Garcia: « Conserver les cadres, et renforcer l’équipe »

Arrivé à Rome lundi, Rudi Garcia a effectué sa conférence de présentation devant un parvis de journalistes à Trigoria. Une présentation où il a semblé très à l’aise, cherchant à comprendre les questions en italien, et en se montrant ambitieux et ferme.

Italo Zanzi (administrateur délégué de l’AS Roma) a introduit la présentation de Rudi Garcia : « Nous sommes fiers de présenter notre entraineur Rudi Garcia. Comme vous l’avez vu nous avons pu l’annoncer à New-York en présence du Président Pallotta, mais pour nous il est très important de le présenter officiellement ici à Rome. Nous sommes convaincus que Rudi soit le meileur pour la Roma. C’est un gagnant, avec toutes les qualités nécessaire pour avoir des succès. Nous travaillons intensément pour planifier la saison prochaine et j’ai hâte de pouvoir vous donner quelques informations en plus. Mais aujourd’hui est la journée de Rudi Garcia et je lui laisse la parole ».

Quel a été vos premières impressions sur la ville de Rome et avec l’ambiance ici à Trigoria ?
« Bonjour à toutes et à tous. Je connais la ville, et toute son histoire. En ce qui concernant le club, j’apprends à le connaitre plus en détails. Tout le monde le connait et maintenant que je suis ici je suis en contact direct ».

Quel rôle auront Totti et De Rossi dans votre Roma ?
« Vous verrez au cours de la saison que je donne beaucoup d’importance à l’équipe. Bien sur il faut des joueurs de talent, et heureusement la Roma en a. Ceci auront un rôle fondamental sur et en dehors du terrain. De Rossi est un grand joueur, u, joueur de l’équipe nationale et j’ai une grande envie de le rencontrer. Mais aussi de rencontrer tous les joueurs ».

Etes-vous préoccupé par le rôle des gardiens ?
« Pour une grande équipe il faut un gardien très fort, et nous travaillons avec Sabatini pour chercher un gardien fiable ».

Que craignez-vous dans cette nouvelle aventure ?
« Je n’ai peur de rien. Je suis ici pour vaincre avec l’équipe, qui doit se divertir en jouant et faire divertir ses propres tifosi. J’ai envoyé un sms aux joueurs pour leur communiquer que j’étais le nouvel entraineur et que j’ai envie de parler individuellement avec eux pour leur dire que nous travaillerons durs ».

Comment ont commencé les contacts ? Vous n’avez jamais eu de doutes ?
« Je suis en contact avec la Roma depuis deux ans, nous sommes dans un club qui est parmi les plus grand d’Europe et pour moi c’est un honneur d’être ici. La chose la plus importante n’est pas d’être le premier choix d’une équipe, mais d’être au final l’entraineur qui est choisi ».

Pourquoi avoir choisi la Roma après avoir fais de grandes choses avec Lille ?
« Lors de mes cinq saisons à Lille nous avons obtenu un titre de champion et une coupe. Mon unique déception est de ne pas avoir saluer les tifosi lors du dernier match. Mais la Roma t’appelle, tu n’hésites pas une seule seconde ».

Y a-t-il des joueurs au sein de l’effectif sur lesquels vous ne voulez pas renoncer ?
« Je pense que la Roma a un effectif de qualité. Il est vrai que nous devons toujours l’améliorer, l’objectif est de retrouver l’Europe et tous sont à disposition, mais je dois les connaitre. J’ai envie de tous les rencontrer et ensuite d’améliorer l’effectif ».

On parle d’un possible départ d’Osvaldo. Vous vous opposerez à sa vente ?
« Je ne veux pas parler des joueurs individuellement, nous sommes en communication avec Sabatini pour construire l’équipe de la Roma 2013/2014 ».

Vous limiterez-vous à entrainer les gens que la societa conseillera ou bien avez-vous des demandes particulières ? De Rossi est intransférable ?
« J’ai déjà répondu au sujet de Daniele De Rossi et je n’y reviendrais pas. Je réponds la même chose que ce que j’ai dis pour Osvaldo : nous en parlerons avec Sabatini et nous déciderons. Nous travaillons avec Walter qui connait bien le mercato italien et toutes les décisions seront prises ensemble. Personne ne viendra à la Roma sans accord mon accord ».

