Duel de Titans, entre la Louve et son dauphin

Avant cette trêve de 15 jours, l’AS Roma avait réalisé une série impressionnante de 7 victoires consécutives, dont la dernière sur le pelouse de l’Inter (3-0). C’est donc fort de cette série que les giallorossi accueillent à l’Olimpico le Napoli de Benitez : Le leader face à son dauphin. Rudi Garcia pourra compter sur un groupe quasiment au complet, et tentera de continuer sur cette dynamique positive (20 buts inscrits et 1 encaissé).

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La conférence de Rudi Garcia

« Benitez est un grand entraineur et un exemple »

« Benitez ? C’est un grand entraineur, un exemple. Il a tout gagné, avec beaucoup de titres. C’est un bon entraineur, intelligent, ça sera un plaisir de pouvoir parler avec lui, avant ou après le match. La compo ? Vous savez comment je fonctionne, je choisirais demain. A gauche j’ai le choix : Torosidis est en forme, je peux reculer Marquinho ou insérer Romagnoli. Tous les joueurs qui sont entrés dans l’équipes, comme Dodo ou Torosidis, ont été au niveau. Cela ne change rien, la chose la plus importante est le niveau, qui est le même indépendamment du jeu. L’enthousiasme peut être négatif ? J’espère que les compliments seront encore d’actualité après le match. Le problème de ces deux dernières semaines sans les internationaux a été de travailler sur ce match. Aujourd’hui j’avais tout mon groupe. C’est un moment intéressant pour faire progresser certains jouer et travailler sur les points forts et faibles. C’est mieux d’avoir tout l’effectif. Strootman a un petit problème au talon, tout comme Gervinho. Nous avons le temps de choisir, certains sont prêts à jouer : Ljajic a fait une excellente semaine et il peut faire la différence. Je préfère avoir l’embarras du choix que le contraire.L’importance de ce match ? C’est un grand match. Mais ça n’est que la 8ème journée, il n’y a pas plus de 3 points en jeu. Je n’oublie pas que le Napoli est construit pour gagner le Scudetto et jouer la Champions. Cela veut dire qu’ils ont quasiment deux équipes du même niveau et cela les rends favori. Nous chercherons à faire l’exploit.

« Dodo n’est pas seulement un bon joueur, c’est un jeune latéral moderne qui me plait ».

Comme pour le derby, il ne faut pas jouer mais gagner ? Nous jouons toujours pour gagner, à domicile comme à l’extérieur. L’adverse n’a pas d’importance, nous devons toujours jouer pour gagner. Ensuite cela dépend du match, nous verrons, si nous avons l’opportunité de gagner nous devrons la saisir. Continuer notre série serait une chose importante, mais je suis sur que ce choc aidera les joueurs à aller de l’avant. Nous ne devons pas penser au classement, nous devons penser à bien jouer et faire de notre mieux. J’espère voir une rencontre spectaculaire et j’espère qu’à la fin nos tifosi seront heureux. Un avantage d’être un entraineur étranger ? Je ne sais pas. Ici en Italie il y a beaucoup d’entraineurs de grand niveau, je n’oublie pas notamment que la Juve a fait 6 victoires en 7 matchs, comme Naples. L’Inter a fait aussi un bon début. Nous verrons en fin de saison. Aujourd’hui ce n’est pas un match entre Benitez et moi, mais un Roma-Napoli, rien de plus. Aucune équipe n’a perdu le Scudetto après 8 victoires de suite ? Je n’y pense pas. Il suffit de regarder le championnat espagnol, où l’Atletico a fait un 8 sur 8, mais ils sont égalité avec le favori Barca. Ici c’est pareil, Juventus et Napoli sont favoris. Pour l’heure tout va bien, cependant faire le sprint final avec ses favoris peut être un objectif. Des internationaux revenus heureux ? Cela peut être une motivation en plus. Je le vois dans le vestiaire, surtout avec Pjanic et Florenzi à qui ils arrivent des choses fantastiques, et cela peut aider. Comment gérer le premier résultat négatif ? Je ne pense pas à cela. Au début du match nous sommes à 0-0, après j’espère que la meilleure équipe gagnera, et que demain nous serons les meilleurs. Nous jouerons chez nous, ça sera un avatnage. Il y aura beaucoup de grands joueurs sur le terrain, ça peut être un grand match comme un banal 0-0. Dodo ? Son problème est d’avoir connu une grave blessure. La chose la plus importante pour lui est de pouvoir s’entrainer normalement et de travailler. Je le vois changer sur le plan physique, nous avons travaillé sur les différentes phases de jeu. Il a le talent, pour moi il sera un latéral moderne. Il me semble qu’il a changé après sa blessure, cela lui a apporté de la maturité. Il est plus tranquille et serein, il n’est pas seulement un bon joueur, mais un jeune qui me plait. Une Roma avec la tête ou le coeur ? Avec tout. Ce matin les joueurs ont fait un entrainement avec un grand enthousiasme qui me fait penser que nous sommes prêts, malgré la trêve.

