Histoire du club

 

Au début du XXème siècle, le calcio à Rome se voit représenté par une multitude de club, représentant chacun un quartier et une opinion politique bien distincte. Dans les années 1920, huit équipes continuent à se battre dans le championnat régional: S.S. Alba, C.R. Juventus Audax, S.G.S. Fortitudo, S.S. Lazio, S.S. Pro Roma, U.S. Romana, Roman F.C. et C.S. Audace. L’équipe de la capitale est fondée le 7 juin 1927, mais voit officiellement le jour le 27 juin, dans les locaux de la via Uffici del Vicario, grâce à la fusion de cinq clubs romains. Cette fusion fut désirée par le secrétaire de la fédération romaine du parti national fasciste et membre du comité olympique national italien, Italo Foschi. Une fusion ayant pour but de créer une équipe pouvant représenter dignement la ville de Rome et la classe populaire vivant dans la capitale.

 

Au début des années 1930, la Roma occupe avec stabilité le haut du classement, participant notamment à la coppa Mitropa en 1931. Les protagonistes de cette période furent nombreux, en plus d’être talentueux. Parlons du capitaine Attilio Ferraris, le gardien de but Guido Masetti, le milieu de terrain Fulvio Bernardini et l’avant-centre Rodolfo Volk. En 1934, le président Eanto Sacerdoti rénnove l’équipe : adieu Volk et le capitaine Ferraris, bonjour à trois argentins, dont un certain Enrico Guaita. L’équipe réalisa un très bon exercice 1935 – 1936, échouant aux portes du scudetto.

 

Le club giallorosso remporta son premier scudetto lors de la saison 1941 – 1942, en étant sacré lors de la dernière journée par une victoire fâce à Modène, 2 à 0. Ce titre est le fruit, entre autre, de l’entraîneur Alfred Schafer et du jeune attaquant Amedeo Amadei, auteur de 18 buts. Paradoxalement, le club connaîtra des années difficiles par la suite.

 

La saison 1950-1951 sera une année noire pour la Roma, puisqu’elle goûtera pour la première fois à la descente en Série B, la faute à un nombre trop important de défaite et aux multiples changements d’entraîneurs. Le 17 juin 1951 sera fatal au club de la louve, neuf ans jour pour jour après le scudetto. L’expérience du purgatoire ne durera fort heureusement que peu de temps, la Magica étant immédiatement promue en Série A. Cette mauvaise expérience oubliée, de très bons joueurs viendront relancer le club, à l’instar d’Alcides Ghiggia, Dino Da Costa et du mythique Giacomo Losi, qui sera pendant de longues décennies le recordman d’apparitions sous le maillot giallorosso.
Pas de trophée jusqu’en 1961, année où l’AS Roma remporte la coupe des villes de foire, ancêtre de l’actuelle Europa league, face à Birmingham. Après un match nul 2 – 2 en terre anglaise, les romains forcent la décision à l’Olimpico, grâce à une victoire 2 – 0. Giacomo  » core di Roma  » Losi peut donc soulever le premier trophée européen du club de la capitale.

 

Deux victoires en coupe d’Italie viendront s’ajouter dans les années suivantes. La première face au Torino en 1964, la seconde cinq ans plus tard, face à Foggia.
Les années 70 seront des années difficiles pour le club giallorosso, qui réussira tout de même à atteindre les demi-finales de la coupe des coupes 1970. La décennie suivante sera beaucoup plus glorieuse.

Les années 1980 riment avec Dino Viola et Nils Liedholm, deux hommes qui écriront les lettres de noblesse du club romanista. L’année 1980 voit la Roma remporter la coupe d’Italie, face au Torino, aux tirs aux buts. Le club sera vice-champion d’Italie une saison plus tard. L’équipe du technicien suédois remportera ce scudetto tant attendu en 1983. Cette Roma championne est emmenée par de grands joueurs, qui laisseront une trace indélébile dans le coeur des tifosi : Agostino Di Bartolomei, Bruno Conti, Falcao, Carlo Ancelotti, Pietro Vierchowod, Franco Tancredi, Roberto Pruzzo. Le titre arrivera le 8 mai 1983, suite à un match nul sur le terrain du Genoa.

