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Champions League ou Europa League ? (ou rien)

Alors que l’AS Roma jouera son avenir européen d’ici 15 jours face à Manchester City à l’Olimpico, le site Cesololaroma essaie de développer les avantages que la Champions League et l’Europa League peuvent apporter sous tous les aspects pour l’équipe giallorossa.

Le scénario catastrophe

Avant d’évoquer la possibilité de qualification pour les deux compétitions européennes, écartons tout de suite les scénarios catastrophes qui pourraient éliminer dès décembre la Louve de l’Europe. Pour faire simple, la Roma se retrouverait 4ème de cette phase de groupe dans le cas où le CSKA Moscou devait obtenir un meilleur résultat que les romanisti. Autrement dit, si la Roma devait faire match nul (autre que 0-0) et que le club de Moscou l’emportait à Munich, alors les coéquipiers de Francesco Totti terminerait bon dernier (tandis que les moscovites terminerait deuxième). Autre cas de figure, si le CSKA obtient le match nul en bavière, et que la Roma perdait sur sa pelouse contre Manchester City, là encore les hommes de Rudi Garcia quitterait l’Europe part la petite porte.

Pourquoi mieux vaut-il continuer en Champions League ?

Tout d’abord concernant l’aspect mental. En effet, un mauvais résultat lors du dernier match à l’Olimpico face aux anglais, et donc une élimination de la coupe aux grandes oreilles, pourraient faire grand mal au groupe d’un point de vue psychologique, et pourrait plonger la Louve dans le doute pour la suite de la saison. Les regrets seraient grands, notamment suite à ce but encaissé à la dernière seconde du côté de Moscou. A l’inverse, une qualification dans une ambiance bouillonnante à domicile amènerait un regain de confiance pour continuer la saison.

Le second aspect est bien évidemment économique. En effet, une qualification en 8ème de finale de Champions League rapporte quasiment autant que de GAGNER l’Europa League. A titre d’exemple, une qualification à la phase à élimination directe rapporterait 3,5 millions d’euros, tandis que le finaliste de l’Europa League n’empocherait au total « que » 4,5 millions d’euros (tous tours cumulés). Une fois cette donnée mis de côté, on peut évidemment rajouter les droits TV qui se montrent beaucoup plus élevée dans la compétition la plus importante. Enfin, l’autre aspect financier favorable à cette compétition est la billetterie. Une 1/8 de finale assure quasiment le fait d’avoir l’Olimpico à « guichet fermé » avec des prix de places assez élevées, alors qu’il sera très difficile ne serait-ce que de remplir la moitié du stade Olympique en cas de 1/16 de finale en Europa League, et où de ce fait les billets seront beaucoup moins chers.

Le troisième aspect concerne l’expérience. Si l’écart s’est resserré vis-à-vis de la Juventus en Serie A, on constate que la dernière marche est encore haute avec les plus grands clubs européens. Et quoi de mieux pour progresser et emmagasiner de l’expérience que de justement affronter ses cadors. D’autant que lors d’une phase à élimination directe, la Louve a toujours su trouver les ressources pour se sublimer (notamment grâce à l’aide de ses tifosi), sans forcément être dans la peau du favori sur le papier.

Pourquoi mieux vaut-il basculé en Europa League ?

Le principal argument est de très loin le coefficient UEFA. En effet, si la Louve veut faire bonne figure lors des saisons prochaines (notamment pour sortir au plus vite de ce chapeau 4), elle a tout intérêt à améliorer ce coefficient. Si économiquement un excellent parcours en Europa League ne rapporterait rien, cela serait complètement différent par rapport à ce classement de points. Dans le cas de figure où la Roma devait jouer cette compétition à fond, et faire un parcours sans faute jusqu’à la finale (2 points la victoire, 1 point le nul), elle empocherait alors 23 points (2 points pour chaque victoire, et 1 point pour chaque tour atteint à partir des 1/4 de finale). Le fait de jouer les 1/16 et 1/8 de l’Europa League ne permet en effet pas de gagner de points. Si la qualification en 1/8 de Champions League rapporte d’office 5 points, rien ne dit que la Roma en prendra beaucoup d’autres en étant notamment assuré d’affronter un leader de la phase de poules.

Le second argument pourrait être le fait d’avoir la possibilité d’accrocher un trophée, qui manque depuis plusieurs longues années, au palmarès giallorosso. S’il s’agit de matchs couperets, où on affronte des équipes pas forcément au niveau technique, mais capable de se sublimer pour faire mal aux gros, la Louve ferait cependant partie des favoris à la victoire finale. En effet, même si le championnat resterait LA priorité dans ce scénario, Rudi Garcia possède un effectif en quantité et en qualité suffisant pour aligner une équipe compétitive dans cette compétition.

Le dernier argument serait que la Roma pourrait alors donner sa priorité au championnat durant la phase retour de Serie A. En effet, contrairement à certains matchs de cette phase aller, le mister français pourrait alors aligner son équipe type lors des matchs italiens, et faire alors reposer certains de ses cadres lors des matchs européens. A l’inverse, une élimination rapide en Champions League ferait que la Roma ne jouerait plus que une fois par semaine, et cela pourrait ne pas satisfaire certains joueurs de voir leur temps de jeu baisser à cause de cela.