Photo tirée du site Vocegiallorossa.it

Maxime Gonalons s’est exprimé dans un interview au journal français L’Equipe :

« Comment va l’adaptation au football italien ? Bien, même si au début c’était un peu difficile. J’arrive de Lyon où j’ai passé 18 ans, je ne connaissais rien de en dehors. Mais la Roma est incroyable, ma famille a tout de suite été mise à son aise, et dans d’excellentes conditions. Totti ? C’est une légende. Les tifosi ? Depuis que j’ai atterri à l’aéroport pour la première fois, j’ai compris que j’arrivais dans un autre monde, un monde où les gens vivement pour le football. J’ai choisi la Roma dans un moment où le championnat italien semblait moins attrayant que celui français ? Mais une fois que je suis arrivé, tout était différent. Cette saison la Serie A a haussé son niveau. Il y a 5 grandes équipes qui sont en tête du classement et qui lutteront pour le titre : Napoli, Inter, Juventus, Roma et Lazio. C’est un championnat très difficile et très compétitif. Tout s’est très vite conclu avec la Roma ? Oui, très rapidement du moment où j’ai senti que Lyon voulait donner un nouveau départ. Pour moi c’était le moment de voir autre chose. J’ai profité de l’occasion, je me suis dis que l’appel d’un club comme la Roma n’arriverait pas tous les jours. Comment je vis de passer de titulaire à Lyon à remplaçant à la Roma ? Je devais me remettre en course. La dernière saison a été dur pour diverses raisons, autant sur et hors du terrain. C’était le moment de partir et découvrir autre chose. C’est la première fois que j’arrive dans un nouveau club, que je découvre une nouvelle culture, une nouvelle langue. Mais nous sommes tous très heureux, nous sommes bien, moi dans le club et ma famille à Rome. Ce qui m’a surpris à mon arrivée ? L’aspect tactique à l’entraînement ? Ce n’est pas ce qui m’a surpris. Nous travaillons beaucoup tactiquement, mais je le savais. C’est surtout l’organisation autour du club qui est incroyable. Tout est fait pour permettre au joueur de penser seulement au football, en France nous devons encore progresser beaucoup sous cet aspect. Si c’est difficile de peu jouer ? D’une certaine façon je repars à zéro. En Italie je n’étais pas très connu, donc je dois démontrer mes qualités. Puis devant moi il y a un joueur emblématique comme Daniele De Rossi, le capitaine de la Roma. Je connaissais les difficultés que j’aurais rencontré en venant ici, mais je voulais me remettre en jeu. A Lyon je connaissais tout, Ici c’est complètement différent, mais c’est gratifiant. Quand on donne tout pour un club, on rentre dans une routine, même si on ne veut pas l’admettre. C’est ainsi. Ce changement m’a fait beaucoup de bien.

Le brassard de capitaine m’a changé ? A partir du moment où j’ai mis le brassard au bras, j’ai compris la difficulté du rôle. Cela n’a jamais été un poids pour moi, mais la dernière saison a été plus difficile. J’ai toujours donné au mieux dans ce rôle. Aujourd’hui j’ai un statut différent, cela me permet de me concentrer uniquement sur le terrain. Je crois que la saison passée à Lyon cette chose m’a fait perdre beaucoup d’énergie. Ce n’est pas seulement un petit bout de tissu au bras, c’est un statut à assumer. Des aspects de mon jeu que je voudrais améliorer ? On doit toujours progresser. J’ai une telle expérience qui me permet de gérer certaines choses que je ne savais pas gérer quand j’étais plus jeune. En Italie le championnat est très tactique, l’adversaire te presse, on a pas beaucoup le temps pour jouer. Il faut toujours regarder de l’avant. C’est un niveau de jeu très élevé : il faut avoir la lucidité de ne pas perdre le ballon, surtout dans la zone où je joue, devant la défense. Comment j’ai métabolisé mon départ de Lyon ? Aujourd’hui j’ai digéré la chose, c’est derrière moi. Je continue à suivre l’équipe, j’ai beaucoup d’amis au club, autant parmi les joueurs que les salariés. Je leurs souhaite de belles choses, mai désormais j’écris mon histoire. Je pense que cela est mon destin. Je suis concentré sur les objectifs de la Roma, nous avons bien commencé la saison et nous devons continuer ainsi. Si j’ai parlé à Aulas ? Non. Nous nous sommes laissés en bons termes malgré tout, même si ses paroles m’ont touché. Cela fait partie du métier, je n’ai pas de rancoeur. C’est un président qui m’a soutenu, qui m’a bien payé durant diverses années. Il faut avoir du respect pour lui, il a amené le club en haut. Donc pas d’amertume ? Non. Seulement un peu de tristesse pour la façon dont ça s’est terminé. Comment j’imagine ma saison ? Nous voulons arriver le plus loin possible dans toutes les compétitions. Nous avons une équipe de qualité et je pense que la concurrence est saine. Nous avons besoin de tous, nous jouons beaucoup de matchs. En Champions nous sommes dans le groupe de la mort, malgré tout nous sommes dans une bonne position pour nous qualifier pour le tour suivant. Si je pense encore à la sélection française ? Oui, certainement, mais la situation est bien claire. Il y a beaucoup de concurrence à mon poste, il y a une équipe qui désormais joue ensemble depuis quelques mois, et puis ils sont jeune, qui sont très prometteurs. Moi je pars de loin, mais on ne sait jamais ce qui pourra arriver. C’est à moi d’être bon avec la Roma. Passer de Lyon à Rome est un pas en avant ? Oui, je pense que oui, même si Lyon reste un grand club. La Roma est une institution. Je sais que ce club me donnera beaucoup, et je veux donner en retour à la Roma ».