« Autant la Roma que le Napoli peut s’adapter à différentes situations »

Capable de faire face à plusieurs situations ? Nous avons montré contre l’Inter que nous pouvons faire différentes choses. En temps normal nous avons la possession du ballon avec des mouvements et peu de touches, mais nous avons vu que nous pouvons aller très vite vers l’avant. Pour le moment nous sommes forts sur le plan défensif, c’est une arme en plus pour nous. Le Napoli a beaucoup de talents devant, c’est une équipe qui a un grand équilibre, avec un bon gardien capable de relancer balle au pied. Nous devrons être très concentré pour gagner ce match, la tête sera importante, tout comme le rythme et l’enthousiasme. Défavorable de jouer le vendredi ? Cela ne change rien. Ne pas jouer ou jouer à Naples aurait été pire. Nous avons des joueurs qui ont joué il y a quelques jours, mais eux aussi. Je n’oublie pas que eux auront un match très important contre Marseille mardi, et qu’ils ne pourront pas faire de résultat négatif en Champions. Je n’ai pas de doute sur le fait qu’ils joueront à fond ce match et nous le ferons aussi. Les joueurs que je crains chez eux ? Toute l’équipe. Si Higuain ne joue pas ils ont Pandev, si Insigne ne joue pas il y a Mertens. Ils ont un effectif adapté pour jouer tous les trois jours, ils peuvent changer beaucoup de joueurs sans abaisser le niveau. Je suis concentré sur mon équipe, si nous jouons notre football nous aurons la possibilité de gagner. Si quelque chose ne me convainc pas ? L’équipe parfaite n’existe pas. Pour le moment c’est une machine qui va très vite, mais nous ne devons pas oublier d’om nous venons. Tous les voyants sont au vert, mais le chemin est encore très long. Un Napoli plus équilibré après la perte de Cavani ? C’est une équipe complète, une vraie équipe. Ils ont des attaquants rapides, ils sont forts en contre-attaque. Une équipe qui sait garder la balle, qui sait tout faire. Je pense que c’est encore mieux de jouer contre une équipe forte, cela sera encore plus beau si nous gagnons. L’influence d’une mentalité gagnante ? C’est facile, c’est le travail de tous. La chose la plus importante est de travailler d’abord sur le jeu, comprendre le jeu que nous voulons faire, l’identité de jeu. Pendant le ritiro j’ai vu des choses importantes, nous savons que nous étions sur le bon chemin. La confiance pour un joueur est fondamental, un joueur qui n’a pas confiance ne joue pas bien. C’est peut-être le cas de De Rossi. Ce n’est pas normal qu’un joueur joue bien en équipe nationale et moins bien en club. Cela est le mérité de tous. Petit à petit les choses ont changé par rapport à la saison passée. Je vois de plus en plus de signaux positifs ».

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Du côté de Trigoria

L’AS Roma de Rudi Garcia réalise de très loin le meilleur début de saison de l’historie du club giallorosso. Si les victoires face aux deux promus (Livorno 2-0 et Verona 3-0) ont laissé des doutes sur le niveau réel de l’équipe, la victoire sur la pelouse de Parme (3-1), mais surtout lors du derby face à la Lazio (2-0) a définitivement lancé les giallorossi sur les bons rails. Ces 4 victoires consécutives ont amené un enthousiasme, qui a permis d’aller chercher un succès sur la pelouse de la Sampdoria (2-0) dans la difficulté, grâce aux deux francophones Benatia et Gervinho. Avec le feu d’artifice par la suite avec une victoire 5-0 à l’Olimpico face à Bologne, et un festival de Gervinho. Le véritable test arrivait donc juste avant la trêve internationale, avec un déplacement sur la pelouse de l’Inter de Mazzarri : Test validé avec grand succès, et une victoire sur le score de 3-0. Si rien ne semble capable de stopper la Louve, c’est son dauphin, le Napoli de Benitez, qui va tenter de stopper cette série demain soir à l’Olimpico. Jusqu’ici les romanisti font donc un carton plein : 7 victoires en 7 matchs, soit 21 points, meilleure attaque (20 buts marqués) et meilleure défense (1 but seulement encaissé, dont 5 matchs sans prendre le moindre but pour De Sanctis). Totti pointe pour l’heure à la première place des meilleurs passeurs avec 6 passes décisives, tandis que Florenzi culminent à 4 buts. Attention à ne pas sombrer dans l’excès d’enthousiasme…

