Fenucci, ex-dirigeant de l’AS Roma, parle de Pallotta, du club giallorosso et de Bologne

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Photo tirée du site Forzaroma.info

Claudio Fenucci, ex-directeur financier de l’AS Roma, aujourd’hui à Bologne, s’est exprimé dans un interview au journal Il Messaggero :

« Bologna différent de Roma ? La dimension est différente, mais même ici nous avons une belle tifoseria. Dans les périodes de contestation, ils savent se faire entendre. A Rome j’ai appris à gérer les paroles, j’ai étudié le language du football, comme font les politiques dans leur monde. Difficile pour la Roma de réduire l’écart avec les meilleurs ? A l’époque Sensi c’était plus facile de s’insérer dans la lutte pour le scudetto, autant pour la Roma que la Lazio. La concurrence s’est élargi et beaucoup de clubs ont un budget important. Si les recettes n’augmentent pas, c’est difficile de rivaliser. Mais il ne faut pas toujours s’accrocher à cette excuse, parfois il faut avoir plus d’idées. En Italie il y a une nette connexion entre recettes et victoires. Pourquoi j’ai quitté la Roma ? J’ai senti que c’était le moment de partir. Disons qu’il y avait des problèmes avec certains consultants de Pallotta. Qui selon moi n’avaient pas de réelles compétences sportives. J’ai fais une erreur à ne pas créer un rapport direct avec lui, il était toujours très filtré. Peut-être que si j’avais réussi à le faire je lui aurais fais comprendre certaines dynamiques italiennes, l’importance de quelques situations liées à l’environnement. Le président de Bologne est lui plus présent ? Il vient une fois par moi, mais ça n’est pas le problème. Un président n’a pas besoin d’être sur place, il doit surtout comprendre les choses, les dynamiques. acquérir une sensibilité sur notre culture sport, qui est différente de celle américaine.

Jim voudrait faire beaucoup pour la Roma, il a de grandes ambitions, mais il n’a pas une très bonne communication. Je lui avais dis que pour arriver en haut il faudra du temps. Que le travail aurait été complexe, que tout arriverait graduellement. Aussi à travers une communication où on garde les pieds sur terre. Baldissoni ? Un homme intelligent, qui peut faire le dirigeant. Il est amoureux de la Roma. Fienga, qui a eu la tâcher d’annoncer à De Rossi le non prolongement de son contrat ? A l’époque on m’a demandé de faire la même chose. Daniele était en fin de contrat, mais finalement il a prolongé. Si je l’aurais pris à Bologne ? Je lui ai conseillé de ne pas rester en Italie. Et Totti ? Ce n’est pas facile de créer une figure différente de celle qu’il avait en tant que joueur, surtout en peu de temps. Di Vaio, ami de Francesco, qui est dirigeant chez nous, a pris le temps, il a étudié, et maintenant il est directeur sportif. La maladie de Mihajlovic nous a d’abord détruit puis donné une plus grande force ? Sinisa est un homme exceptionnel, nous avons investi sur lui et on le soutiendra. La maladie nous a mis un coup sur la tête mais nous n’avons jamais pensé qu’il aurait lâché dans sa lutte. Il est à l’hopital, mais il est toujours présent : Téléphone, vidéo, il se tient informé, il est en contact continu avec ses collaborateurs et avec nous. Nous sommes avec lui, nous l’attendons ».