Pensez-vous devoir modifier votre jeu par rapport à la façon de jouer des équipes italiennes ? Vos équipes en France partaient doucement et finissaient fort ?
« Cela est ma façon de travailler avec mon staff. Mes équipes sont un peu un diesel. Cependant 4 fois sur 5 nous avons accroché l’Europe et nous avons gagné un championnat. C’est notre marque de fabrique. Ma philosophie de jeu ne changera pas. Je pense que si on joue bien, on a plus de possibilités de gagner. Pour faire bien il faut marquer un but de plus que l’adversaire, mais il faut être aussi très attentif à la phase défensive ».

En cas de départ difficile n’avez-vous pas peur d’une excessive pression ?
« L’important est de retrouver l’Europe. Le championnat est un marathon, ensuite cette année nous n’aurons pas de Coupe d’Europe et donc nous ne jouerons pas tous les trois jours. Nous verrons à la fin notre classement, car c’est cela le plus important ».

N’avez-vous pas l’impression d’arriver dans un championnat sur le déclin ?
« On parle beaucoup du championnat français, surtout grâce au PSG, qui peut dépenser beaucoup d’argent. Mais aussi maintenant Monaco. Le championnat italien reste un grand championnat avec de grandes équipes, comme la Roma ».

Vous êtes-vous fait une idée de ce qu’est le problème de cette équipes ces deux dernières années ? Où pouvez-vous intervenir ?
« Le passé ne m’importe pas. Seul le présent m’importe et de vaincre avec la Roma ».

Avez-vous des règles du point de vu de la discipline ?
« Pour vivre en groupe et en collectivité il faut avoir des règles, comme chez soi en famille. Il y en aura, et je sera le guide du groupe et de l’AS Roma ».

Les dirigeants vous ont demandé de gagner rapidement ? De Rossi a besoin d’un regista pour jouer mieux ?
« Un club comme la Roma doit vaincre. Je suis content d’être ici avec cette envie de vaincre. L’important est de nous laisser travailler, il faut du temps comme nous l’avons déjà vu dans es clubs ayant des ressources financières très importantes, comme Manchester City ou Chelsea. Tous ont envie de vaincre des titres ici, pas vous ?. Sur De Rossi laissez moi le temps de le rencontrer, la vérité viendra du terrain. Daniele est un joueur de grand talent, nous aurons le temps de parler avec tout l’effectif à disposition ».

Quelles sont vos méthodes d’entrainement ?
« Je travaille actuellement sur la composition de mon staff technique. Il est clair qu’il sera composé de préparateurs italiens et français qui travailleront très bien ensemble. Je sais entrainer mon équipe, je sais la préparper, je sais qu’il y a déjà les prérogatives de prévu comme le ritiro à Riscone et la tournée aux USA. Cela me permettra de vivre et travailler avec les joueurs. Nous serons jugés seulement sur les résultats ».

Avez-vous la sensation de repartir de zéro ? Ressentez-vous le fait d’être un pari et de ne pas avoir le temps avec vous ?
« Dans le football on a jamais de temps, c’est comme cela un peu dans chaque club. Ici c’est un club qui a une histoire et qui travaille bien depuis plusieurs années avec des personnes compétentes. Nous avons la chance d’avoir des propriétaires ambitieux, tout comme le nouveau coach de la Roma ».

Il n’y a jamais eu d’entraineur français en Serie A. Quel effet cela vous fait ?
« Herrera a déjà entrainé en Serie A et notamment à la Roma (il s’agit d’un entraineur argentin qui fût naturalisé français, considéré comme l’un des meilleurs entraineurs du XXème siècle, ndrl), mais j’ai l’impression d’être le premier français en Italie. C’est un peu la reconnaissance de la Fédération Française et que nos entraineurs peuvent s’exporter ».

Comment pensez-vous opérer ? Adopterez-vous une main de fer ?
« Chaque entraineur a sa façon de travailler. Mais ne soyez pas préoccupé du fait qu’il faudra travailler dure pour obtenir les résultats, pour moi c’est normal. L’unique vérité vient du terrain, la Roma doit être un collectif ».

Comment vous sentez-vous devant tous ces journalistes et photographes ?
« Cela me semble être plutôt une conférence de presse d’avant-Scudetto ou avant-finale de Coupe ».

Que pourriez-vous apporter à l’âme de la Roma ?
« Il n’y a pas besoin d’apporter une âme à la Roma, elle l’a déjà. La chose importante est que mon équipe obtienne quelque chose et qu’elle joue pour rendre heureux les tifosi. Qu’elle gagne quelque chose ».

Quand vous avez parlé d’Europe, vous parlez de qualification en Champions League comme objectif minimum ?
« L’objectif premier est le jeu. Plus nous jouerons bien et plus nous gagnerons. L’objectif est l’Europe, si cela est par la grande porte c’est encore mieux ».