Photo tirée du site Asrtalenti.altervista.org

Cristian Chivu, ex-joueur de l’AS Roma et de l’Inter, s’est exprimé au journal Il Messaggero :

« Le transfert de l’Ajax à la Roma avait failli sauter ? Oui, je me souviens bien de ce moment (rire, ndlr). C’était lors des derniers jours du mercato, j’avais passé 48h très compliqués. J’avais choisi Roma, de jouer à la Roma, être entraîné par Capello. A un certain point l’Ajax demandait des garanties bancaires qui n’étaient pas arrivés des instituts de crédits romains. Ainsi, Ronald Koeman m’appela, l’entraîneur de l’Ajax, et il me dit que j’étais convoqué pour le prochain match de championnat. Une déception. Comment j’ai réagi ? Pas bien. D’un côté j’avais Capello et Baldini qui me rassuraient, disant que tout se finirait bien. De l’autre les dirigeants de l’Ajax qui me bloquaient, sans compter d’autres personnes qui profitaient de la situation pour m’envoyer vers d’autres clubs qui avaient plus de moyens. Je ne donne pas de nom, mais cela est arrivé. Mais j’avais fais mon choix, je voulais jouer à la Roma. Et au final cela s’est fait ? Oui, tout s’est résolu positivement. Le président Sensi paya mon contrat dans une unique solution et tout se passa de la meilleure des façons. Mais cela m’obligea à manquer la première journée de championnat à Udine contre l’Udinese, mais ensuite j’ai réussi à débuter à l’Olimpico contre Brescia. Où j’ai marqué sur coup ? Quelle belle époque… Nous avions une très grande équipe. Nous devions gagner le scudetto cette saison là, nous avions le potentiel pour le faire, cependant pour une série de raisons nous n’avons pas réussi à rejoindre le Milan. La défaite à domicile contre les rossoneri le 06 janvier 2004 a beaucoup pesé ? Beaucoup, cependant cela n’a pas influé totalement. Il y avait une phase entière pour rester en tête au classement, pour remédier à ce faux pas contre le Milan, mais quelque chose ensuite s’est rompu. Je crois que le scudetto a été perdu à Brescia, fin janvier, où nous avions été battu 1-0. Nous ne devions pas perdre là-bas. Puis la victoire avec la Coupe d’Italie en 2007 ? Nous avions battu l’Inter en finale : à l’aller nous avons gagné 6-2, au retour à San Siro nous avions perdu 2-1, sans conséquence. Cela fût un titre important, au terme d’une saison où nous avions rejoint la seconde place et les 1/4 de finale de Champions League.

Puis je décida le même été de rejoindre l’Inter, amenant le mécontentement d’une partie de l’environnement romanista ? Dans la vie il faut faire des choix, je l’ai fais en allant à l’Inter. Je fus sifflé et insulté par les tifosi de la Roma, mais je n’ai pas de rancoeur. Ce sont des choses qui peuvent arriver dans le football. Cependant je suis fier d’avoir fait partie de l’histoire de ce club et d’avoir contribuer à obtenir ses résultats. A propos de choix, à ma retraite de footballeur, j’ai décidé de vivre définitivement à Milan ? Oui, ici sont nés mes enfant et ma famille s’y trouve bien depuis le premier moment. Rome reste la ville la plus belle du monde, il n’y a pas de doute, cependant ici à Milan j’y suis depuis tant d’année. Et puis je collabore avec la Fox Sports, c’est donc plus facile (rire, ndlr). Je viens de passer le diplôme d’entraîneur à Coverciano ? Oui, j’y étais avec de nombreux ex-romanisti : mes coéquipiers de l’époque Mancini et Cassetti, puis De Sanctis, Amelia et Toni… Nous étions une belle promotion et nous nous sommes divertis. J’ai pris le cursus de seconde catégorie. Cette reconnaissance m’aide pour l’autre travail que je fais. Lequel ? Observateur technique pour l’UEFA. J’analyse les matchs de diverses équipes tactiquement. La saison passée cela m’est arrivé de suivre la Roma en Europa League, contre Lyon. Si je pense à devenir entraîneur ? Dans la vie on ne sait jamais rien, mais je le ferais volontiers. Attendons et voyons ce qu’il se passera. Inter-Roma, duel d’entraîneurs avec Spalletti et Di Francesco, je connais le premier comme mister et le second comme team manager ? Luiano est un des meilleurs entraîneurs que j’ai eu dans ma carrière. Il est dans le football depuis de nombreuses années, il prépare les matchs en curant chaque détail, il sait transmettre à l’équipe ses idées avec conviction. Mais Eusebio est très bon. Je suis surpris par lui, surtout sa grande sérénité et l’équipe dans les moments difficile comme actuellement. Il semble ne pas perdre le contrôle de la situation. D’un point de vue tactique, en outre, il est indiscutable. A Sassuolo il a fait des miracles et les résultats qu’il a obtenu ici à la Roma, en commençant bien le championnat et en gagnant sa poule en Champions contre des adversaires très forts. Quelqu’un qui me rend curieux dans cette Roma ? J’aime beaucoup Monchi. Il connait bien le métier de directeur sportif, c’est un professionnel de haut niveau et j’apprécie particulièrement sa façon de gérer l’équipe d’un point de vue du management. Donc, qui gagnera demain à San Siro ? Je ne sais pas, mais sûrement ça sera un grand match. Comme cela a été le cas entre ces équipes depuis 15 ans. Mais je ne fais pas de pronostic ».