Photo tirée du site Corrieredellasera.it

Ubaldo Righetti, ex-joueur symbole de l’AS Roma entre 1980 et 1987, s’est exprimé au micro de Sky Sport :

« Émotions ? Je suis revenu 34 ans en arrière, cela n’a pas été seulement l’émotion du match, mais aussi l’après. Le peuple gialloroso a envie de victoires, il a faim de succès et a été d’une grande implication. Similitudes avec 1984 ? Nous avions une équipe de qualités, avec un grande esprit d’équipe. Si la Roma est maintenant ne peut plus être arrêté ? Suivre Di Francesco n’est pas une erreur : il a modifié l’aspect tactique, mais pas ses principes, avec une équipe haute et agressive. Tout est possible, l’important est de comprendre jusqu’où il peut aller et ce que peut apporter un tel succès face à  Barcelone, où ils ont très bien joué dans les deux matchs, en gérant bien les diverses situations. A l’aller, les deux autogol, deux situations litigieuses, et la Roma ne s’est pas désunie. Di Francesco a été très bon à faire métaboliser à l’équipe la bonne stratégie. Et avec cet état d’esprit c’est difficile d’être arrêté. Parallèle avec Manolas ? Nous sommes très différents, lui travaille sur l’aspect physique, moi j’étais construit pour un jeu plus élégant, même si c’était un autre football. Plus Fazio ? Oui, plus proche. Dzeko comme Pruzzo ? Je n’ai pas joué avec Dzeko, mais je l’admire. Pruzzo avait le temps, il n’avait pas besoin de sauter très haut, il anticipait le saut.

Il avait une grande entente avec Bruno Conti, il te faisait devenir fou, il n’avait pas besoin de t’appeler pour que tu fasse le centre. Une nouvelle confrontation contre Liverpool ? Personnellement j’accepte tout, cela avait été une belle rencontre, importante, mais aussi dramatique pour l’histoire de la Roma. Une finale à l’Olimpico est inimaginable, je ne lance aucun type de défi. Qui sera tiré devra être affronté avec sérieux, mais aussi avec légèreté. On peut faire quelque chose d’extraordinaire. Monchi doit trouver des joueurs importants tactiquement et mentalement, il faut être bon à travailler sous pression que met cette ville. C’est une question particulière, le tifoso romanista a envie d’un succès, pas seulement de l’amertume, le prototype du tifoso a changé, c’est une nouvelle génération qui pense différemment, on le voit avec nos fils. Avant il y avait plus de patience, on soutenait plus l’équipe après les défaites. L’énergie que donne ce tifo, ce peuple, avant de rentrer sur le terrain pour faier l’échauffement, ayant hâte d’aller sous la Curva et prendre l’énergie de ce peuple durant ces quelques minutes. Cela dépend, comme l’a dit Di Francesco, du fait d’être bon à impliquer le tifoso. Avec le nouveau stade cela deviendra dur pour tous ».