qui ont été dites, il y a de quoi en suer, pour cela que je veux que l’on fasse ainsi ».

Les journées avançant, les objectifs se dessinent, vous avez une deadline ?
« Les ballons et les personnes sont en mouvement, si la personne ne bouge pas, les ballons restent arrêter. Que devrais-je faire ? Quelle est la diversification qui peut s’avérer utile ? On laisse tomber la coppa ? Quel est le moyen différent de demander des réponses ? Ou tu sais ce que tu dis ou c’est mieux que tu t’en ailles. Que devrais-je répondre ? Je ne sais pas. Le top c’est la Juventus, puis après tu perds des matchs, ils gagnent avec le minimum d’effort et montrent de l’autorité, une force mentale et physique qui font qu’ils sortent vainqueurs des épisodes. Si on avait fait ce qu’on devait faire, le résultat aurait été différent. Le discours est d’avoir toujours l’envie de réparer, de rebondir. On est en contact avec cette défaite qui nous brûle, nous gêne, on cherche à transformer ça en réaction. Je ne fais pas une formation en disant ou pensant que je tiens moins à ce match, j’ai à disposition des joueurs que j’ai moins fait jouer, il a des nouvelles qui te rendent heureux. On dit la vérité, tu t’es dit que c’était un choc, une tension dans la réunion, tu as dit un mensonge, « tu » en général. Maintenant on a perdu et je suis en difficulté, donnons aussi cette charge. On comprend pas comment on peut sortir une chose totalement inventée ».

On parle des difficultés de gagner des matchs « pauvres », problème de caractéristique des joueurs ou personnalité ?
« Si tu luttes la qualité brûle, nous on a plus de qualité technique, dans la vitesse, la fantaisie,et on perd un peu dans les autres caractéristiques. Si tu emmènes le match sur tes qualités tu te mets plus en évidence, si les autres sont bons à l’emmener où sur le plan physique, alors c’est moins facile de mettre en évidence nos qualités. Il faut commander le match, je le répète à l’infini : d’après moi dans la gestion du ballon ils deviennent vraiment bons, ça se voit beaucoup cette année. Il y a eu des actions en vitesse, quand il n’y a pas ce scenario là, on a plus de mal. Beaucoup de joueurs ont ces caractéristiques ».

Cyril/Romanista35