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Heinze: « L’AS Roma ne peut pas se refuser »

Gabriel Heinze a été interviewé aujourd’hui par Roma Channel. Voici l’intégralité de ces paroles, où l’on retrouve notamment certaines questions posés par les tifosi sur Facebook.

Gabi, en voyant les entraînements sur Roma Channel je me demande comme tu as fait pour devenir en aussi peu de temps un point de référence pour tes copéquipiers.

 »A vrai dire je ne me considère pas comme un leader. Ce qui voient les tifosi n’est rien d’autre que ma façon d’être. Je crois qu’il est fondamental que dans un groupe nouveau comme les notre, on puisse bien se connaître et ramer tous dans la même direction : pour vaincre il est nécessaire d’être uni. À moi, particulièrement, il me plaît de plaisanter et parler avec les copains. Je ne le fais pas toujours cependant… autrement le mister se fâche ! » 
 


Est-il vrai que tu as refusé la Lazio pour venir à la Roma ?
« Non, je n’ai pas refusé la Lazio. Personnellement je n’ai eu aucun contact avec eux. De l’instant où j’ai eu connaissance de la concrète possibilité de jouer avec la Roma j’ai décidé de venir à tout prix. Et avec des fondations comme celles-ci les négociations ont été très simples ».

Comment es-tu ? T’acclimates-tu bien à Rome ?
« Grâce à tous, c’est la première interviewe, je suis bien, Rome est une très belle ville. J’ai été chanceux de pouvoir jouer dans tous les championnats importants, celui de jouer dans le championnat italien était mon dernier et j’ai réussi à le réaliser. Je m’acclimate au football local, au pays et le bilan est positif ».

A quel point tes origines italiennes (maman sicilienne) ont influé dans le choix de venir à Rome ?
« Il a été très important, décisif. Pour moi c’est une fierté d’avoir de la descendance italienne, c’est une satisfaction que j’ai offert à ma mère. Depuis que j’ai quitté l’Argentine, je l’avais promis ».

Tu as commencé, justement en Argentine, ensuite tu as joué à Manchester, un des plus grands clubs au monde. Peux-tu nous en parler ?
« Cela a été une expérience magnifique, je suis privilégié, je peux connaître des nouveaux pays, de nouvelles cultures. Je venais de la France, je serai éternellement reconnaissant à Ferguson qui m’a accueilli à bras ouverts et m’a permis de croître en tant que personne et footballeur. Cela a été un honneur de porter ce maillot, tout comme cela le serait pour tous, mais j’ai porté toutes les tuniques avec la même joie. Je serai toujours reconnaissant à Ferguson mais aussi aux footballeurs comme Giggs, Scholes et Keane pour l’exemple qu’ils m’ont donné ».

Pendant Manchester-Middlesborugh tu as fait un tacle très rugueux et les gens d’Old Trafford ont commencé à te congratuler.
« Oui, celle-ci est une des anecdotes dont je me rappelle avec le plus de joie. Le public criait « argentin argentin ». C’était la première fois que cela se passait sur un terrain anglais vue la rivalité qui il y a entre les deux Pays. J’ai encore le chaire de poule. Dans cet instant j’ai senti que je devais tout donner pour leur rendre cette affection. Avec les tifosi j’ai toujours eu un excellent rapport et ils m’ont toujours traité splendidement ».

Quelle émotion as-tu eu de porter le brassard de capitaine d’un club glorieux comme Manchester United ?
« Je ne réussis pas à trouver les mots pour décrire cet instant. Je l’ai mis deux fois : la première fois il me fût donner par Ferguson, la deuxième par Giggs. J’ai demandé pourquoi et ils m’ont répondu que je le méritais. Je ne réussissais pas à dire autre chose que « merci », pas seulement pour le blason du club mais aussi pour les joueurs qui l’avaient mis. C’est un souvenir très beau, inoubliable. Aujourd’hui encore il m’arrive de regarder la photo et je n’y crois presque pas ».

Comment te sens-tu dans ce groupe de jeunes ? Peux-tu donner beaucoup étant donné ta grande expérience ?
« Ils disaient qu’il était fondamental d’avoir un mix de jeunes et de vétérans. Donner des conseils est un plaisir mais aussi un devoir, ensuite tout dépendra de la réception des conseils par les jeunes. Ici à la Roma il y a beaucoup de footballeurs expérimentés qui peuvent faire ceci. Dans ma carrière ils m’ont donné beaucoup de conseils. Il faut des exemples concrets, j’ai appris beaucoup. Le temps dira si j’aurai aidé ces jeunes à grandir. Je le fais toujours avec le plus grand engagement ».

A quel point compte l’entente entre les deux défenseurs centraux ? Feeling avec Burdisso ?
« Il est important de parler la même langue, mais dans le football à certains niveaux il y a des mots que maintenant les footballeurs connaissent. Celle-ci est une barrière qui se dépasse facilement et il n’y a pas d’empêchements, la vraie différence peut être le fait d’avoir joué ensemble avec ce footballeur, ce qui est le cas avec Burdisso, dont nous avons jouer en binome avec l’équipe nationale. Dans cette équipe il y a des joueurs qui n’ont pas besoin de parler la même langue. Ici il y a beaucoup de qualités ».

