Photo tirée du site Tuttosport.com

Eusebio Di Francesco s’est exprimé ce jeudi au micro de Roma Radio :

« Ce qu’il se passe à Trigoria en cette saison ? Sincèrement, je regarde toujours vers l’avant. Je dis que nous avons crée une belle atmosphère. Je viens avec grand plaisir très tôt le matin, saluant un peu tout le monde. Si on va au travail avec plaisir, le reste vient tout seul. Si j’imaginais que ça se passerait ainsi ? Je cherche toujours à être moi-même, portant ma méthode et mes idées, sans me trahir. La chance est que certaines idées sont arrivés avant dans la tête des joueurs et de l’environnement. J’espère que cela reste ainsi pour longtemps et qu’on ne puisse pas tout jeter pour quelques résultats négatifs. Les défaites peuvent être salutaires, cependant dans certains contextes ils peuvent servir à donner une secousse, comme la défaite face au Napoli. Comment on réussit à passer de Sassuolo à la Roma ? Le footballeur veut de la clarté de la part de l’entraîneur. Les compétences deviennent importantes. Les joueurs d’aujourd’hui veulent comprendre le pourquoi de ce qu’on leur demande, ils sont plus curieux. Les gens doivent s’informer sur ce que l’entraîneur fait durant la semaine. Le match est le point final d’une semaine. Turnover ? Sans hypocrisie, l’entraîneur sait quelle est son équipe-type. Cependant, il y a un parcours de croissance, et parfois ceux qui partent de derrière peuvent dépasser les titulaires initiaux. Les joueurs ont compris que le groupe compte plus que les individualités. Faire adoucir l’aspect individuel des joueurs a été un aspect important. Qualité de l’effectif ? Nous avons fait le choix d’avoir deux titulaires par poste, en sachant que ces deux ne soient pas identiques. Dans la rotation que je fais, je m’arrange pour ne pas mettre les nouveaux joueurs tous ensemble.

Sur le terrain la technique n’est pas la seule chose qui compte, mais aussi la qualité de leadership dans un groupe. La défaite de Vigo en est l’exemple, où j’ai mis beaucoup de nouveaux joueurs. Peut-être que eux ont été trop vite jugé, mais cela a été un moment de croissance. Parole d’ordre ? Ne pas se contenter de ce qu’on a fait. Aujourd’hui encore plus et c’est ce que je dirais aux joueurs tout à l’heure. Nous ne devons pas trop exulter, le trop ne va pas bien dans toutes choses. J’attends le maximum de mes joueurs et chaque jour nous devons démontrer que nous pouvons bien faire. Si j’ai déjà ma formation en tête pour dimanche face au Chievo ? En tête j’ai une ossature, puis il y a les rotations qui dépendent de la condition physique. Parfois c’est le joueur lui-même qui me dit qu’il n’a pas 90 minutes dans les jambes. Parfois cependant je choisi aussi un joueur pas au maximum parce qu’il est fondamental pour le match concerné. Si j’ai regardé les matchs de Champions d’hier ? Hier j’ai rendu visite à mon père et c’était une très belle journée. ll faut vivre le football avec qualité et non avec quantité. Dans ma tête, la Roma vient avant, puis l’adversaire dans un second temps ? Oui, mais les joueurs doivent savoir ce qu’ils ont en face. Qarabag a changé de formation peu avant la rencontre, avec Beccaccioli nous avons montré des vidéos de Ismayilov à Kolarov. Ce qu’il faut améliorer pour faire bingo ? Nous devons faire mieux dans la recherche de profondeur. Parfois certains gestes sont forcés. Celui qui ne tente pas ne se trompe jamais, et parfois nous devons forcé les gestes pour faire mal à l’adversaire. Puis nous devrons aussi réussir à concrétiser plus ».