Site AS ROMA

Décryptage des 6 candidats au rôle d’entraîneur

Alors que Rudi Garcia semble au plus proche de quitter le banc de l’AS Roma, le site Cesololaroma vous propose une description des 6 candidats au poste d’entraîneur de la Louve (sous-réserve de l’état de forme des joueurs actuels et d’un éventuel mercato fait par le coach futur).

Marcelo Bielsa
Son football est très intense, vertical et rapide.
De part les courses verticales des joueurs de couloirs (ailiers et arrières latéraux qui n’hésitent pas à remonter), les lignes de passes se multiplient autour du porteur du ballon. Les ailiers qui d’ailleurs n’hésitent pas dans les appels.
Son point faible, c’est la création du jeu lorsque l’équipe adverse à le temps de se repositionner sur la défensive.  Pour l’anecdote, même Guardiola a avoué n’avoir jamais rencontrer une équipe avec une telle intensité.

Une des particularité de Bielsa réside aussi dans les entrainements : les vidéos. En effet, bon nombre de ses entrainements sont filmés et analysés par la suite. Mais ce n’est pas tout, par vidéo on entend aussi l’analyse des équipes adverses. Si cela parait normal, chez Bielsa c’est beaucoup plus exagéré: il va jusqu’a analyser les dix derniers match des adversaires.  Aux entrainements, tout est décortiquer : des mouvements du gardiens, aux déplacements sur coup franc, en passant par les relances défensives. Les séquences vidéos sont collectives mais aussi individuelles. Avec lui, ce que les joueurs font mal sera mis face à eux.

Il est a noté qu’il y a beaucoup de similitudes avec Zeman : Le jeu vertical et intense et les entrainements sans ballons.  Si Zeman commence souvent les deux premières semaines de préparation sans ballon, Bielsa fait pareil aux entrainements. Car ce sont les exercices de pressing sans ballons qui sont la clé de voute.

Le système qui permet à Marcelo Bielsa de garder tous ces fondamentaux est le 3-3-3-1. L’objectif : un joueur libre du coté adverse (un central)
afin d’avoir un joueur supplémentaire en mode couverture. Cependant, l’Italie n’est ni la France ni l’Espagne. Et compte tenu  que Bielsa s’adapte aux adversaires, il passerait probablement en défense à 4. Cela tombe bien puisqu’il pratique aussi le  4-2-3-1 (à Marseille, ce système était beaucoup plus prolifique que la défense à trois).

Modèle selon le 4-2-3-1:

Sczsesny
Florenzi- Manolas – Rudiger – Digne
De Rossi – Nainggolan
Salah – Pjanic – Gervinho/Falque
Dzeko

Modèle de 3-3-3-1:

Sczsesny
Manolas – Castan – Rudiger
Florenzi – De Rossi – Digne
Salah – Pjanic – Falque
Dzeko

——————————————–
Antonio Conte
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Antonio Conte n’est pas un farouche mordu du 3-5-2. Bien au contraire, il cherche à s’adapter à son effectif avant tout. Pour preuve, lors de son arrivée à la Juventus, il prônait un 4-2-4 avec comme ligne de  défense Lischteiner – Bonucci – Chellini – De Ceglie. Le Milieu était composé de Marchisio – Pirlo et l’attaque était composée de  Pepe – Del Piero – Matri/Quagliarella – Vucinic. Oui mais voila, Vidal rapidement, explose et oblige Conte a revoir ses plans et  à passer en 4-3-3. le système du 3-5-2 vient à la mi-saison en 2012 (tout comme ses saisons) mais sera souvent alterné  avec le 4-3-3, système qu’il voulait mettre en place avant son départ.

Un peu comme Garcia, le jeu de Conte prône la possession du ballon et la maitrise du jeu, avec des ailiers ayant un énorme coffre physique puisque ceux-ci sont amenés à partir à l’attaque et à défendre constamment. Son équipe cherche souvent à presser, de manière à étouffer l’adversaire. Tout ceci en fonction de qui est en face (par exemple, elle a toujours attendu que la Roma fasse le jeu, sachant qu’elle voulait le ballon).   Avec lui, le jeu ne sera pas forcément chatoyant (voire pas du tout) et il arrivera qu’elle gagne souvent de cette manière. Avec lui, finit les 4-3, les 3-3 et autres, place aux 1-0.  A la Roma, Conte pratiquerait encore une fois ses deux systèmes fétiches. Si nous nous en tenons aux joueurs dont le club romain  dispose aujourd’hui, nous aurions un système équivalent à celui ci:

Il est difficile de penser le dispositif que Conte pourrait mettre au point car les problèmes sont les suivants :
La Roma n’a pas d’arrière droit valide (Maicon plus que sur la fin et il considère Florenzi comme un milieu)
Digne n’a (aujourd’hui) pas le coffre physique pour faire le travail proné par Conte.
Dans le cas ou Florenzi devrait jouer Milieu, cela veut dire que un de Nainggolan – Pjanic ou De Rossi passerait remplaçant.