Tu étais sur le terrain lors du 7-1 de Champions League, quelle sensation tu as eu pendant cette rencontre ? Y a-t-il eu une partie de chance où la différence était trop grande entre les deux équipes ? Totti ou De Rossi t’ont-ils dit quelque chose ?
« Ce jour-là j’étais très content pour United. Nous avions éliminé une équipe grande, nous avions perdu à l’Olimpico en attrapant une soufflante impressionante de Ferguson. Nous avons joué un match fantastique, la Roma a eu ses occasions mais nous avons dominé. A l’entraînement il y a eu un peu de chambrage, mais certaines choses doivent rester entre les footballeurs ».

Qu’as-tu gardé comme souvenirs du Real Madrid et le fait de connaître un joueur comme Cristiano Ronaldo ?
« Ronaldo je l’ai connu à Manchester. En parlant du Real Madrid, l’expérience m’a énormément donné, j’ai joué dans un des plus grands clubs du monde. Ce sont des expériences qui peuvent te conditionner même négativement si tu ne les gères pas d’une certaine façon. C’est le rêve de tous, dépasser chaque frontière est un honneur, comme porter ce maillot, notamment pour l’histoire des argentins qui ont fait partie du club espagnol comme Alfredo di Stefano ou Redondo. J’ai beaucoup gagné, peut-être les titres les plus importants. En ce qui concerne Ronaldo, l’image privée est complètement différente, avec lui j’ai vécu beaucoup d’expériences même personnelles. Pour moi c’est un grand honneur d’avoir joué avec Ronaldo. Même faire un seul passage à côté d’un de ces champions est un grand honneur, je suis vraiment reconnaissant au football pour m’avoir donné cette possibilité ».

En 2010 tu as joué avec l’Argentine de Maradona. Quel rapport as-tu avec lui ?
« Maradona est le plus grand de tous, pour moi il n’y en aura aucun autre. Il m’a fait pleurer, je me rappelle d’un Pays descendu dans les rues qui criait « Argentine campeon ». J’ai le souvenir de mon père en larmes, il m’a fait vivre ces émotions. J’ai eu le privilège de l’avoir comme entraîneur, je l’ai toujours respecté mais il nous traitait avec beaucoup de simplicité. J’ai marqué contre la Nigeria et ce but a été décisif, j’ai été très content. Le rapport a été spécial et je remercie tous les entraîneurs qui ont crus en moi. Maratona, de toute façon, est le plus grand de tous ».

Tu as joué avec beaucoup de champions, aujourd’hui tu trouves Totti, avec qui on te voit beaucoup parler. Ferguson a dit qu’il ressemble, en tant que personne, à Giggs. Quel rapport as-tu avec le Capitano ?
« Les faits parlent pour Totti. Il a eu une carrière importante tout comme Giggs, ce sont des bandiere, il donne et a beaucoup donné pour le club. Si tu vas dans le monde et dis « Roma » ils te répondront « Totti et le Pape ». Francesco est le symbole, c’est une bandiera, Ferguson a sûrement plus de titres que moi pour faire des affirmations du genre. Je peux dire que ce sont deux exemples à admirer ».

Burdisso est très apprécié par les tifosi parce qu’il est un personnage extraordinaire. Sur le terrain c’est un dur et les tifosi aime ce caractère. Il est appelé el Bandito, et toi ?
« On m’appelle « el Gringo ». Lorsque je suis allé en équipe nationale, j’étais petit, je parlais peu et ils m’ont donné ce surnom. Au-delà de ceci, il est important dans un groupe d’avoir des défenseurs de classe et de personnalité, en mesure de prendre en main les rennes de la situation. Ce sont tous des internationaux et peuvent faire de grandes choses ».

Tu as eu de grands entraîneurs, maintenant il y a Luis Enrique. Que t’a-t-il frappé de lui ?
« Le mode de travail que nous déroulons est vraiment impressionnant. J’aime les personnes sûres qui transmettent la confiance à tous. Nous travaillons dans la bonne direction. C’est un entraîneur qui a envie et faim de victoires, et ceci est important pour un entraîneur et professionnel. J’ai déjà joué contre le mister, c’était un joueur fantastique et il n’a pas beaucoup changé. Chaque entraîneur a ses idées, c’est les footballeurs qui font les grands entraîneurs. Nous espérons réussir cela ».

Tu as toujours beaucoup marqué. Maintenant il y a le derby, peut-être l’occasion juste ?
« Cela m’intéresse peu de savoir si cela sera moi qui marquera, car ce que je veux sont les trois points. Le groupe doit vaincre, le derby est toujours spécial, mais ce sont trois points fondamentaux pour nous. Tout ira très bien si un coéquipier marque, l’objectif de tous est de gagner et nous travaillons pour ceci ».