De Sanctis: « Rudi Garcia ? La chose la plus positive »

Stadio Olimpico et Costard-cravate : Présentation et conférence de presse en grande pompe pour le gardien Morgan De Sanctis, qui arrive de quatre saisons au Napoli. Voici ses déclarations.

Italo Zanzi a introduit la conférence de presse : « Par chance, je n’ai pas besoin de faire une longue introduction. Morgan De Sanctis a une longue histoire ici en Italie et à l’étranger, nous sommes très contents qu’il soit avec nous. C’est un vrai leader sur et en dehors du terrain. Bienvenue à Rome ».

Quel est ton objectif personnel et celui de l’équipe ?
« Me concernant, je crois que la Roma sera à ce point de ma carrière mon dernier défi. J’arrive ici à Rome avec un très grand enthousiasme et une envie de bien faire. Concernant l’équipe, il est évident qu’après trois saisons sans Europe (en faisant abstraction du tour préliminaire contre le Slovan), l’objectif fondamental est de retrouver l’Europe, pour redonner les lettres de noblesses à un club aussi important ».

Comment vois-tu cette nouvelle saison ?
« Il est logique que la Juventus soit grand favori. Le Napoli a beaucoup changé, peut-être plus que ce que j’aurai pensé, mais ils ont construit un effectif très fort, qui donnera sûrement du fil à retordre à d’autres concurrents comme la Fiorentina et le Milan. Je vois notre équipe compétitive, où il faut ajouter la Lazio et l’Inter. Il y a 7 équipes pour 5 places (+ la place venant de la Coupe d’Italie), chaque année il y a une surprise qui pourrait être autre que l’Udinese. L’objectif est celui de rapporter l’équipe en Europe. Pour cela nous devons bien partir et jouer dès le début en équipe pour obtenir de grandes satisfactions ».

16 points entre l’AS Roma et le Napoli la saison dernière. L’écart a changé ?
« Lors de mes 4 années au Napoli, je dois reconnaitre que nous avons à chaque fois dépassé sur le terrain les attentes envers nous. Si nous parlions d’attentes, en ce moment la Roma est considéré comme derrière la Juventus et le Napoli, mais je suis absolument confiant après avoir connu l’entraineur, mes coéquipiers et la structure de la Roma qui peut faire des choses importantes. J’en avais la conviction avant de venir, je l’ai encore plus aujourd’hui parce que je connais tous les rouages autour de l’équipe et l’équipe elle-même. Il n’y aura jamais de manquement de résultats pour motifs technique et tactique, parce que l’équipe est forte et l’entraineur est bon. L’objectif est de construire une mentalité d’équipe forte, gagnante et compact, que les joueurs pensent d’abord à l’équipe et je suis convaincu que la Roma sera acteur de ce championnat ».

Lors des dernières années, le gardien de l’AS Roma a souvent été un poste difficile. Te sens-tu d’avoir les caractéristiques qui manquent aux gardiens de la Roma ces dernières années ?
« Je pense avoir les bonnes caractéristiques pour bien faire mon travail. Je crois que c’est un discours collectif, et tout particulièrement dans mon rôle où on doit faire la différence et donner sa contribution à toute l’équipe. Je crois que ce discours vaut pour les deux dernières saisons. Il a plutôt manqué l’esprit d’équipe que le gardien. Ce discours est lié à la valeur que je reconnais d’un gardien très important comme Stekelenburg ».

Tu es décris comme un leader de vestiaire. Penses-tu que ton caractère a eu une influence sur ton recrutement par la societa giallorossa ?
« Je crois beaucoup dans la valeur émotive d’une équipe de football. Cela fait 20 ans que je joue au football. J’étais très jeune, maintenant je le suis moins. Cela m’a toujours plu d’entretenir avec mes coéquipiers une relation constructive et être avec des joueurs généreux, qui sont toujours prêts à aider les autres. Cette année nous en aurons besoin et très probablement dans l’évaluation générale de la phase de recrutement – il faut demander cela à la societa – cela a été des discours qui ont influé, outre l’aspect technique. Maintenant un joueur de charisme doit savoir parler, mais également répondre sur le terrain ».

Quel est l’importance du dialogique pour un gardien ? Benatia et Castan constituent une charnière complètementaire ?
« Il est important que le gardien communique avec ses coéquipiers. Il y a des situations où on défend à 11, il faut communiquer tous ensembles. Il est fondamental de sentir une équipe qui parle, qui s’aide. Castan et Benatia ? L’équipe est forte, avec de très fortes valeurs. Il faut être unis et le démontrer sur le terrain, à travers un classement important ».

As-tu déjà noté des différences entre l’équipe de Mazzarri et Garcia ?
« Notre entraineur me plaut beaucoup. J’aime sa façon d’entrainer et de se comporter avec l’équipe. Quand je parle de choses positives, la chose la plus positive est l’entraineur. Il a obtenu des résultats, notamment un titre de champion de France ave Lille. J’avais la curiosité de le rencontrer et de le voir travailler. Cela est la chose qui m’a rendu le plus heureux, satisfait et confiance pour le processus de cette saison. La différence avec Mazzarri vient surtout du système et de sa défense à 3, mais j’espère qu’il réussira à faire un excellent travail en Italie. Il est là depuis 5 semaines, peut-être 6, il a su qu’il entrainerait la Roma au mois de juin. Malgré ce laps de temps il a montré son envie et sa capacité à apprendre l’italien de manière brillante, il communique très clairement et cela lui servira et l’aidera pour toute la saison.

