Ces 11 joueurs qui ont joué à l’AS Roma et la Juventus

Voir les joueurs porter le maillot de mille et uns clubs n’a rien de nouveau. Les romantiques comme Totti ou De Rossi ne se comptent que sur les doigts d’une main. En ce moment le monde romain est choqué par le départ de Miralem Pjanic vers la Juventus. Mais s’il y a bien une chose à savoir, c’est que le départ d’un romain pour le club zébré n’est certainement pas le premier, et ne sera probablement pas le dernier non plus. Focus sur quelques joueurs qui sont passés par les deux camps.

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1 John Charles (décédé en 2004)

Défenseur central, il était surnommé « Il gigante Buono » (le bon géant, ndlr), et fut le seul anglais à porter le maillot de la Roma avant Ashley Cole. Il a joué pour la Juventus de 1957 à 1962 et y remportera trois championnats et une coupe d’Italie. En 1962 il rejoint la Roma pour un bref passage de 4 buts.
Charles avait la caractéristique de se retrouver systématiquement dans le classement du ballon d’or lors de tout son passage à la Juventus (6ème en 1957, 4ème en 1958, 3ème en 1959, 7ème en 1960 et enfin 8ème en 1961).

2 Fabio Capello

Il signe à la Roma en 1967, lorsque le mister n’était autre qu’un certain Helenio Herrera. Il gagne une Coppa Italia avec les Giallorossi lors de sa deuxième saison. Après 3 années passées à Rome, il sera vendu à la Juventus, ce qui provoquera déjà à l’époque la colère des tifosi. Il y gagnera 3 scudetti.
Si on devait donné une caractéristique à Fabio Capello, c’est justement ses départs, puisqu’il est vendu à la Juventus en tant que joueur, mais il récidive l’exploit en quittant la Roma également comme entraîneur, pour la Juventus il y a quelques années. Là encore, la colère des tifosi s’est fait sentir.

3 Pietro Vierchowod

Surnommé le Tsar, ce défenseur central est recruté par un certain Nils Liedholm en 1982. Vainqueur de la coupe du Monde 1982 avec l’Italie sans avoir joué un seul match, il est un protagoniste de la victoire romaine pour le scudetto 1983. Il passera une année à la Juventus et y gagnera la ligue des champions en tant que titulaire à 37 ans.
Il n’a fait qu’une saison à Rome et une seule à la Juventus. Les deux étant séparées de 12ans.

4 Zbigniew Boniek

La parcours de Boniek est un peu atypique. Officiellement il aurait pu rejoindre la Roma en 1982 mais aucun accord avec son club (le Widzew Łódź, ndlr) ne tombe. Du coup il s’engage avec la Juventus pendant 3 ans ( de 1982 à 1985) ou il remportera un titre de champion, une Coupe d’Italie, une Coupe d’Europe, une Coupe des coupe et une Super Coupe d’Europe. Le destin avait déjà voulu qu’il soit romain, il signera à la Roma, son dernier club, en 1985. IL gagnera la coupe d’Italie 1986.

5 Daniele Fonsesca

Le Tigre arrive en 1994 en provenance de Naples. Pendant 3 saisons il formera un beau duo avec Abel Balbo. On retiendra évidement son but dans le derby gagné 3-0.  Il quitte la Rome pour la Juventus en 1997.

6 Emerson

Il arrive dans la capitale pendant l’été 2000 et bien qu’il ait raté une partie de la saison à cause d’une blessure au genou, il fut un protagoniste du scudetto 2001. Quelques années plus tard il quitte la Roma pour la Juventus avec Fabio Capello. Son départ est vécu comme une trahison dans toute la capitale encore aujourd’hui. Il y remporte deux scudetti :  2005 et 2006, des titres révoqués suite au Calciopoli. Le club est relégué en Serie B et le Brésilien est vendu au Real Madrid.

7 Johantan Zebina

Le défenseur central arrive en copropriété en provenance de Cagliari lors de l’Eté 2000. Il gagnera le scudetto 2001 et la Supercoupe la même année. En 2001 il est totalement racheté. Il ira jusqu’au bout de son contrat et part en même temps qu’Emerson (qui était arrivé la même année) direction la Juventus en 2004.  Il y restera de 2004 mais devra faire face à plusieurs opérations assez lourdes comme l’appendicite, les adducteurs, une hernie et divers problèmes problèmes avec le club (notamment des demandes d’augmentations salariales disproportionnées). Il y restera jusque 2010.

8 Mirko Vucinic

Le monténégrin rejoint la capitale en 2006 en provenance de Lecce  et fera les beaux jours de la Roma Version Spalletti 1.0. Cependant son aventure à Rome se termine en même temps que la Roma italienne, elle se termine même très mal puisque apparemment il avait le choix entre Naples qui proposait 20 millions d’euros cash et la Juve qui échelonnait en plusieurs tranches les 15 millions d’euros. Il évolue aujourd’hui à Al Jazeera.

9 Marco Borriello

Arrivé à la Roma en 2010, Jack Sparrow sera auteur de 18 buts en 65 match. Bon attaquant, il devra assumer le poids de son salaire qui est disproportionné par rapport aux attentes faites sur lui. D’un autre coté il sera tantôt utilisé par Ranieri, tantôt pas par Montella (voire pas quasi pas par Garcia) et devra enchainé les prêts dont un : celui de la Juventus pour laquelle il jouera 6 mois. Fort heureusement il ne marquera jamais contre la Roma sauf lors de son retour au Genoa.

10 Pablo Daniele Osvaldo

Surnommé Simba (en référence à Batistuta qui était le Roi Lion), l’argentin arrive à Rome en 2011 pour palier le départ de Mirko Vucinic à la Juventus (ben tiens ?). Pure 9, il est capable de finir une occasion donnée et ses stats sont plus que correctes pour ses deux saisons à Rome : 28 buts en 57 match. Cependant sa relation avec les dirigeants et les tifosi se dégrade à cause notamment de son arrogance. Il quitte la Roma l’été 2013 pour Southampton ou il enchainera les frasques disciplinaires.
Cependant la même saison, la Juventus en pleine lutte pour son deuxième titre de champion consécutif à besoin d’un attaquant dans l’immédiat et décide de le prendre en prêt. Il n’y restera que un an.
A noter que c’est lui qui marque lors du Juve-Roma (où le championnat est déjà terminé); et il ne manquera pas de rappeler aux tifosi Romanisti son arrogance. Pas d’inquiétude, les romains lui rappelleront en 2015 lors du Roma-Inter (4-2).

11 Miralem Pjanic

Miralem « Giotto » Pjanic arrive sur la pointe des pieds à la Roma en 2011 le 31 aout 2011, en même temps qu’un certain Fabio Borini. A son arrivée Miralem est déjà porteur de l’image de « neo-Junhino » car, même si le niveau de l’équipe est faible, ses coups francs font déjà mal sous Luis Enrique qui en fait déjà un titulaire. Ses saisons se ressembleront très souvent : un moment ou il devient un milieu de classe mondiale, et des moments ou il est plus que méconnaissable. Ce n’est que lors de la saison 2015-2016 sous Spalletti qu’il attrape une certaine régularité.
La particularité de Miralem c’est qu’il était tantôt Romanista (embrasse l’écusson, déclaration d’amour envers la ville), tantôt totalement à l’ouest (heureux pour Lulic le 26 mai 2013, aucune implication sous Zeman, veut faire taire les supporters après une période de 6 mois, …).

Antonino