 

La saison suivante, la Roma remporta sa cinquième coupe d’italie et s’inclina aux tirs aux buts en finale de ligue des champions, face à Liverpool, sur le terrain du stadio Olimpico. Les deux équipes ne purent se départager dans le temps réglementaire, malgré l’égalisation de Pruzzo. C’est donc dans cette triste séance de tirs aux buts que la coupe prit la direction de l’Angleterre, Conti et Graziani ratant leur tentative.

Sven Goran Eriksson, un autre technicien scandinave, prit le relais de son compatriote sur le banc giallorosso. Le club remporta sa sixième coupe d’Italie en 1986, tout en frolant un troisième scudetto, après une folle remontée sur la Juventus. Les années passent, et en 1991, la Roma remporte sa septième  » coppa « , en battant les champions d’Italie de la Sampdoria, peu de temps après le décès du mythique président Viola. Parmi les protagonistes de cette victoire : le capitaine Giuseppe Giannini, Aldair, Ruggerio Rizzitelli et Rudy Voeller.

Il faudra attendre 1993 pour voir un président digne de ce nom : Franco Sensi. Les années 90 sonnent creuses pour la magica, malgré le recrutement de joueurs de qualité : Abel Balbo, Amedeo Carboni, Vincent Candela, Cafu, Marco Delvecchio. La dernière décennie du vingtième siècle rimera avec les débuts du plus grand joueur de l’histoire romanista, Francesco Totti.

Les années 2000 seront un virage dans l’histoire giallorossa. Fabio Capello est intronisé entraîneur, et voit l’arrivée d’une pointe qui fera peur à toutes les défenses d’Italie, Vincenzo Montella. La Lazio, l’ennemi jurée du club de la capitale, remporte le championnat en 2000. Afin de rendre le scudetto à la ville de Rome, mais du coté giallorosso, le président Sensi casse la tirelire pour faire venir des joueurs capables d’emmener la Roma au sommet. Batistuta, Emerson, Samuel, Nakata viendront s’ajouter à l’armada de 2001. Une équipe qui décrochera son troisième scudetto le 17 juin 2001, face à Parme, le tout dans un Olimpico volcanique.

 

Le scudetto est à créditer sur le compte d’une défense solide et d’une attaque de feu, emmenée par un joueur hors du commun, le capitaine Francesco Totti.

 

Deux mois plus tard, le club remportera sa première SuperCoupe d’Italie, face à la Fiorentina.

L’arrivée d’Antonio Cassano renforça le secteur offensif, ce qui ammènera la Roma deux fois sur la seconde marche du podium, en 2002 et 2004.
La saison 2004-2005 sera une saison de souffrance, la Roma jouant la seconde partie de tableau une grande partie de la saison.
En 2005, s’ouvra l’ère Luciano Spalletti. Ere qui verra les giallorossi proposer l’un des plus beaux jeu d’Europe.
Le record de onze victoires consécutives en série A, obtenu le 11 février 2006, face à la Lazio, est un premier fait d’armes. D’autres suivront : La place de vice-champion 2008, les coupes d’Italie 2007 et 2008, la supercoupe 2007, les deux quarts de finale de ligue des champions, en 2007 et 2008. Une saison 2009 et un début de saison 2010 chaotique pousseront le technicien toscan à la démission. Il sera remplacé par le romain Claudio Ranieri.

 

Après une première partie de saison difficile, la Roma réalise l’exploit de rester invaincue 24 matchs consécutifs, de refondre sur l’inter, et même de le doubler à quelques matchs de la fin. Une défaite face à la Sampdoria l’empêchera, en plus des résultats en dent de scie du début de saison, d’être sacrée championne. Les résultats obtenus et la remontée sur les lombards resteront tout de même héroïques. La saison 2010-2011 ne se passe pas comme prévue, puisque les joueurs perdent envie et courage, forçant Ranieri à la démission. L’ex-attaquant Vincenzo Montella reprendra le flambeau, mais cela ne sera pas suffisant, le club n’arrivant pas à accrocher la qualification à la ligue des champions. Restera de cette saison les trois derby remportés, faisant cinq victoires consécutives face au rival laziale.