Comment s’est passé l’adieu avec le Napoli ?
« Je vais en parler brièvement car nous sommes à Rome et cela intéresse peu. J’ai vécu 4 années merveilleuse, j’ai laissé un club important, qui a préféré renouveler et de regarder vers le futur dans ce rôle. Et cela, pour un joueur orgueilleux comme moi, cela ne pouvais pas me laisser indifférent. A mon âge j’ai besoin de me sentir acteur et que tout dépendent de mon rendement. Dans ces conditions, il est normal de prendre les bonnes décisions. Il y a eu l’opportunité de venir à la Roma, club ambitieux et avec un projet sérieux et j’ai demandé à mon employeur de changer d’équipe. Au début le club n’a pas été content, il y a eu des moments compliqués avec le président mais à la fin tout s’est réglé parce que ces 4 belles années ne pouvaient pas être balayé pour une série de choses dont je ne préfère pas parler, parce que cela pourrait être instrumentalisé. Je suis à la Roma et je suis très heureux d’être ici, comme je suis très heureux d’avoir fait parti d’un club comme le Napoli ».

Quand tu viens à l’Olimpico, tu as l’impression de jouer dans un stade raciste ?
« Si le discours est généralisé, on ne peut pas parler de racisme. Si on considère l’ignorance, la mal-éducation de quelques franges, cela arrivent dans beaucoup d’autres situations. Evidemment cela est arrivé plus d’une fois à Rome, les institutions ont décidé de prononcer des punitions. J’espère que cela puisse servir – Je le dis surtout pour la majorité de la tifoseria – à isoler ces personnes qui ne devraient pas faire cela. Mais cela n’est pas le cas qu’à Rome. Cela me déçoit un peu de ne pas pouvoir faire mes débuts sans une parti qui public, qui méritait de voir les début de sa propre équipe dans sa propre tribune ».

Sens-tu que tu arrives dans une équipe plus faible après les cessions d’Osvaldo et Marcos ?
« Je vous dirais cela à la fin de la saison. Nous comptons faire une grande saison. Sur le papier la Juventus a des qualités technique et une équipe supérieurs, les autres suivent en peloton. Les deux matchs face à eux nous jouerons notre carte à fond, mais je préfère faire les comptes à la fin, et notamment individuellement ».

Comment se passe l’intégration avec les coéquipiers de la défense ? Andreazzoli t’a raconté quelque chose sur la saison passée ?
« Je connais bien Aurelio, nous avons travaillé deux ans ensembles à Udine. Je l’estime beaucoup, surtout comme homme. Et l’aspect humain compte beaucoup plus que celui technico-tactique. Il était une figure secondaire par rapport à Spalletti. Je l’ai trouvé serein, j’ai parlé avec lui aussi lors de la saison passée. Je n’ai pas parlé qu’avec lui de la saison dernière, mais aussi avec les coéquipiers et quelques dirigeants. Le discours que j’ai fais avant est conditionné par les paroles et les pensées de ces personnes. C’est pour cela que je suis absolument convaincu qu’il ne manque rien à cette équipe et qu’il y a l’absolu nécessité de démontrer que nous sommes une équipe. Je connais très bien les joueurs de la Juve sur leur aspect humain, et cela fait la différence. La Roma doit faire la différence sur ce point de vue là, le point de vue du groupe. Je suis absolument confiant pour cela et on doit le faire le plus rapidement possible ».

Tu as déjà parlé avec Francesco Totti?
« Avec avons beaucoup parlé avec Francesco durant la tournée américaine. Nous avons beaucoup voyagé, en car ou en avion, et nous avons eu beaucoup d’occasions pour parler. Nous sommes d’accord sur le fait que cela doit être une saison importante je l’ai trouvé décidé, convaincu et enthousiaste. Je suis convaincu que Francesco pourra être important comme leader technique. Il aura encore un rôle important à l’intérieur du vestiaire, lui aussi devra se rendre compte du fait que c’est l’équipe qui fera une grande saison. J’ai également envie de parler de son contrat : Depuis 20 jours je lis dans la presse des choses qui n’existent pas. Francesco est absolument concentré sur ce qu’il a besoin de aire pour retourner à être grands. Vous avez parlé d’une saison positivé pour notre Capitano l’an passé, mais je suis convaincu qu’il puisse faire encore mieux. Aux résultats personnels pourraient être ajoutés un résultat d’équipe qui gratifierait les individualités. Francesco sera notre leader de vestiaire et sur le terrain ».

