El Shaarawy retrace certains moments de sa carrière et parle du présent

0
348
Photo tirée du site Asroma.com

Stephan El Shaarawy a livré un long interview au site officiel Asroma.com :

« Qui était le Stephan enfant ? Un enfant avec une passion infinie pour le football, très tôt. Je suis né avec le ballon dans les mains, il m’a accompagné toute ma vie. A peine j’ai commencé à suivre mon père, il m’a amené dans le jardin pour jouer. Le football est ma vie. D’autres sports ? Un jour un ami, au parc, m’offrit un ballon de basket signé Michael Jordan. J’ai été surpris, puis j’ai été voir mon père lui disant que je voulais jouer au basket. Il averti mon entraîneur de l’époque qui tenta de me faire changer d’avis. Mon père le calme et dit qu’il voulait au moins que je fasse un test. Après trois jours, je suis rentré à la maison en l’implorant de me remettre au foot. Quand ai-je compris que ça serait mon métier ? Quand j’ai commencé à m’entraîner avec l’équipe première du Genoa, je sentais que mon rêve se rapprochait toujours plus. J’ai toujours voulu jouer en Serie A. Si je me souviens de ce premier match en Serie A, qui remonte déjà à il y a 10 ans ? Tout a été très vite, j’avais 16 ans. Je pensais à jouer et à me divertir. Durant cette période au Genoa, ça n’allait pas très bien, j’avais beaucoup de blessures. Je suis allé sur le banc le match avant mes débuts, mais je ne suis pas entré. Au match suivant, sur le terrain du Chievo, nous étions 5 Primavera parmi les convoqués. Jankovic avait des crampes et le mister m’a dit d’aller m’échauffer. Durant ces minutes je sentais que le rêve était toujours plus proche, j’étais tendu et très ému, mais j’avais une envie incroyable. J’étais entré à 0-0 et nous avions gagné, j’avais été au départ de l’action. Un début de rêve. Si j’ai toujours joué comme attaquant ? Dans ma jeunesse j’ai joué à tous les postes, même gardien. Ensuite, j’ai joué relayeur jusqu’en U15. Je suis passé sur l’aile droite, avant d’être mis sur le côté gauche où j’y suis toujours resté. A part à Padova, où ils m’ont mis meneur de jeu. Un joueur de qui je m’inspirais ? D’abord Ronaldinho, mais surtout Kakà. J’allais toujours voir ses skill sur Youtube, chaque jour, quand je rentrais chez moi j’essayais de les reproduire. J’ai beaucoup appris de lui. Je l’ai toujours admiré comme joueur et puis, quand je l’ai connu, aussi comme personne.

Le meilleur conseil que j’ai reçu dans ma carrière ? Ceux de mon père, avec lui j’ai traversé toute ma carrière. Il m’a toujours suivi, il a changé de travail et de vie pour que ma carrière fonctionne. Il m’accompagnait, moi et mes coéquipiers, sur le terrain. Il a fait de grandes sacrifices et j’ai beaucoup appris de ça : il faut faire beaucoup, travailler, maintenir hautes les ambitions, ne jamais se contenter de ce qu’on fait. Et puis de rester humble, malgré les succès. Les conseils que je donnerais à un jeune ? Jouer au football avec passion, il faut vivre avec joie. Vouloir le maximum de soi, ce que tu fais ne suffit jamais. Le moment le plus difficile de ma carrière ? Quand j’ai été opéré du pied gauche en 2013. Ma première vraie blessure. C’est peut-être le pire jour de ma vie. Parce que après trois mois, je me suis à nouveau blessé, au second match de mon retour. Et le Mondial était proche. Avec le médecin on a choisi le chemin de l’opération, mais ensuite je suis arrivé à récupérer seulement en mai. J’ai été arrêté presque une année entière. Dans ce moment j’ai compris qui étaient mes vrais amis. J’ai reçu, de l’extérieur, beaucoup de critiques qui m’ont fait du mal. Cette période m’a beaucoup enseigné. A quels joueurs je suis le plus lié ? Je suis très lié à Mattia Perin, on a passé nos années ensemble au centre de formation du Genoa. Ici à Rome j’ai connu un ami : Lorenzo Pellegrini, on passe beaucoup de temps ensemble. On dit que je suis le plus fort de l’équipe au billard ? Cela dépend des règles. Certains coéquipiers se sont fortement améliorés, Florenzi est très fort. Mais si on joue au snooker, comme chez moi, tous disent que je suis le plus fort. C’est une passion qui a démarré en 2010, et puis qui s’est accentué quand j’ai su qu’une académie ouvrait à Savona, ma ville de naissance. J’étais au Milan, et j’allais y jouer lors de mon temps libre. A Rome vit le champion italien, Gianluca Manoli, avec qui je fais quelques parties. Il y a quelques mois, j’ai même été voir un Masters à Londres.