Dans les cas ou Conte passerait en 3-5-2 on aurait :

Sczsesny
Manolas – De Rossi – Castan
Florenzi – Nainggolan – Keita* – Pjanic – Digne/Gervinho
Dzeko – Salah

———————————–
Marcello Lippi
Le doyen de cette liste, mais quel doyen ! A 67 ans l’italien a tout gagné ou presque. Ancien défenseur de formation il base sa formation sur la défense avant tout. C’est un maitre tacticien qui n’est jamais cantonné qu’à une seule tactique. En 32 ans de métier d’entraineur et une ribambelle de trophée ( Une coupe du monde, une coupe intercontinentale, une Supercoupe d’Europe, une Ligue des champions, une Ligue des champions asiatique, cinq scudetti, 3 championnats de Chine, une coupe d’italie, une coupe de Chine et 4 suppercoupes d’Italie) et un honorable 52% de victoires en carrière d’entraineur.

Son système de jeu est le 4-3-3 ou le 4-2-3-1, avec une assise défensive parfaite son gout pour la défense lui a souvent été reproché du fait de développer un jeu peu attirant mais les résultats parlent pour lui.

Incontestablement sa venue apporterait une grosse expérience et la stabilité défensive dont on souffre actuellement parfois, il connaît bien l’Italie et l’italien donc pas d’acclimatation. Cependant on peut se demander si objectivement le sortir de sa retraite est une bonne idée, à l’aube de ses 70 ans bientôt est ce qu’il ne serait pas dépassé par le football moderne qui ne cesse d’évoluer ? Ne faut il pas un entraineur plus jeune pour porter le projet sur la duréee ?

Son 11 s’il devait venir pourrait ressembler à ça :

Szczesny
Maicon Manolas Rudiger Digne
De Rossi Nainggolan
Florenzi Totti Pjanic
Dzeko

———————————————-
Walter Mazzarri
Le sergent comme le surnomme la presse transalpine est la grande g***** de la liste mais il est connu pour être un bâtisseur. Il a fait des merveilles avec son Napoli en Italie grace en partie à son trio Lavezzi – Cavani – Hamsik. Ce surnom de sergent il le partage avec un certain Rudi Garcia, il est aussi parfois comparé à Mourniho, le principal point de comparaison avec ces entraineurs c’est qu’il fait adhérer les joueurs à sa philosophie de jeu.

C’est aussi celui qui a le moins de palmarès de la liste avec juste une coupe d’Italie. Il reste sur un gros échec à l’Inter malgré qu’il ait un pris un bon départ pendant 4 mois l’équipe s’est écroulé ensuite comme un château de cartes. Culminant à 41,4% de victoires son système de jeu est connu de tous : une défense à trois. Il oscille entre le 3-5-2 , le 3-4-1-2 et le 3-4-2-1.

Au moins il n’aura pas besoin d’acclimatation et n’est pas du genre à craquer sous la pression, quand on sait le poids de l’environnement de la Roma c’est un plus. Ce pendant il n’a jamais réussi à percer ailleurs qu’au Napoli, il n’est pas formateur encore moins que Garcia il préfère de loin les joueurs confirmés et n’a pratiquement lancé aucun jeune dans le football, on lui reproche aussi des préparations physiques très lourdes ce qui pose aussi problème à la Roma.

Si sa venue serait confirmée voici une formation possible :

De Sanctis
Manolas Castan Rudiger
Florenzi De Rossi Nainggolan Emerson
Pjanic
Dzeko Totti

—————————————
Jorge Sampaoli
L’entraineur argentin et actuel sélectionneur du Chili est certainement le nom le moins connu de la liste. Pourtant dans le métier Sampaoli est considéré comme un génie tactique aux stratégies …… imprévisibles. Disciple de Bielsa il exige beaucoup d’efforts de la part de ses joueurs mais moins que l’ancien entraineur de l’OM car Sampaoli privilégie la possession de balle. Il est également plus proche de ses joueurs que son idole. Son palmarès n’est pas très garni (3 championnats du Chili, 1 coppa sud-américaine, une coppa america) cependant il est nommé pour le prix honorifique d’entraineur de l’année aux cotés de Guardiola et Luis Enrique. Il faut dire que depuis la dernière coupe du monde son Chili fait sensation.