Après-demain, la Roma retrouvera pour la première fois les tifosi après la défaite en finale du 26 mai (pour la présentation à l’Olimpico). Cela sera important de retrouver le feeling avec eux ?
« Oui, très important, mais cela dépend de nous. Et c’est pour cela que nous espérons bien commencer la saison. C’est fondamental. Je n’ai pas vu le derby du 26 mai, mais j’ai pu en discuter avec certains et il est clair que cela a créé une très grande amertume, pas seulement pour les tifosi mais aussi pour les joueurs. Nous avons l’absolu nécessité de bien débuter pour remettre les tifosi de notre côté. Les tifosi ne sont pas une entité mystérieuse, ce sont des personnes qui aiment l’équipe et à Rome cette amour est viscérale. Ils ont besoin de se sentir derrière nous joueurs, parce que nous les présentons sur le terrain. Notre expression de jeu, notre engagement et les résultats seront jugés. C’est nous qui devons aller à leur rencontre. Je suis nouveau et je fais ce discours avec une grande sérénité, qui ne peut pas appartenir à ceux qui ont joué cette finale. Je comprends l’amertume des tifosi et le fait qu’ils puissent être enragé contre l’équipe. Il faut regarder le futur avec positivité et confiance, cette année je me sens de garantir qu’ils trouveront une équipe qui relèvera la tête. C’est une reponsabilité que tout le groupe doit avoir pour bien faire les choses. Nous y croyons beaucoup, mercredi il y aura la possibilité de le faire comprendre, l’équipe s’engagera à fond et réussira à faire des choses importantes ».

On est passé d’un projet jeune à l’ajout de joueurs d’expérience. Il n’a manqué que la mentalité à la Roma ?
« Seulement la mentalité. Surtout si je pense aux deux dernières années. Les qualités techniques sont là, les joueurs sont forts, indépendament de l’âge. Quand je parle de point de vue tactique je me réfère à l’entraineur, il est bon claire et simple. Il demande les choses de manière très efficaces. J’ai toujours eu un grands respects pour cette équipe quand je jouais au Napoli. Je me suis informé, pour en savoir plus. Cela fait 4 semaines que je suis là, et je suis convaincu que le passage clé sera de devenir une équipe, un groupe qui défend à 11 et qui attaque à 11. Si on a cela en tête, on peut y arriver, parce que la valeur humaine a augmenté grâce à une campagne de recrutement de qualité. Je ne parle pas du mercato, mais de ce point de vue la societa a fait un rafraichissement d’un projet qui semblait trop ambitieux pour un environnement comme Rome. Il faut avoir le juste mix pour faire de grands résultats ».

Comment juges-tu individuellement tes compagnons de la défense ? Un manque de vitesse dans la charnière ?
« Je pense que Castan, Burdisso, Benatia, Jedvaj, Balzaretti, Maicon, tous les défenseurs ont les caractéristiques pour pouvoir bien faire à la Roma et en Serie A, et certains l’ont déjà fait. La rapidité : Je n’étais pas là l’an passé, mais je peux imaginer que Marquinhos était rapide. J’espère qu’il y aura moins de 40-50 mètres à défendre. Les joueurs peuvent être rapide, mais s’ils doivent défendre un espace aussi large avec des joueurs aussi forts, la vitesse de Marcos ne suffira pas. Il faut regardes les chiffres, le problème a été le nombre de buts pris, dans un aspect défensif d’équipe. Si on participe à 11, si on lutte à 11. La Roma a subit beaucoup de buts avec Marcos, qui a été vendu à 35 millions au PSG, parce que c’est l’équipe qui compte. Je ne suis pas convaincu que cela peut être une défense plus ou moins forte par les caractéristiques des défenseurs. Je suis convaincu que l’on peut avoir une défense plus forte si tous défendent avec une grande attention, et dans ce sens l’entraineur est très important. Nous avons subit un but dans chaque match amical, c’est une chose à corriger. Nous devons nous améliorer, mais pas moi, pas Castan ou un autre, mais tous ensembles. Concernant Jedvaj, j’espère pour lui que la Roma sera tellement organisé que, au moment où on fera appel à lui, cela lui permettra de donner sa contribution plus facilement en fusionnant avec l’équipe ».

Il y a eu d’autres équipes qui t’ont cherché ? Pourquoi avoir choisi la Roma ? Osvaldo a déclaré en conférence que certains tifosi lui ont manqué de respect, qu’en penses-tu ?
« La Roma a été l’équipe qui a su me convaincre de changer d’air, parce qu’il s’agit d’un club important qui me permettra de terminer ma carrière européenne de la meilleure des façons avec qui j’espère avoir de grandes satisfactions. Concernant Pablo, je comprends son discours dans le sens où il est plus compliqué de jouer en Italie et d’avoir à faire avec les tifosi fou amoureux et très attentifs à ce qu’il se passe sur et en dehors du terrain. Cependant certainement Osvaldo se réfère à une minorité J’ai eu la possibilité de jouer dans une ville comme Rome ou Naples, j’ai pu aussi jouer à Galatasaray où la pression médiatique et des tifosi est très forte. Cependant, si on se comporte toujours de manière adéquate en rapport avec nos responsabilités, cela doit bien se passer ».