Julio Sergio retrace son passage à l’AS Roma

0
267

Julio Sergio, ex-gardien de l’AS Roma, s’est exprimé au média brésilien Il Futbol Sudamericano:

« Souvenirs de la Roma ? Quand je suis arrivé à Rome il y avait beaucoup de gardiens. Avec Spalletti j’ai eu l’occasion de ma vie après avoir fait seulement un match amical contre Leverkusen. Je m’étais bien entraîné et au final j’ai obtenu de grandes satisfactions durant ces années. Je suis resté trois ans sans jouer et face à la Juventus, pour mes débuts, c’était un grand match. Un de mes points forts a toujours été la mentalité. Avoir le bon état d’esprit pour un gardien est fondamental. Voir un match de la Roma en Curva Sud ? C’est une chose que je veux faire et j’ai encore le temps pour le réaliser. J’aimerais voir un derby, mais pas déguisé comme De Rossi. Cela me fait plaisir que les tifosi se souviennent de moi parce que j’ai bien joué et je suis content d’avoir gagné les 4 derby avec la Roma durant cette saison-là. L’Italie m’est resté dans le coeur ? Oui, cela a été 8 très belles années en Italie. Rome et la Roma m’ont beaucoup donné, j’ai connu beaucoup d’amis, j’ai obtenu quelques belles satisfactions. Ce sont de expériences que je n’oublierais jamais, mes enfants sont nés à Rome. Désormais je suis entraîneur, si cela est mieux que d’être joueur ? Ce sont deux choses différentes. Le joueur, et encore plus le gardien, est une chose différente. Les entraînements sont différents, la concentration toujours maximale. En tant qu’entraîneur, on pense au niveau plus large, il faut gérer plus de monde. Puis, ici faire l’entraîneur est un suicide, il y a peu de temps et il manque l’organisation, mais j’aime entraîner. J’étudie et très vite je retournerais en Europe.

Ma carrière ? J’ai toujours dis que je n’ai pas été un phénomène, je n’étais pas très grand et j’avais des limites, mais j’avais malgré tout mes qualités. J’étais rapide et fort dans la tête, chose importante pour un gardien. Quand j’ai joué à Rome, j’avais Pellizzaro et Ranieri et j’avais beaucoup de confiance, pour moi c’était simple, j’avais hâte de jouer. Acteur majeur du derby, comme le penalty stoppé face à Floccari ou le sauvatage sur Mauri ? J’ai joué 4 derby, je me suis exprimé au mieux parce que j’étais bien dans ma tête. Je n’étais pas un phénomène, mais j’étais convaincu de pouvoir bien faire. Pour moi chaque match était important et j’ai réussi à bien jouer. De quel type d’entraîneur je m’inspire ? Au Brésil, le football a tactiquement 100 ans de retard, on pense d’abord au niveau individuel et ensuite au collectif. Enseigner la tactique à un joueur brésilien est très difficile, le convaincre de jouer en équipe est dur. Le Brésilien a gagné 5 Mondial, mais si vous regardez, dans un Ronado a tout fait, Romario a été extraordinaire. A l’inverse, l’Italie a gagné grâce au jeu d’équipe, c’est la différence. Aujourd’hui au Brésil il manque la qualité d’il y a quelques années et donc nous souffrons beaucoup. Fonseca ? J’ai eu Ranieri, Spalletti, quelques jours avec Luis Enrique, puis je suis allé au Lecce de Di Francesco, et puis Rudi Garcia. Désormais Fonseca a une équipe forte, mais moins forte au niveau individuel que ce qu’on eu ces entraîneurs, donc ça n’est pas facile de vaincre. Si je retournerais à Rome ? Oui, je voulais venir mais ensuite il s’est passé cette situation actuelle. Récemment j’ai posté que me manquait le café, l’amatriciana, les balades dans le centre. J’espère retourner très vite à Rome ».