Rudi Garcia a livré sa liste officielle de convoqués pour la cinquième journée de Serie A, qui se jouera vendredi soir face au Napoli. Le mister français a appelé 23 joueurs. Parmi les absents on retrouve Mattia Destro (qui récupère de sa blessure au genou), Federico Balzaretti (suspendu) et Tin Jedvaj (avec la Croatie U19. A l’inverse, Maicon et Michael Bradley font leur retour de blessure U19. Pour le reste, tout le monde est sur le pont et à disposition.

Concernant le onze de départ, De Sanctis gardera logiquement la cage. La défense centrale sera de nouveau guidé par Benatia et Castan, avec Maicon à droite et la première de Dodo à gauche (même s’il est pas à exclure Torosidis). De Rossi évoluera devant la défense, avec la paire Pjanic et Strootman qui s’occuperont de la création du jeu au milieu. Devant, Totti retrouvera sa place axiale en attaque, avec Florenzi et Gervinho autour de lui (même si Ljajic pourrait se voir offert un chasuble de titulaire).

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L’adversaire du jour

Après une grande saison dernière, en terminant dauphin de la Juventus, le Napoli avait la lourde tâche de récidiver cette saison. Et jusqu’ici cela est chose faite, du moins en Serie A. En effet les azzurri ont réalisé un début de saison canon : 6 victoires et 1 nul, où seul Sassuolo a réussi à les accrocher (1-1). Il faut aussi relativiser le fait que leur début de calendrier a été assez favorable, avec seulement un déplacement face au Milan à devoir bien gérer (où le tournant du match fût l’arrêt sur penalty de Reina sur Balotelli).  Jusqu’ici, le Napoli s’est déplacé à 3 reprises, pour 3 victoires avec 8 buts marqués et 3 buts encaissés. Tout match de Serie A compris, l’équipe de Benitez a inscrit 18 buts et encaissé 4. Sur la scène européenne cela est un peu plus laborieux, avec cependant une belle victoire face à Dortmund (2-1), mais une défaite face à Arsenal (2-0).

Sur le mercato, le Napoli a du faire face à quelques changements importants : A commencer par les départs du leader défensive Campagnaro et de l’entraineur Mazzarri du côté de l’Inter, ainsi que celui du buteur Cavani au PSG. Pour palier à cela, un recrutement qualitatif a été fait, avec trois recrues du Real Madrid : le défenseur Albiol, l’ailier Callejon et le buteur Higuain. Viennent s’ajouter à cela les jeunes joueurs offensifs Mertens (belge) et Zapata (colombien). On oubliera pas le gardien brésilien Rafael (qui a été proche de la Louve cet été) et le croate Radosevic.

Le mister Benitez pourra compter sur un groupe au grand complet, où seul le latéral colombien Zuniga manque à l’appel.

L’équipe sera composé demain de Reina dans la cage. La défense sera constitué de gauche à droite par Maggio, Albiol, Britos et Mesto. Au milieu la récupération sera confié aux suisses Inler et Behrami. En pointe Higuain sera soutenu par Hamsik dans l’axe, avec Callejon et Insigne sur es côtés.

