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Burdisso: « Pas encore retrouvé mon meilleur niveau »

Titulaire en tant que libéro dans la défense à trois d’Aurelio Andreazzoli, Nicolas Burdisso a livré un entretien à Roma Channel, où il revient sur son passé, cette saison et le futur.

On respire un climat positif à Trigoria ?
« On attendait un peu de tranquillité, sûrement sur la base des résultats. Nous avons vécu des mois particuliers et maintenant on respire une autre ambiance ».

Qu’es-ce qui n’a pas fonctionné avec Zeman ?
« Quand on fait une saison ainsi, c’est que nous sommes beaucoup à avoir failli. Jusqu’à l’ultime match de Zeman j’ai pensé que le travail effectué payerais. Nous avons mis beaucoup d’envie, beaucoup d’engagement pour suivre le mister. Mais nous ne sommes jamais arrivés au point souhaité ».

Andreazzoli a fait entrer les enfants sur la pelouse de Trigoria.
« Cela a été une belle initiative, c’est toujours beau d’apporter les enfants sur le lieux de travail. J’espère que cette initiative sera renouvelée à l’avenir ».

Ton frère Guillermo a été convoqué par le sélectionneur Sabella. Son expérience à Rome avait tournée court…
« Il avait vécu une année particulière. L’entraineur faisait confiance à un groupe qu’il connaissant depuis l’année précédente et il avait peu changé. Il n’a pas su trouver sa place, et pourtant je pense que le football italien était fait pour lui. C’est un joueur athlétiquement correct et aggresif. En Argentine il a gagné un Scudetto et il fait de bonnes choses. Je suis content ».

Qu’es-ce que représente le Pape argentin pour toi ?
« En tant que catholique cela me plait beaucoup. J’espère qu’il fera ce qu’il faisait en Argentine, avec son charisme, de façon à ce que les gens reviennent à croire en le Christ et notamment les pauvres. J’espère apprendre à mieux le connaitre, il m’inspire quelque chose de beau. J’aime son humilité. Il y a beaucoup de choses derrière ses paroles. C’est une personne simple. Il vient juste de commencer mais je lui souhaite de réussir, il doit réussir dans la démarche de la paix ».

Le racisme : Tu le respires sur le terrain de jeu ou bien es-ce simples épisode ?
« Tous ses problèmes sociaux se portent hors du terrain, comme la violence. Toutes choses, positif ou négatif, qui se respirent hors du football et vient se porter dans le football. Outre l’initiative de la Fifa ou l’Uefa il faut que nous fassions des petites choses, quand nous signons un autographe ou que nous parlions aux gens ».

Le Leadership s’acquiert de naissant ou cela s’apprend ?
« Je l’ai toujours vu de cette manière, je cherche toujours à donner un coup de main à un coéquipier, et notamment les plus jeunes. Je le fais grâce à mon expérience acquis avec l’Argentine ou l’Inter. C’est un groupe sain, je suis le premier à être déçu par la façon dont la saison s’est déroulée. Je l’avais dit à Brunico. Nous étions au début d’un travail, nous avons toujours cru en ce que nous faisons. C’est une année qui servira à tous pour croitre ».

Marquinhos a de grandes qualités ?
« Oui, mais il a aussi une tête qui l’aide. Zeman l’a aidé, il lui a donné confiance à ses débuts, tout comme pour Lamela. Il a des caractéristiques d’un grand, comme Romagnoli ou Castan. Ils sont vraiment forts. Il faut démontré d’être un joueur de grande équipe, d’être un joueur « da » Roma ».

Chambrage avec les brésiliens en vue du Mondial ?
« Oui, ça sera un beau mondial. J’espère y être, je tiens beaucoup à l’équipe nationale. Eux aussi méritent une occasion en équipe nationale parce qu’ils sont forts, tout comme Marquinho et Dodo que nous attendons ».

