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Burdisso: « Jamais demandé à partir parce que je joue peu »

Titulaire en début de saison, puis envoyé sur le banc par le jeune Marcos, Burdisso voit sa condition physique se rapprocher des 100%, suite à sa grave blessure de novembre 2011. Il Bandito a livré un interview très intéressant à La Roma24 :

Quel bilan tires-tu de l’expérience à Disney World en Floride ?
« Très positif. Cela a été une belle initiative de la societa. Le choix de partir avec nos familles m’a beaucoup plu. Cela permet de souder le groupe, de mieux se connaitre, d’être encore plus proches. Et pas seulement entre nous joueurs, mais aussi avec le staff élargi, les médecins, masseurs, ect… Tous. J’ai fais mes compliments aux dirigeants. Quand c’est l’instant de faire des critiques constructives, il est normal de le faire. Et j’espère que ce genre d’évènement sera renouvelé ».

Quel bilan tires-tu de l’année 2012, qui a été difficile autant d’un point de vue personnel, que pour l’équipe ?
« Sûrement oui. J’en suis convaincu. La saison passée, et aussi de par la maladie de ma fille, cela a été celle où j’ai le plus souffert, j’ai lâché beaucoup d’énergies pour récolté peu de satisfactions. Mais cette année va nous aider, nous servir, nous donner de l’expérience  : ce sont toujours des situations où tu apprends quelque chose. Maintenant je peux le dire, à la différence de la début de saison où j’étais fatigué, je me sens en forme comme avant ma blessure, et peut-être même encore plus. Lors du ritiro de cet été je n’étais pas encore à 100%, mais depuis décembre je me sens à mon niveau de l’année passée. Quand je vois la qualité de notre groupe, il est normal de juger que la saison dernière a été négative. Luis Enrique peut être considéré comme un échec, mais pour moi nous avons tous échoué. Je suis convaincu que beaucoup de joueurs se sont améliorés avec lui : Lamela ne serait pas ce Lamela sans Luis, idem pour Pjanic et aussi pour Osvaldo. Mais depuis nous avons aussi gagné en expérience et avons beaucoup appris : il nous faisait croire en un idéal et cela nous a permis d’énormément progresser. Puis il y a eu ce changement avec Zeman qui est arrivé avec une onde très positive, qui aide toujours. Avec lui les choses ont beaucoup changé, et notamment sur la tactique du terrain qui était plus simplifié. Il cherche constamment la façon de faire mal à l’adversaire de la manière la plus rapide possible. Les individualités sont meilleurs et l’équipe s’améliore petit à petit. Mais maintenant 2013 arrive et nous devons obtenir une certaine régularité. C’est la chose fondamentale ».

Quelle sensation est la plus forte ? La désillusion quand un entraineur t’envoie sur le banc ou bien quand un entraineur dit publiquement « je voudrais avoir 20 Burdisso » ?
« Il faut regarder les choses de l’extérieur. Un joueur voudrait toujours jouer. Quand le mister ne m’a plu fait jouer c’était une décision qui pouvait se comprendre : moi le premier je ne me sentais pas au mieux.  L’entraineur a fait son choix et je le respecte, comme toujours. Pour moi rien n’a changé dans mon travail : je fais tout de la même manière. Je cherche toujours à être professionnel, cela me semble être le minimum. Même après 5 matchs consécutifs je ne me sentais pas encore en forme optimale, je suis mieux, mais il manque encore quelque chose. Et le fait que le mister m’ait sorti m’a fait comprendre que je n’étais pas encore à 100%. La priorité était de redevenir celui que j’étais avant ma blessure et maintenant je me sens plutôt bien ».

Mais cela peut aussi vouloir dire que le recrutement défensif a été de qualité ?
« Absolument oui. La societa a bien travaillé. Nous avons un effectif supérieur à la saison passée. Et je le dis sincèrement, je n’ai de problème avec personne du fait que je joue moins. La societa m’a toujours bien traité et l’entraineur a ses méthodes et il faut l’aider, et le respecter. Quand il a fait jouer Marcos ou Castan, ces deux derniers ont été très bons. L’impact de Marcos nous a beaucoup surpris. La chose la plus pesante pour moi en ce moment est l’absence de coupe d’Europe : cela me permettrait notamment de jouer un peu plus et éviter de rester un mois complet sur le banc. C’est difficile de se sentir moins impliquer, même si je l’accepte. Avec les coupes cela seraient différents. Dans ce cas une équipe de notre niveau n’aurait pas besoin de 3 défenseurs centraux importants, mais de 4 ».

L’impact fulgurant de Marquinhos a fait qu’on a beaucoup moins parlé de Castan. Mais quel joueur est-il pour toi ?
« C’est un grand joueur. Selon moi il a une meilleure vision du jeu que Marcos. Avec son pied gauche il a une grande technique lui permettant de relancer le jeu et sortir balle au pied. C’est une excellente recrue ».

Beaucoup disent qu’avec Zeman les défenseurs doivent changer leur type de jeu habituel ?
« C’est une chose que j’ai beaucoup entendu, et notamment après le match de la Juve. Pour moi c’est une chose absurde. Nous réussissons à mettre les adversaires en position de hors-jeu avec Ranieri comme entraineur, tout comme maintenant. Le jeu actuel nous oblige à faire plus de mouvements vers l’avant et cela nous oblige à prendre les décisions plus rapidement. Nous nous entrainons quotidiennement sur cela et nous prenons les automatismes petit à petit. Mais notre jeu individuel n’est pas beaucoup modifié. Nous avons vu face à la Fiorentina et le Milan que nous avons fait de bonnes choses, en faisant quasiment toujours les bons choix et en faisant bien sur la phase défensive ».

On a su il y a quelques jours que le nouveau stade se fera à Tor di Valle. Penses-tu que cela sera une valeur ajoutée, et notamment en terme de points au classement ?
« J’en suis sur. Cela aide énormément. La Juve a pris beaucoup de points l’an passé grâce à ça. J’ai joué avec le Boca Junior et la Bombonera est un stade qui te motive encore plus. Ensuite cela te donne un sentiment d’appartenance, c’est ton stade, cela te fait sentir comme chez toi. Ce n’est pas seulement un discours matériel, mais aussi symbolique ».

Au moment de ta blessure en novembre 2011, la societa t’avait proposé une prolongation de contrat, que tu avais remercié mais refusé car cela n’était pas le bon moment. Si maintenant la societa te le propose que ferais-tu ?
« Je dis seulement que j’ai choisi la Roma et je ne veux pas partir d’ici. Ensuite il faut voir ce qui se passera. La plus belle chose pour un joueur est de jouer. Mais pour l’heure je pense exclusivement à la Roma, et au match de dimanche contre Naples. Je n’ai jamais pensé à demander de partir parce que je ne joue pas. Pour partir il faudrait que je me sente hors de ce projet, je devrais me sentir gênant, mais cela n’est pas le cas. J’ai choisi la Roma deux fois, j’ai lutté contre tous et tout pour venir à Rome. Ces derniers mois j’ai beaucoup travaillé et j’ai reçu beaucoup de joies, comme la victoire contre l’Inter en septembre ou encore le Milan il y a 10 jours. Je voudrais rester à vie ici pour récolter les fruits de cette année. Sur cela je n’ai pas de doute ».