Juan s’exprime longuement au sujet de l’AS Roma

0
313
Photo tirée du site Zimbio.com

Juan, ex-joueur de l’AS Roma (148 matchs entre 2007 et 2012), qui a récemment annoncé son adieu de footballeur, s’est exprimé au journal brésilien Calciopedia.

« Comment je vis mes premiers jours de retraité ? Je profite de chaque instant avec ma famille, après une longue carrière de footballeur. Désormais je me repose un peu avant de retourner au Flamengo. Si je veux démarrer une carrière de manager et si je pourrais retourner à Rome ? Je reviendrais en juin à Flamengo. Je n’ai pas encore de rôle défini mais tout peut arriver. La Roma est un club envers qui je suis attaché, et peut-être que ça se passera un jour. La Roma m’a récemment rendu hommage quand je suis retourné dans la Capitale ? Je suis allé là-bas pour rencontrer mes ex-coéquipiers, j’ai amené un maillot de Flamengo à Totti et De Rossi. Je suis beaucoup la Roma, le lis les nouvelles, je suis passionné et très lié à la Roma. Chaque fois que je peux je suis les matchs et j’essaie de m’informer sur la situation. Comment mon rapport était avec Mexes et Burdisso ? Nous avons toujours eu un bon rapport, autant sur que hors du terrain. Quand je suis arrivé à Rome tous m’ont très bien accueilli. J’ai eu une rapide adaptation avec tous ceux du groupe. J’ai fini par jouer beaucoup avec Burdisso parce que Philippe avait eu une grave blessure au genou, mais on a aussi joué ensemble. Nous nous sommes complétés.

Les adieux de Totti et De Rossi ? Ils étaient attendus de manière différente. Celui de Francesco était dans l’air, étant donné son âge, et il est immédiatement devenu dirigeant. Celui de Daniele était pour moi inattendu. C’était un joueur important pour le club, je connais l’affection et l’amour qu’il a pour la Roma et pour la ville. C’est une personne importante dans le vestiaire. Cela m’a surpris qu’il ne prolonge pas. Comme tifoso de la Roma, j’ai été très choqué. La situation actuelle de la Roma ? La situation est assez agité par rapport aux résultats de la saison passée. L’équipe n’a pas été en mesure de maintenir le rythme des dernières années. Cela a été une année atypique, le club a perdu des joueurs importants et les nouveaux arrivés ont eu du mal à s’adapter. A Rome les tifosi n’ont pas de patience, mais je crois qu’une saison à un niveau un peu plus bas peut arriver, en tenant compte que l’équipe venait de 4-5 saisons à haut niveau. Ce qui m’a impressionné le plus est que, en interne, l’ambiance semble être plus compliqué, la direction du club a beaucoup changé. Quels sont les leaders qui m’ont le plus influencé à la Roma ? Ce sont tous des idoles et ils étaient tous des leaders au sein du vestiaire. Chacun avec ses propres caractéristiques. Chaque jour j’ai beaucoup appris de chacun. Peut-être mon profil s’adapte mieux au style de Perrotta, qui était aussi un leader technique du club. Ce sont des profils différents et j’ai pu apprendre beaucoup d’eux.

La période qui a le plus influé sur ma carrière ? La période en Italie m’a aidé à lire le jeu de manière plus tactique, cela m’a aidé à construire plus durant les matchs et ça m’a aidé dans ma condition physique. J’ai joué jusqu’à 40 ans et cela vient de ce que j’ai appris en Italie. Outre au positionnement sur le terrain, j’ai beaucoup amélioré ma condition physique, j’ai évolué comme athlète. J’aurais pu gagner plus qu’une Coppa Italie et une Supercoppa à la Roma ? Quand je jouais à Rome, souvent nous luttions pour le scudetto, principalement avec l’Inter. A cette époque nous jouions un football de haut niveau et nous aurions pu gagner ce titre. Les investissements économiques étaient inférieurs par rapport à ceux des principaux concurrents et nous avons malgré tout réussi à lutter face à tous. Nous avions des joueurs de haut niveau, nous aurions du pouvoir gagner un scudetto. La rivalité avec l’Inter ? Nous avons eu de nombreuses confrontations directes. Quand cela n’est pas arrivé en finale, nous les avons rencontré en quart ou en demi-finale de Coppa. Cela a été une rivalité qui a grandi avec les années, l’Inter avait aussi beaucoup de joueurs sud-américains, donc la rivalité a augmenté entre nous. Cela a été une période très combative entre la Roma et l’Inter, et cela a contribué à mettre en avant cette lutte à deux. Les tifosi de la Roma ? Ils sont très passionnés. Ils influencent beaucoup l’équipe parce qu’ils vivent pour le club, ils sont toujours proche, jour après jour. Cette passion caractérise les tifosi de la Roma ».