Qu’es-ce qui a changé avec Andreazzoli ?
« Les attentes et la motivation ont changé. Janvier et février ont été des mois difficiles, nous sommes revenus des USA et nous avons perdu plusieurs matchs de suite, malgré de bonnes prestations. Nous n’arrivions pas à décoller, par moment on voyais l’idée zemaniana mais à un certain point la societa a décidé de changer. Nous croyons en ce que nous faisons et nous pensons que tôt ou tard le travail payera. Maintenant nous avons moins de possibilité de marquer mais nous avons quasiment toujours le match en mains et cela change les choses ».

Comment as-tu vécu ton retour suite à ta grave blessure ?
« Un grand plaisir même si je ne suis pas content de ce que je fais sur le terrain. Je peux faire diverses analyses. Depuis mon retour je n’ai pas connu de blessures. J’ai manqué un seul match pour un problème de dos, mais le genou tient bien. C’est une bataille que moi et le staff médical avons vaincu. Ensuite il y a le discours de la partie technique : défensivement cette saison nous avons trop subit, plusieurs fois les adversaires semblaient marquer facilement, et cela m’agace en tant que défenseur. Maintenant cela semble avoir un peu changé, nous jouons avec une autre philosophie, et les attaquants adverses doivent s’engager pour marquer. Même si nous sommes conscient, et moi-même individuellement, que nous devons encore progresser ».

Les objectifs ?
« Nous devons gagner le match contre Palerme, et ensuite ça sera la confrontation directe contre la Lazio, en espérant également que le Milan perde quelques points. Ensuite il y aura la confrontation directe contre la Fiorentina. C’est dans ces moments que nous verrons les vertus de cette équipe ».

Palerme sera un match difficile…
« Il faut le préparer comme nous préparons chaque match. Il faut gagner sans penser au derby ».

Le 17 avril sera le retour de la Coppa Italia…
« Ce sera le match le plus important et nous avons l’obligation d’arriver en finale. Je serais suspendu mais cette équipe a démontré qu’elle ne ressentait pas les absences et nous l’avons vu ces semaines. Ce match devra s’affronter en chercher à attaquer, chercher le break sans prendre de risque ».

La maturité et la patience des tifosi depuis 1 an et demi ?
« Les tifosi romanisti sont fantastiques, ils ont une passion et une fidélité unique. Je souhaite de vaincre quelque chose pour les en remercier. Ces deux années nous auront servi, pour prendre de l’expérience et nous améliorer. Nous devons toujours lutter pour vaincre ».

Totti ?
« Il est unique. C’est un mythe ici, peut-être même dans toute l’Italie. Il se divertit pour ses buts et pour ce qu’il apporte à cette équipe. Je pense qu’il est mieux aujourd’hui qu’au moment où je suis arrivé ici, quand il était revenu de sa blessure. Il est physiquement bien, mentalement bien, il aide l’équipe. Il n’a aucun problème, il aide tous avec ses paroles simples, il me rappelle un peu Zanetti, il ne se crée aucun problème et va de l’avant ».

Le surnom Il Bandito vient de tes interventions défensives catégoriques. Te sens-tu trop spontané ?
« Je suis instinctif. Comme par exemple face à l’Udinese : j’étais sur que je pourrais éviter le centre, puis j’ai cherché à me reprendre mais c’était trop tard. Ensuite je me suis rendu compte que je n’aurais pas du intervenir ainsi. En tant que libéro je dois être plus pensant qu’instinctif et Andreazzoli m’aide beaucoup pour cela. Je n’arêterais jamais de m’engager ».

Ce que représente le brassard de capitaine que j’ai pu avoir à quelques reprises ?
« Une fierté. Quelque chose de beau, je tenais beaucoup à gagner ce match, et pas seulement parce que j’étais capitaine. Cela était un match sous la neige (contre l’Atalanta, ndr), sans Daniele et Francesco, et nous voulions gagner pour inverser la tendance avec les conditions météorologiques qui nous désavantageait ».