Burdisso: « On joue comme on vit »

Nicolas Burdisso s’est exprimé à Il Romanista, depuis l’Argentine où se disputera la Copa America. La sélection argentine débutera la compétition cette nuit contre la Colombie.

Ce soir le premier match face à la Colombie. Vous sentez-vous favoris ?
« Nous sommes parmi les favoris car nous jouons à la maison et nous avons une grande équipe. Nous ne pouvons pas nous cacher, il y a énormément de champion dans notre équipe, et les gens attendent beaucoup de nous. Il ne faut pas oublier que nous avons le meilleur joueur au monde, une valeur ajoutée ».

Qu’est ce que cela signifie d’être un coéquipier de Messi ?
« C’est quelque chose qui te fait énormément jouir (il rigole, ndr) ».

Comment est-il ?
« Comme vous le voyez vous, tranquille, humble. Cela se voit par la façon dont il se comporte sur un terrain de foot, de comment il aide ses coéquipiers et de la façon dont il fête quand il marque. Avec nous il est serein, comme n’importe quel garçon de 24 ans, même si on dirait qu’il joue au foot depuis 30 ans. Ce n’est pas le seul champion, nous en avons beaucoup d’autres et c’est pour cela que nous sommes considérés comme une des meilleures équipes ».

Cette année la Copa America est composée d’équipes de grand niveau.
« C’est vrai, il y a de grande équipe. Je pense au Brésil (notre adversaire historique) mais également à l’Uruguay qui a fait un excellent mondial l’an dernier. Mais également le Paraguay, le Chili et la Colombie. Cela ne sera pas facile mais comme je l’ai déjà dit, notre objectif est la finale. Ce sera sans aucun doute une Coupe d’Amérique différente des autres années ».

A propos de cela, le dernier match se jouera au Monumental, endroit ou il y a quelques jours le River Plate a été relégué.
« On en parle beaucoup aussi en Italie ? »

Oui cela a beaucoup touché le peuple italien.
« Je pense bien. Il s’agit d’une équipe historique qui n’avait jamais été reléguée ».

Avec l’équipe nationale, mis à part Messi, Il y a également Javier Pastore, un des principaux objectifs de la Roma.
« J’ai parlé avec lui et il m’a dit qu’il viendrait volontiers à Rome mais que cela ne dépendait pas de lui ».

Zamparani aurait demandé 50 millions d’euros pour Javier.
« En ce qui concerne le prix, je ne peux pas en parler mais Javier est vraiment très fort. Il peut changer un match grâce à son caractère et à sa mentalité. Il est encore très jeune donc il peut encore progresser, il pourrait faire un bien fou à la Roma ».

Pour la Roma on parle également de Lamela et Alvarez.
« Ce sont 2 joueurs très différents mais avec des caractéristiques ressemblantes. Tout d’abord ils sont jeunes et très forts. Alvarez a déjà plus d’expérience et il peut donc être intégrer facilement dans un club comme la Roma, l’Inter ou l’Arsenal. Tandis que Lamela est plus jeune donc il doit encore acquérir de l’expérience. J’aime beaucoup Lamela, je trouve qu’il a très bien joué au River malgré les conditions difficiles. La Roma pourrait tenter sa chance de la même façon que le Palermo a fait avec Pastore ».

Depuis l’Argentine tu t’informes sur le mercato de la Roma ?
« Oui, des que je peux je me connecte sur Internet. Je sais que nous sommes sur le point de conclure pour Bojan mais pour le reste rien de bien concret ».

Qu’est ce que tu en penses ?
« Bojan est fort. Gabi Milito, qui le connait bien vu qu’il joue avec lui à Barcelone, m’a dit qu’il était convaincu et content de venir à Rome et cela est très important. De plus, l’intégration pour lui sera d’autant plus facile vu qu’il connait déjà Luis Enrique ».

Un entraineur jeune pour une première expérience importante.
« Comme entraineur je le connais peu, comme joueur je l’ai rencontré lors d’un match amical face au Boca. Mes amis qui jouent en Espagne m’ont dit qu’il ressemblait beaucoup à Guardiola. Il arrive au moment idéal à Rome car il s’agit d’un moment historique avec l’arrivée de la nouvelle sociétà ».

Toi aussi quand tu es arrivé à Rome il y a 2 ans il s’agissait d’une sorte de pari.
« C’est un choix dont je suis fier et que je referais plus de mille fois. Je suis venu à Rome pour montrer mes qualités et je suis content d’être apprécié pour cela ».

La saison dernière fut difficile mais beaucoup de supporters vous ont « épargné ».
« Cela me fait plaisir mais la saison dernière doit tout de suite être oublié. En laissant la Roma Ranieri a dit qu’il se souvenait de ma phrase « Mister, on joue comme on vit » ». Ces paroles je les ai dites à Mirko et Ranieri qui étaient à côté a entendu ».

Comment vit Nicolas Brudisso ?
« Il joue et vit en donnant toujours le maximum , en étant correct et loyal. Sur le terrain il pense seulement à gagner ».

La déception du Scudetto manquée l’an passée est-elle toujours présente ?
« Il vaut mieux penser à celui que nous allons bientôt gagner ».

Quand ?
« Bientôt, le moment de gagner est arrivé ».

Après 5 ans à Milan, Rome est rentré dans ton cœur ?
« Je me sens et je suis Romanista. A l’Inter j’ai passé 5 bonnes années mais c’est du passé ».

Le soir de la demi-finale de Coupe d’Italie, tes anciens supporters n’ont pas été gentil avec toi.
« J’étais en train de me disputer avec Cambiasso et Milito, qui sont 2 très bons amis. Mais quand on joue il n’y a pas d’amis, je me rappelle de personne. Je pense seulement à jouer et à chercher la victoire ».

Traduit par Mirkovic