Julio Sergio parle de Brescia-Roma, le derby, Olsen, Totti et Spalletti

0
576

Julio Sergio, ex-gardien de l’AS Roma, s’est exprimé au site de Soccermagazine.it :

« Les larmes à Brescia suite à la douleur d’une blessure, si aujourd’hui il manque le dévouement au sacrifice et à la résistance ? Cela est très personnel. C’est ce que j’ai en moi et que peut-être certains n’ont pas cet état d’esprit. Je ne pense pas qu’il manque cela, le football est devenu un sport très différent d’il y a quelques années : on joue beaucoup et les joueurs sont plus fatigués parce que les matchs sont beaucoup plus physiques désormais. Sûrement il y a ceux qui mettent leur âme et ceux qui préfèrent faire de belles prestations et peut-être dans certains matchs font un peu moins, mais cela est je pense normal, ça a toujours été ainsi. L’importance du derby de Rome a-t-elle changé ? Le monde a changé, tout change, cependant sur le terrain non. Il y a des derby qui seront toujours parmi les plus importants : Roma-Lazio, Barcelone-Real Madrid, Boca-River, donc ce sont des matchs que tous veulent jouer. La semaine du derby est différente, tout est différent. Pour moi c’est un des matchs les plus importants au monde. Les joueurs le savent. Olsen ? Je ne suis pas en mesure de lui donner des conseils, c’est un gardien expérimenté, qui joue bien. Ce n’est pas facile d’arriver à Rome, le football italien est différent. Je suis sur qu’il est tranquille et qu’il s’adaptera bien, puis le football italien ne s’apprend pas en un jour. Selon moi il est en croissance et il doit continuer à progresser, donc il doit être tranquille et faire son travail. Spalletti, qui disait de moi que j’étais le « meilleur troisième gardien au monde », aurait pu mieux gérer la fin de carrière de Totti ? Je ne sais pas quelles étaient les dynamiques de vesitiare, le rapport. J’ai lu quelque chose sur le livre de Francesco. Les deux ont des personnalités très importantes, donc c’est difficile de dire si ça pouvait être mieux géré, aussi par la società.

Francesco a fait ses choix, je ne sais pas s’il pouvait jouer encore ou non, cependant rien de ce qui s’est passé ne peut faire oublier ce que Francesco a fait pour la Roma. Il n’y aura plus jamais un homme comme lui. Un événement dont je me souviens du Capitano ? Francesco est une personne très normale. C’est quelqu’un qui fait souvent rire à l’entraînement, dans le vestiaire. Je l’ai salué lors de son anniversaire, il m’a répondu gentillement, comme toujours. Nous avions un très bien rapport parce que nous étions proche dans le vestiaire, mais lui a toujours été une personne prête à aider les autres, faisant rire tout le monde. Peut-être qu’n jour je lui demanderais certaines choses concernant ce qu’il a dit suite à mon premier match, mais je ne sais pas si elles sont vraies. Des choses positives ou négatives ? Positives, toujours. Je n’ai jamais vu une chose négative de Francesco a l’intérieur du vestiaire. Certains disent qu’il peut hausser la voix ou faire de mauvaises choses, mais je n’ai jamais vu Francesco parler de cette façon ou faire quelque chose de négatif, il n’a jamais demandé à être traité de façon différente de ses coéquipiers, donc c’est toujours un plaisir d’être avec lui. Puis ce qu’il faisait sur le terrain, c’est l’histoire qui le raconte. On a évoqué un possible retour de Montella sur le banc de la Roma, entraîneur qui m’a remis sur le banc au détriment de Doni ? C’est un bon entraîneur, une belle personne, il m’a enlevé des titulaires mais il a dit ce qu’il pensait, puis nous avons parlé plusieurs fois. Un souhait pour la saison de la Roma ? La Roma doit se qualifier à nouveau pour la Champions League et, la saison prochaine, viser le scudetto. Finir parmi les 4 premiers serait un grand travail : pour comment la saison a démarré, pour la perte de joueurs cadres et pour tout ce qu’il s’est passé cette année. Cela serait déjà une victoire ».