Mon activité sur les réseaux sociaux ? Je partage cela avec mon frère, Manuel. Il est passionné des nouvelles technologies et du monde digital. Nous avons notamment investi dans des start up dont une grande partie des recettes vont dans le caritatif. Nous investissons pour le futur. Cette saison les blessures m’ont stoppé dans les meilleurs moments ? Au niveau personnel, je suis satisfait de la continuité que j’ai eu cette saison. J’ai progressé, je me sens plus mature, j’ai changé ma phase de finition et mon rendement en général. Tout me donne une meilleur croyance en mes propres moyens. Au niveau de l’équipe, nous avons laissé trop de points en route, nous pouvions faire mieux. Mais le classement laisse encore la possibilité de se reprendre. Nous sommes à un point de la Champions. Il reste 6 matchs et nous avons toutes nos chances pour valider cet objectif. La victoire contre la Sampdoria a donné une plus grande motivation pour la suite ? Cela a donné plus de conviction et je crois que ça a été la même chose pour l’environnement. Cela nous a rapproché de notre objectif, qui est devenu réalisable. Désormais nous ne devons laisser passer aucune occasion. La saison passée, avec notre parcours, nous avons démontré que nous sommes une équipe de Champions League. On mérite d’être parmi les meilleurs et nous voulons revivre ces émotions. Mon 100ème match avec la Roma face à l’Empoli, avec un but et le brassard de capitaine que Florenzi m’a laissé à la fin du match, si je me sens un sénateur du vestiaire ? Cela a été une grande émotion, une fierté. C’est la première fois que je le portais au bras en Serie A. J’étais déçu que Ale doive sortir, mais porter le brassard pour dix minutes m’a donné une motivation incroyable.

C’était le premier match de Ranieri, comment je me trouve avec lui ? Il a essayé de donner une empreinte positive basé sur le groupe et sur l’aide réciproque. Il demande de lutter sur chaque ballon et nous le suivons. C’est un entraîneur de grande expérience, qui communique beaucoup, même avec les jeunes. Difficile de devoir saluer Di Francesco, surtout après la douloureuse élimination contre Porto ? Non, un entraîneur est toujours le premier à le payer. Il s’est mis à disposition, il a tout donné ce qu’il avait pour la Roma et pour nous, il a essayé de transmettre son idée de jeu. Ce que nous avons fait ensemble la saison passée ne s’oubliera pas, même lui est entré dans l’histoire en allant en demi-finale de Champions. Il laisse sûrement un beau souvenir. Bientôt je ferais une expérience avec les joueurs de « Calcio Insieme » le projet de Roma Cares ? Il y a trois ans, j’ai été à l’origine d’un accident de la route, une erreur qui peut arriver à tous. j’ai assumé toutes mes responsabilités et j’ai proposé de faire quelque chose de socialement utile, sans attendre la sentence de la justice. J’ai souvent collaboré avec Roma Cares dans diverses activités et j’ai essayé de le faire aussi à cette occasion. Mon intention était de transformer cette épisode négative en une expérience positive, autant pour moi que les enfant qui seront là. J’ai lu que j’aurais évité l’incarcération avec une punition, mais pour moi passer du temps avec ces enfant est tout sauf une punition. Cela sera une opportunité émouvante ».