Sa philosophie de jeu se base sur des défenseurs centraux rugueux disposant impérativement d’une relance correcte, un pressing constant de la part de tous et de la mobilité offensive. Son système de jeu principal est un 4-3-1-2 mais il peut le modifier à l’occasion en 3-4-3 selon l’adversaire ou le déroulement de la rencontre. Surnommé le prof pour sa faculté à réinventer le football, il dispose d’un CV plus qu’honorable avec 57,9% de victoires en carrière atteignant meme les 75% de victoires en club.

Il a le mérite de pouvoir apporter de la fraicheur et sa science tactique reconnue de tous (il est aussi dans le viseur de Chelsea et de Porto) il a soif de victoires et son équipe montre du caractère ce qui manque à la Roma ces derniers temps. Cependant il n’a jamais entrainé en Europe, par conséquent pas d’expérience en Ligue des Champions, ne connaît pas le championnat italien ni la langue.

S’il devait venir sa formation avec les joueurs actuels pourrait ressembler à ça :

Szczesny
Maicon Manolas Castan Digne
Florenzi De Rossi Nainggolan
Pjanic
Dzeko Salah

————————————
Luciano Spalletti

Le mister toscan est déjà passé par la Roma. C’était en 2004 qu’il arrive, la famille Sensi (dirigeants de l’époque) décide de créer un nouveau cycle par l’intermédiaire du « divin chauve » qui venait
de finir 4e avec Udinese (1ère fois que le club arrive en ligue des champions grâce à lui).  Avec lui la Roma pourra se traguer d’avoir réalisé 11 victoires de suite alors qu’elle restait sur cinq match sans succès.

Il arrive dans une Roma sans grands moyens financiers, il faut recruter des joueurs pas chers mais efficaces. Par le fait qu’il n’aura jamais réellement  les joueurs désirés, il va devoir s’adapter. Il peine à trouver un 11 type, les joueurs changent match après match. L’une de ces plus grandes réussite  est d’avoir convaincu Francesco Totti de jouer en pointe, la charnière défensif sera Mexes-Chivu et la machine est lancée. L’Europe va découvrir l’un des  plus beau jeu du continent, sous un 4-2-3-1.

Le jeu de Spalletti demande une certaine verticalité qui consiste en une projection rapide de l’avant avec les latéraux qui n’hésitent pas à se mêler aux phases offensives. Le principe est de lancer les attaquants dans les espaces créés par les mouvements incessants de l’équipe. De part ces mouvements et cette interchangeabilité (on retrouve souvent les défenseurs très hauts), la défense adverse est submergée. Il est à noter que son jeu accorde une grande importance à la relance et son milieu nécessite un coffre physique et un bagage technique complet.  Effectivement il doit être capable de maintenir haut son équipe tout en maintenant un très faible écart entre le milieu et la défense.  Si la Roma de Spalletti attaque ensemble, elle défend ensemble aussi. Le jeu est tellement millimetré que la Roma parvient a avoir 5 joueurs aux abords de la surface de reparation adverse. De plus iles milieux maintiennent l’equilibre et appliquent un pressing haut. Par moment ils doivent se substituer aux defenseurs, qui se retrouveux eux aussi haut dans le jeu.

Voici une équipe type de l’époque :

Doni
Panucci – Mexes – Chivu – Cufré
De Rossi – Aquilani
Mancini – Perrotta – Taddei
Totti

Avec lui plusieurs modèles pourraient être proposés.

Sczsezny
Maicon – Manolas – Castan – Digne
De Rossi – Nainggolan
Salah – Florenzi – Gervinho
Dzeko

Il serait difficile d’avoir une Roma similaire à l’époque puisque bon nombres des joueurs dont il disposait n’ont pas leur pareil aujourd’hui.
Effectivement la Roma ne possède pas de Perrotta ni de Pizarro.

Sczsesny
Maicon – Manolas – Castan – Digne
De Rossi – Nainggolan
Salah/Florenzi – Pjanic – Gervinho/Salah
Dzeko

Twitter: @Antonino_Russo/ @La_Cub