Photo tirée du site Forzaroma.info

Gervinho s’est exprimé dans un interview au site Gazzetta.it :

« Si la Roma peut viser le Scudetto ? Par rapport à quand j’étais là-bas, beaucoup de joueurs ont changé, mais la Roma reste la Roma : il y a toujours un très grand désir de vaincre, poussé par tout l’environnement, la ville et un public incroyable au stade. Ce qui parfois peut être un double-tranchant ? C’est une belle question… Si j’avais la solution, j’appellerais mes ex-coéquipiers pour vaincre déjà cette saison. La Roma est un top club qui mérite d’être toujours au sommet. Totti n’est plus sur la pelouse cette saison ? Tous savent que tôt ou tard le jour de l’adieu serait arrivé, mais il aurait pu jouer encore quelques années. J’ai suivi ces derniers matchs, admirant un capitaine encore en mesure de faire la différence. Il a décidé de tourner la page, mais le fait qu’il a accepté ce rôle de dirigeant est une chose très importante pour l’équipe. Certes, voir un match de la Roma sans Totti est très étrange, mais il faut regarder vers l’avant. Moi je suis très fier d’avoir partagé beaucoup de beaux moments avec lui, il a été comme une médaille pour ma carrière et je le remercie encore pour toutes ses passes décisives qu’il m’a fait. Un coéquipier comme lui me manque. Aucun ne te met devant la cage comme Francesco, c’est une légende. Rome et la Roma ? Avant tout, je pense aux tifosi : incroyables. Leur soutien n’a jamais manqué, ils m’ont fait comprendre dans chaque instant l’importance de porter le maillot giallorosso. Puis avoir eu la possibilité de jouer avec une légende comme Totti a été fantastique. Puis comment oublier l’atmosphère du derby… Je pourrais dire à mes enfants que j’en n’ai pas perdu un seul ! J’ai encore beaucoup d’amis à Rome, la ville me manque beaucoup. Mais je n’ai jamais soulevé de trophée là-bas ? La première année nous avions obtenu le record de victoire, finissant à la seconde place derrière une Juventus très forte. Cependant oui, cela reste le grand regret de n’avoir rien gagné. Cela aurait été magnifique pour nous joueurs, pour le club et surtout pour notre public.

Pourquoi avoir décidé de parti ? Il y avait divers clubs intéressés, qu’au début je n’ai pas pris en considération. Je voulais rester, puis le limogeage de Garcia a tout changé. Le club fixa le prix de mon contrat. L’Hebei fut le club qui montra le plus fort intérêt. Si c’était contre Spalletti ? Non, pas du tout. Lui m’a dit clairement qu’il aurait voulu continuer avec moi. Spalletti-Garcia, qui est le meilleur ? Je n’ai jamais fais de mystère sur le fait que j’ai toujour eu un rapport spécial avec Rudi, il est comme un père pour moi. Nous nous sommes conus il y a longtemps et grâce à lui je suis devenu un joueur de haut niveau. Sur Spalletti, cependant, je ne peux pas dire grand chose, parce que nous avons travaillé peu de temps ensemble. Mais c’est sûrement un excellent entraîneur qui à Rome a fait très bien. Pallotta est un président trop éloigné ? Il n’était pas souvent à Trigoria avec nous, pour diverses raisons. Je l’ai rencontré pour la première fois après avoir signé le contrat, directement aux USA durant la tournée. Notre rapport était normal, typique entre un joueur et un président. Ce qui a changé après mon retour de la CAN, victorieuse, en janvier 2015 ? Cela fût un succès historique, énorme pour mon pays. Il faut du temps pour récupérer de cette compétition… Comment cela se passe en Chine ? Tout se passait bien, même si la façon de vivre est différente par rapport à l’Europe. Par chance, l’aspect sportif est intéressant. Mais certains joueurs, comme Tevez et Bojinov, ont eu des paroles très dures à propos du niveau du football chinois ? Un avis que je ne partage pas. La majorité des équipes ont 4-5 joueurs très importants. Le niveau des effectifs sont homogènes, il y a le potentiel nécessaire pour s’améliorer. Et les étrangers peuvent avoir la vie facile. Une équipe comme le Guangzhou Evergrande, qui a gagné durant plusieurs années, pourrait tranquillement obtenir de bons résultats aussi en Europe. Quel est mon objectif ? Si je pense à un retour en Europe ? Mon contrat se termine en décembre 2018. Je voudrais le respecter, puis nous verrons ce qui se passera : à ce moment j’aurais 31 ans et encore beaucoup d’années importantes dans ma carrière ».