Fabio Junior s’exprime au sujet de son passage à l’AS Roma

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L'attaccante brasiliano Fabio Junior (C) tra Zdenek Zeman ed il presidente Franco Sensi, in una immagine del 15 gennaio 1995. ANSA/ALESSANDRO BIANCHI

Fabio Junior, ex-joueur de l’AS Roma et de Parme, a livré un interview au site officiel Asroma.com :

« Mon plus grand regret est de n’avoir pas plus donner plus à ce glorieux club. Tant d’années sont passées, cependant ça me fait plaisir de pouvoir raconter mon histoire à la Roma. J’arriva de Cruzeiro en janvier 1999 pour un chiffre record à l’époque à la Roma, si j’ai payé cela ? Le facteur économique n’a pas compté. C’est normal que les tifosi avaient des espérances en moi, étant arrivé du Brésil avec de grandes attentes. J’avais 22 ans, je n’étais pas encore formé, j’avais marqué beaucoup de buts avec Cruzeiro et j’avais été appelé en Seleçao. Et beaucoup parlaient de moi dans les journaux comme un « crack », beaucoup m’appelaient le « cheval bleu », bleu comme le maillot du Cruzeiro. Ce qui n’a pas fonctionné ? Le cas de « Passaportopoli », concernant des passeports dont j’ai été impliqué avec d’autres joueurs du championnat italien, avec aussi certains dirigeants. Mais je n’avais aucune responsabilité dans ce problème. Et ce sentiment négatif a influé sur le terrain. Et pourtant mon aventure en giallorosso avait bien démarré, avec un poteau au premier match et un but au second, face à la Samp à l’Olimpico ? Malgré que je venais d’un autre pays et d’un autre football, je n’ai pas eu trop de difficulté à m’insérer dans l’équipe. Quand j’ai eu la confiance de l’entraîneur, je pense avoir donné ma contribution. Avec Zeman je me trouvais bien. Puis, cependant, les choses ont changé et ce ne fut pas facile d’influer sur les résultats des matchs en entrant en fin de match, avec peu de minutes à disposition.

Puis Capello remplaça Zeman à l’été 1999 ? Avec Capello, ce fut un autre type de rapport, mais je lui donne pas de fautes spécifiques. Cela a toujours été un entraîneur gagnant, à ce moment historique il avait d’autres idées et il croyait en ces joueurs. Avec lui sur le banc j’ai marqué deux buts : un contre la Reggina en Serie A, l’autre en Coupe UEFA contre Goteborg. Puis s’en est suivi de nombreux prêts dans des clubs brésiliens ? Quand je suis parti de Rome, j’étais très triste. Cela fut dur d’accepter de partir, sans avoir pu donner et démontrer quelque chose pour le club qui m’avait acquis pour beaucoup d’argent. Cela fut un moment difficile pour moi, le plus dur sans aucun doute. Le moment le plus beau ? Durant cette expérience, tous les moments ont été important. L’affection des tifosi, le respect et aussi l’expérience de vie : j’ai beaucoup appris à l’époque. C’était très beau de rencontrer chaque jour à Trigoria des tifosi qui venaient nous acclamer. Vraiment, si je pouvais revenir dans le temps, peut-être que j’aurais pris d’autres décisions et peut-être mon histoire à Rome aurait été différente. Cela m’aurait plu, par exemple, d’avoir pu au moins faire partir de l’effectif du scudetto de 2001 avec Batistuta et les autres. Mais je fus malgré tout heureux quand la Roma a remporté le scudetto.

Le meilleur joueur avec qui j’ai partagé le vestiaire de la Roma ? Difficile de choisir. C’était une grande équipe avec des joueurs de très haut niveau, comme Cafu, Aldair, Montella, Di Francesco. Mais quand on parle de qualités techniques et de fidélité au club, je ne peux que mentionner mon ami Totti. Francesco, outre à être un grand joueur, est aussi une personne fantastique. Il m’a beaucoup aidé quand je suis arrivé. Si je suis satisfait de ma carrière ? Enormément. Les personnes qui connaissent mon histoire savent bien de quoi je parle, de tous les obstacles que j’ai du surpasser pour arriver où je suis arrivé. La pauvreté, la concurrence dans les diverses catégories de jeunes pour émerger. J’ai beaucoup plus à fêter qu’à avoir des regrets. Aussi parce qu’on ne peut pas toujours tout avoir dans la vie. Ce que je fais maintenant ? Je suis commentateur pour la chaîne Globo Esporte, la plus grande au Brésil. Je suis très heureux de cette nouvelle aventure de ma vie professionnelle. Et puis je me suis marié avec une très belle femme, Fernanda. Nous avons trois enfants et une famille merveilleuse. Si je suis encore le club ? Je regarde toujours la Roma à la TV parce que je suis resté un tifoso giallorosso. Et je le serais à vie, malgré que les choses n’ont pas été comme je le voulais ».