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Les dernières confrontations

2012/2013 : AS Roma 2-1 Napoli (Marquinho, Destro)
2011/2012 : AS Roma 2-2 Napoli (Marquinho, Simplicio)
2010/2011 : AS Roma 0-2 Napoli
2009/2010 : AS Roma 2-1 Napoli (Totti x2)
2008/2009 : AS Roma 1-1 Napoli (Aquilani)
2007/2008 : AS Roma 4-4 Napoli (Totti, Perrotta, De Rossi, Pizarro)
2000/2001 : AS Roma 3-0 Napoli (Delvecchio, Totti, Batistuta)
1997/1998 : AS Roma 6-2 Napoli
1996/1997 : AS Roma 1-0 Napoli
1995/1996 : AS Roma 4-1 Napoli

Le Napoli n’est venu gagner qu’à une seule reprise lors de ses 10 derniers déplacements dans la capitale face aux giallorossi. On trouve un bilan de 6 victoires, 3 nuls et 1 défaite pour l’AS Roma. Cependant, depuis sa remontée parmi l’élite en 2007, la Louve n’a battu les azzurri qu’à deux reprise. Des matchs assez souvent réputés pour être prolifique en buts. A noter que Marquinho a toujours scoré face au Naples à l’Olimpico.

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Le duel du match

EstebanCambiasso / Daniele De Rossi : L’élève défie le maitre. Les chemins de Garcia et Benitez, tous deux d’origine hispanique, se sont déjà croisés par le passé. En effet, alors qu’il est dans le staff de Saint-Etienne, le mister français vient effectuer il y a environ 10 ans un stage sous la houlette de l’entraineur de Valence de l’époque (double champion d’Espagne et finaliste de la Champions League. Rudi avouera avoir beaucoup appris tactiquement de l’entraineur espagnol, et lui voue un véritable culte. Encore méconnu, Garcia avait été pris sous son aile par Benitez qui lui avait offert toute sa disponibilité. Quelques années plus tard, en 2010, les deux hommes se retrouvent ensemble pour la première fois sur les deux banc de touche : Garcia avec Lille et Benitez avec Liverpool. Largement favori, ce dernier accède au 1/4 de finale de l’Europa League avec une victoire 3-0 au retour (pourtant défait 1-0 à l’aller). Mais l’entraineur français lui avait déjà donné du fil à retorde, avec un effectif pourtant peu étoffé. C’est donc une nouvelle fois que les deux coachs vont se retrouver, avec l’un dans la peau de leader, et l’autre dans le rôle du dauphin. Un véritable duel de titans donc, entre les deux seuls entraineurs étrangers de la Serie A.

Mais il faudra suivre de près de très nombreux duels sur la pelouse de l’Olimpico. A commencer par les deux expérimentés gardiens Reina et De Sanctis. L’un des gros duels sera entre le meneur de jeu Hamsik et la sentinelle du milieu De Rossi. Maicon aura fort à faire face à Insigne, tout comme Dodo avec Callejon. Enfin, on assistera à de l’impact physique entre la paire suisse Inler-Behrami face à Strootman-Pjanic qui chercheront à faire parler leur technique. La charnière Benatia-Castan devra elle communiquer pour museler le buteur Higuain, tandis que Gervinho et Florenzi tenteront de mettre Maggio et Mestro dans le rouge.

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L’arbitre du match

L’arbitre de la rencontre sera Monsieur Orsato. Cet arbitre a un bilan positif face aux giallorossi, puisqu’on retrouve 5 victoires, 4 nuls et 3 défaites. Ces trois défaites furent obtenu récemment : D’abord lors de la défaite 4-3 face au Genoa (après avoir mené 3-0, match qui a coûté la place à Ranieri), la défaite à Lecce la saison passée avec Luis Enrique et enfin la défaite lors de la finale de Coupe contre la Lazio. En 6 matchs à domicile son bilan est de 3 victoires, 2 nuls et 1 défaite, dont le 1-1 face à la Juve l’an passé (avec le penalty manqué de Totti). De son côté, le Napoli a un bilan à l’équilibre, avec 5 victoires, 6 nuls et 5 défaites avec cet arbitre.

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Les équipes probables

AS Roma (4-3-3):
De Sanctis
Maicon-Benatia-Castan-Dodo
De Rossi
Pjanic-Strootman

Florenzi-Totti-Gervinho

Remplaçants: Skorupski, Lobont, Burdisso, Torosidis, Marquinho, Bradley, Taddei, F. Ricci, Ljajic, Caprari, Borriello.
Blessé(s): Destro
Suspendu: Balzaretti
Sélection : Jedvaj (Croatie U19)
Choix technique: Julio Sergio, Guberti

Sampdoria (4-2-3-1): Reina; Maggio, Albiol, Britos, Mesto; Inler, Behrami; Callejon, Hamsik, Insigne; Higuain.