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De Sanctis, Charisme et leadership au service de la Louve

« Invaincu » en 180 minutes de Serie A, Morgan De Sanctis a semblé convaincre les derniers sceptiques à son égard. Doté d’un grand charisme et d’un leadership naturel, le gardien de 36 ans a de suite mis son emprise sur le club giallorosso, où il espère bien ne pas rater sa dernière aventure dans le monde professionnel, après une carrière riche et bien remplie.

Ses débuts dans le monde professionnel

Morgan De Sanctis est né le 26 mars 1977 à Guardiagrele. Il fera toute sa formation dans sa région natale, à Pescara. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’il effectuera ses premiers pas parmi le football professionnel. Alors qu’il évoluer en Primavera, les blessures des deux gardiens titulaires le propulsent directement sur le devant de la scène. Une première rencontre en Serie B, où il affronte Venezia et sort notamment un penalty de Christian Vieri, un domaine qui deviendra l’une de ses spécialités. Il disputera 3 saisons dans la seconde division italienne, dont une première pleine en terme de temps de jeu, avec 30 rencontres disputés et 49 buts encaissés (1,6 but par match).  Il jouera moins de rencontre lors de sa deuxième saison, mais aura une moyenne de buts encaissées assez similaire, avec 31 buts concédés en 18 rencontres (1,7 but par match). Sa dernière saison sous le maillot biancoblu sera de loin sa meilleure, avec 26 rencontres disputés et « seulement » 23 buts pris (soit 0.9 but par match). Au total, il aura disputé 79 rencontres, et encaissé 110 buts.

L’arrivée dans un grand club

Cela lui vaudra l’honneur d’être recruté par la grande Juventus, qu’il l’acquiert pour un peu moins d’1 millions d’euros, alors qu’il n’était âgé que de 20 ans. Alors que la « Vieille Dame remporte le Scudetto et rejoint la finale de Champions League, De Sanctis ne disputera pas la moindre rencontre de la saison, restant derrière Angelo Peruzzi et Michelangelo Rampulla. Lors de sa seconde saisons sous le maillot bianconero, il disputera 4 rencontres. Son premier match en Serie A fût lors d’un Juventus-Lazio, perdu 1-0 par les turinois. Il jouera ensuite deux autres matchs de championnat, ainsi qu’une rencontre de Coupe d’Italie.

Enfin titulaire parmi l’élite

Cherchant à gagner sa place avec l’Italie U21, il prend son envol et décide de rejoindre l’Udinese. Un club qui lui servira non seulement de tremplin, mais cela sera aussi l’équipe où il aura fait la plus grande partie de sa carrière, avec 8 saisons parmi l’élite  : De 23 ans à 30 ans. Il disputera alors trois premières saisons mitigées, avec notamment 29 matchs et 39 buts concédés (1,35 but par match), mais qui lui aura notamment permis de gouter par deux fois à des rencontres de Coupe UEFA. Dès lors, et ce à 25 ans, il trouvera une place de titulaire dans le Friuli qu’il ne quittera alors plus. 5 saisons, où il disputera entre 34 et 36 rencontres, avec une moyenne de 41 but encaissé par saison. Il y accumulera notamment de l’expérience sur la scène européenne 8 matchs de Coupe UEFA et 8 matchs de Champions League. Le « Pirate » (comme il est surnommé) aura notamment été coaché durant trois saisons par Luciano Spalletti (de 2002 à 2005), avec notamment une 4ème place lors de la saison 2004/2005. Il a d’ailleurs avoué récemment que le « Divin Chauve » a voulu l’apporter dans ses valises, lors de son arrivée à la Roma lors de l’été 2005.

Deux saisons à l’étranger

Alors qu’il atteint la trentaine, se voyant barré en sélection d’Italie par Gigi Buffon et ne trouvant pas une place de titulaire dans un « Big » club italien, il décide alors de tenter l’aventure à l’étranger. Cela commencera par un passage en Liga, avec le club du FC Seville. Une expérience décevante, où il disputera 8 matchs de championnat, 4 de Coupe et 1 de Champions League, pour au total 12 buts subits en 13 rencontres. Il décide alors de changer d’air, et de passer d’une ambiance chaude à une autre. C’est alors qu’il découvre la Turquie et le club de Galatasaray. Une équipe où il trouvera très vite une place de titulaire, à 31 ans. Durant cette saison, il disputera 31 matchs de championnat pour 35 buts encaissés, et 10 matchs d’Europa League (pour 12 buts subit). Une saison pleine qui lui permettra de retrouver la Serie A et un grand club italien, après avoir notamment remporté 2 titres de SuperCoppa à l’étranger.

La consécration avec le Napoli

C’est donc avec le Napoli qu’il redécouvre les joies du Calcio. Et d’entrée il récupère la place de numéro 1 du club azzurro. Il y disputera 4 saisons de championnat, où il ne manquera que 5 petits matchs, dont 2 saisons complètes au début de son aventure. Il y accentuera également son expérience sur la scène européenne, avec 12 matchs d’Europa League et 8 de Champions League. Et il n’est sûrement pas anodin dans le fait que son club napolitain réalisa de grandes saisons : D’abord 6ème, puis 3ème, ensuite 5ème et enfin 2ème. Son aventure dans le sud de l’Italie se conclura par sa meilleure saison avec notamment 28 buts encaissés en 34 matchs de Serie A, en faisant la seconde meilleure défense de Serie A, juste derrière la Juventus. C’est cependant avec un seul titre (une Coupe d’Italie), qu’il quitta cette aventure riche en émotion et expérience pour le gardien italien.

Une « petite » expérience avec la sélection de l’Italie

De Sanctis n’aura que peu briller avec le maillot de sa sélection nationale. Lors de sa première année dans le monde professionnel, il aura fait ses débuts avec l’Italie U18, avec 8 sélection (et 9 buts encaissés). Peu après, il disputera la finale de l’Euro U19 en 1995. C’est alors que les portes de l’Italie U21 vont suivre pour lui, et c’est notamment là qu’il va faire la rencontre d’un certain Francesco Totti, qu’il va donc retrouver à la Roma 13 ans plus tard. Il jouera dans l’équipe « Espoir » de 1996 à 2000, avec un tournoi où il terminera notamment Champion d’Europe en 2000. Après cela, il s’ouvrira les portes de la sélection A, mais se verra barré par des certains Pagliuca, Peruzzi ou encore Buffon. Il ne disputera donc que 6 petites sélections, où il atteindra cependant la finale de l’Euro 2012 l’été passée. A ce terme, il décide alors de prendre sa retraite internationale, pour se consacrer à ses dernières années de footballeur.

L’AS Roma et son dernier challenge

Alors que les tifosi de la Louve attendent un gardien capable d’apporter un véritable plus comparé à Maarten Stekelenburg, certains émettent des doutes sur la nomination de Morgan De Sanctis comme gardien numéro 1 du club de la Capitale. Mais dès les premiers matchs amicaux, le gardien de 36 ans va rapidement faire taire ses détracteurs, mettant notamment en avant son véritable leadership. Personne ne hurle autant que lui à l’entrainement ou en match, lui permettant de rassurer sa défense, et aider le placement du bloc défensif. Lors de sa conférence de présentation, il mettra tout le monde dans sa poche avec son franc-parler, et son charisme hors-norme. Auteur de bonnes prestations depuis son arrivée, tout le monde attend maintenant de le voir à l’oeuvre face à de grosses équipes, pour le juger de façon définitive…