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Castan: « Fier de suppléer Juan, j’espère faire comme lui »

Arrivé il y a environ 2 semaines dans la capitale italienne, Leandro Castan a livré ses premières impressions au Corriere dello Sport. Il est notamment revenu sur son passé, et sur ses aspirations futures.

Mis de côté les nombreux brésiliens qui ont joué à la Roma, quelles sont les raisons qui t’ont fait accepter le transfert dans la capitale.
« Au moins deux. Tout d’abord le contrat et le salaire : très intéressant économiquement. Il est difficile de refuser la proposition que l’on m’a fait. Et je dois penser aussi à ma famille. Ce n’est pas vrai que l’argent ne compte pas. Avec ce contrat je suis plus tranquille, chose fondamentale pour donner le meilleur de soi ».

Et le second motif ?
« L’envie de venir en Europe. Surtout après l’expérience négative en Suède avec le maillot d’Helsinborg. Le football de votre continent me plait et en particulier en Italie. Je ne comprends pas pourquoi quelques champions sont partis Votre Série A est un des meilleurs championnat. Et ce n’est pas vrai, en vue du Mondial dans notre pays, que les brésiliens rentrent à la base ».

Pourquoi cela s’est mal passé, il y a 5 ans, à Helsinborg?
« Je n’ai pas trouvé l’environnement qu’il me fallait. Notamment parce qu’ils n’ont pas respecté les engagements pris lors de mon transfert. Faut de mon agent de l’époque, aujourd’hui c’est mon Papa Marcelo qui me suit. Je n’ai pas eu un bon feeling avec le club suédois ».

Tu étais venu en Europe trop tôt ?
« Non, même si je n’avais que 20 ans. Je me suis énervé pour les promesses non tenues. J’ai peu joué et j’ai marqué un seul but, en Europa League face au PSV ».

Tu reviens pour prendre une revanche ?
« Pourquoi ? L’année dernière j’ai gagné le championnat, et je viens de gagner la Libertadores avec les Corinthians face au Boca Juniors ».

Pourquoi n’as-tu jamais joué avec la sélection du Brésil ?
« Je ne sais pas pourquoi. Menezes préfère miser sur d’autres défenseurs. Mais la situation peut changer : lui et ses collaborateurs m’ont suivi, avec Ralf et Paulinho, durant la Libertadores. J’espère qu’il changera d’idée ».

Quelles différences existent entre la défense de Zeman et celle des Corinthians?
« Je me suis très bien intégré, parce que nous jouons avec une défense à 4 et avec le même type de milieu de terrain que j’avais au Corinthians. Les mouvements sont similaires ».

Tu peux jouer seulement défenseur central ?
« C’est mon rôle depuis tout petit. Je peux dépanner arrière gauche, je l’ai fais parfois en cours de match ».

Quand as-tu appris l’intérêt de la Roma ?
« Début avril. C’est mon père qui m’a averti. Ensuite ils ont parlé avec les. Durant la Libertadores nous avons trouvé l’accord ».

Que connais-tu de la Roma ?
« L’équipe. Pour la qualité de ses champions. J’ai eu la confirmation lors de la tournée. Nous sommes compétitifs et nous pouvons jouer contre n’importe quel adversaire. A la TV j’avais suivi les joueurs de manière plus précises : Totti et De Rossi, ainsi que les nombreux brésiliens ».

Il est vrai que ton modèle est Juan?
« Oui, comme joueur mais aussi comme personne. Je le considère comme un idole pour ses qualités techniques et en tant qu’homme. Un grand professionnel. Un exemple, avec Lucio, pour tous les défenseurs de notre pays ».

Tu es déçu de ne pas l’avoir retrouvé à la Roma ?
« Je suis déçu qu’il soit parti. Je pensais pouvoir m’entrainer et jouer avec lui. Cela aurait été beau pour moi ».

Ressens-tu le poids de succéder à un champion comme Juan?
« Je suis fier de prendre son poste et j’espère pouvoir faire une carrière comme la sienne à la Roma ».

Sabatini semble vouloir miser sur ton compatriote Bruno Uvini: le connais-tu ?
« Peu. Je ne l’ai affronté qu’une seule fois ».

Qui est le meilleur défenseur du monde pour toi ?
« Thiago Silva. Pas seulement parce qu’il est brésilien. C’est le meilleur depuis longtemps ».

Tu arrives avec Dodò, qui vient aussi des Corinthians.
« Oui. J’ai peu joué avec lui, mais il a été très bon avec le Bahia. Quand je me suis entrainé avec Dodò j’ai vu qu’il avait un grand physique, qu’il est très rapide et a une bonne technique. Malheureusement il a eu une grave blessure qui l’a interrompu dans sa croissance. Mais je suis convaincu qu’il sera très utile à la Roma ».

La langue peut représenter un problème sur le terrain ?
« Il est clair que je dois apprendre l’italien rapidement, mais pour le moment je n’ai aucun problème : avec Burdisso je parle espagnol, avec les autre j’essai de me faire comprendre. Les brésiliens m’aident ».

Quand es-ce que ta famille va arriver dans la capitale ?
« Après le 15 août. Ma fiancé Bruna est enceinte. Elle et mon fils Gabriel, qui a deux ans, vivront avec moi à Rome, où naitra mon deuxième fils. Même mon papa, ex défenseur centrale, va venir. Je suis très heureux. Mon frère Luciano reste à San Paolo: il joue en seconde division au Bragantino».