Burdisso, un leader-guerrier naturel

Comment mieux qualifier Nicolas Burdisso que par les mots : Combativité, Grinta, Compétiteur. Il Bandito a su, en quelques mois, faire tomber follement amoureux de lui les tifosi, et devrait assurément prendre la succession de Philippe Mexes en tant que patron de la défense giallorossa.

7 titres majeurs en 3 saisons avec le Boca Junior

Tout commença pour lui un certain 10 juillet 1999. Le jeune Nicolas n’avait que 18 ans quand il foula pour la première fois le terrain du Boca Junior, club mythique argentin. Très vite, il va même s’imposer comme un titulaire indiscutable de cette équipe, et il ne lui faudra qu’une année pour entamer un palmarès qui n’est autre aujourd’hui que le second palmarès argentin derrière Alfredo Di Stefano. Dès l’an 2000 il rafle le Tournoi de clôture argentin, et la Copa Libertadores. Par la suite il entre même en fin de match pour s’adjuger la Coupe Intercontinentale face au grand Real Madrid. Mais c’est vraiment en 2001, à seulement 20 ans, que Burdisso va prendre une véritable envergure sous les ordre du monstre Carlos Bianchi. Il remporte alors sa seconde Copa Libertadores, mais échoue cette fois face au Bayern Munich lors de la Coupe Intercontinentale. L’année 2002 sera pour lui une année sans titre. Cependant, avant de prendre son envol pour l’Europe, il réalisa le triplé : Tournoi de clôture, Copa Libertadores et Coupe Intercontinentale. Rajoutant à cela une médaille d’or Olympique aux JO.

Un départ en Europe à 23 ans

Burdisso fait donc le grand saut pour l’Italie, et signe à l’Inter pour 3.5 millions d’euro, après presque 100 matchs au Boca Junior. Son adaptation se montrera très difficile. Après avoir joué les 8 premières journées de Série A et débuté en Champions League, Nicolas doit rejoindre l’Argentine pendant 8 mois suite à de graves problèmes familiaux. Pour sa seconde saison en neroazzurro, il disputera un total de 17 matchs en championnat (soit la moitié), mais y remporta son premier doublé Scudetto-Coupe d’Italie en 2006. Ses deux saisons suivantes seront encore meilleurs (malgré qu’il se fera remarqué par son geste harakira lors de la « baston » en Champions face à Valence), puisque le fougueux argentin y disputera 24 matchs, ajouté à cela plusieurs apparitions en Champions. Il gonflera encore son palmarès lors de ses deux années avec encore deux titres de champions d’Italie. Lors de sa dernière saison il sera régulièrement barré par la paire Samuel-Lucio, mais accumulera malgré toute plus de 25 matchs toutes compétitions confondues. Josè Mourinho, dernièrement, fera notamment de multiples éloges à son égard, en se souvenant de lui comme exemplaire sur le terrain comme en dehors. C’est alors que sevré de titres, mais avec l’envie de prouver à tout le monde son véritable niveau qu’il décide de changer d’air.

L’Interiste qui tomba amoureux de la louve

Si les tifosi se sont montrés très septiques lors de son arrivée en prêt avec option d’achat, ils ont très vite changé d’avis. Avec un Mexes qui connu certaines difficultés, Burdisso s’installa en tant que titulaire aux côtés de Juan sous les ordres de Ranieri. C’est alors que Burdisso montra toute l’étendue de ses qualités de joueur, mais surtout de meneur d’homme. Il sera notamment un des grands partisans de la remontée sur l’Inter. L’été 2010 se montrera extrêmement mouvementé. L’Inter regretta son départ et fera tout pour le convaincre de rester. Cependant le choix de l’argentin est clair : retourner à la Roma coute que coute. Malgré que cela trainera, et des négociations mal géré par Pradè (arrivée pour 8 millions d’euro) l’AS Roma pourra bien encore compter pendant longtemps sur son guerrier. Cette saison, malgré quelques sauts d’humeur comme son expulsion face à Cagliari et l’Inter, Burdisso a encore une fois été exemplaire et s’est une nouvelle fois imposé comme un leader. Sa petite prise de tête avec Totti face à Cluj montra une fois de plus son abnégation et sa détermination. Tout comme Mourinho, Ranieri à son départ tarira d’éloges l’ex-joueur du Boca. En disant de lui qu’il lui avait voué une confiance aveugle. Lors de cet été 2011, actuellement en Argentine pour disputer la Copa America, Burdisso sonne déjà la charge pour la nouvelle saison, en prenant un rôle de responsable communication, notamment en prônant Luis Enrique comme le choix idéale de part sa grinta, et en VRP de luxe pour convaincre Pastore de rejoindre la Capitale.

Voila donc l’itinéraire épineux et épique, de celui qui compte le second plus gros palmarès argentin derrière Di Stefano. Oui mais voila, une seule chose lui manque encore. Accrocher des trophées giallorossi à sa vitrine.
*Vainqueur de la Copa Libertadores en 2000, 2001 et 2003 (Boca Juniors).
*Vainqueur de la coupe Intercontinentale en 2000 et 2003 (Boca Juniors).
*Champion d’Argentine (Apertura) en 2000 et 2003 (Boca Juniors).
*Champion du monde juniors en 2001 (Argentine).
*Vainqueur du tournoi pré-olympique en 2004 (Argentine).
*Champion olympique en 2004 (Argentine).
*Champion d’Italie en 2006, 2007, 2008 et 2009 (Inter Milan).
*Vainqueur de la Coupe d’Italie en 2005 et 2006 (Inter Milan).