Photo tirée du site The18.com

Justin Kluivert a livré un interview au magasine The Players’ Tribune :

Kluivert sur le podium du « Ballon d’or U21 », et ses mots…

« Si porter le nom de quelqu’un de connu est difficile ? Beaucoup de personnes attendent beaucoup de moi depuis que je suis tout petit, déjà à 9 ans. Ils pensent que je serais le prochain. Et dans ma tête je me disais: « Attendez, je vous le ferais voir sur le terrain. Je vous le ferais voir ». Notre maison était à Noorderspeeltuin. Nous avions juste à enjamber la clôture pour aller au terrain de jeu. C’était très facile. Quand notre mère hurlait de rentrer à la maison, on allait manger et puis on retournait jouer dehors. C’est là que nous avons appris à jouer au football, là que je me suis fais les os et que j’ai appris les bases. En jouant contre des joueurs plus âgés, tu trouves de la difficulté, tu tombes, tu te relèves, tu perds et tu gagnes. J’avais environ 14 ans quand j’ai pensé « Oui, je peux faire quelque chose dans le monde du football ». Je jouais déjà depuis quelques années pour l’Ajax, ça se passait bien. Dans cette période j’ai compris que j’avais de bonnes qualités qui auraient pu mettre utiles. Et oui, cela est le moment où j’ai pensé comme une grande personne. « Je peux être aussi bon. Je m’entraîne pour ça, je travaillerais au mieux sur ma frappe et mes dribbles ». A ce moment tout est devenu un peu plus réel. J’admirais mon père, il a été un très grand joueur. Moi aussi je voulais devenir un footballeur comme lui. Je pense avoir travaillé durement pour le faire, j’ai mis beaucoup de choses de côté. J’ai beaucoup appris de mon père, et j’en apprends encore.

Je suis heureux d’avoir quelqu’un comme lui dans ma vie, qui peut me donner des conseils dont je peux apprendre. Ces jours-ci je vois encore son nom cité quand on parle d’un joueur plus jeune qui marque en Champions League. C’est beau de rejoindre ces records. Je pense « Il a été très bon, mais c’était un attaquant et donc il devait marquer (rire, ndlr) ». Le dévouement représente tout. Rien ne tombe du ciel. On doit vraiment le vouloir, parce que si on demande à 100 personne de 15-16 si elles veulent devenir de grands footballeurs professionnels, tous diront oui. Le jour après, cependant, ils vont à une fête et se réveillent tard. Le dévouement doit être depuis qu’on est tout jeune. Tu parles avec toi-même et tu te dis: « Tu veux aller avec tes amis, mais demain tu as un match ? Alors demain tu ne marqueras pas ». C’est ainsi qu’il faut penser. Alors tu vas dormir tôt pour marquer le lendemain. Et ce sont de bonnes sensations, cela aide. Evidemment parfois on peut sortir entre amis, mais il faut savoir quand on peut le faire et quand non. Si tu as un rêve, il faut tout faire pour le réaliser. Il faut tout laisser le reste pour y arriver, cela est le point crucial. Sur mes chaussures il y a mon nom. Sur celle gauche le drapeau hollandais, et une partie blanche, pour ma mère. Sur la droite j’ai les drapeaux du Suriname et du Curaçao. C’est la nationalité de mon père et aussi la mienne. Sur celui gauche il y a aussi l’emblème d’Amsterdam, parce que je suis né là-bas ».