Site AS ROMA

Bradley, un americano à Roma

Arrivé cet été du Chievo Verone à 24 ans, où il a été désigné par beaucoup l’an passé comme un des meilleurs milieux de terrain de Série A, Michael Bradley débarque pour la première fois dans un grand club européen, dans le but de montrer à tous l’ensemble de ses qualités. Il devra notamment faire face à la rude concurrence au milieu, pour tirer son niveau vers le haut.

Sa jeunesse et formation

Michael Bradley est né le 31 juillet 1987 à Princeton, dans le New Jersey aux USA. Il sera très rapidement plongé dans le sport du football, pourtant pas le plus populaire là-bas, puisque son père Bob le pratique pendant longtemps, devenant même un entraineur reconnu. Quand son père ira entraineur le club de Chicago, il le suivra et débutera le football dans cette ville. Michael Bradley rejoint alors la MLS à seulement 16 ans, où il signe un contrat avec le club du MetroStars. Malgré son jeune âge, il réussira une saison pleine, avec 30 présence et 1 but, inscrit lors de la dernière journée face au Chivas, permettant d’atteindre les play-off. Celui lui vaudra alors l’honneur d’être repéré par le club européen d’Heerenven, connu par sa qualité de détection et de formation.

L’explosion européenne

L’américain, à seulement 17 ans, débarque donc en janvier 2006 dans le championnat hollandais. Ses 6 premiers mois lui serviront principalement d’adaptation, puisqu’il ne disputera que 6 rencontres. Dont son premier match européen le 16 avril. Sa deuxième saison au sein du club sera pour lui celle de la révélation. En effet Bradley s’impose petit à petit comme un titulaire au milieu de terrain de son équipe. Il disputera lors de cette saison 21 rencontres de championnat, mais surtout 4 en Coupe UEFA (les seuls de sa jeune carrière pour l’heure).  Mais c’est vraiment lors de la saison 2007/2008, à tout juste 20 ans, qu’il va définitivement exploser sous les yeux de tous. Titulaire indiscutable, et pilier de son équipe, il dispute pas moins de 30 rencontres en championnat pour y inscrire 16 buts. Pas mal pour un milieu de terrain, puisque cela constitue le record de buts en une saison pour un joueur américain jouant en Europa. Il en inscrira également 2 autres en Coupe des Pays-Bas. C’est alors qu’à 21 ans, le milieu de terrain américain va rejoindre le club allemand du Borussia Monchengladbach.

La découverte d’un « Big » championnat

Il débarque en Bundesliga le 31 août 2008, dernier jour du mercato. Il y disputera sa première rencontre le 20 septembre face au Herta Berlin, tandis que son premier but dans ce nouveau championnat arrivera quelque semaines plus tard, face au Bayern Munich. Sa première saison se sera montré prometteuse avec donc 28 matchs joués (sur 34 journées au total) et tout de même 5 buts. Lors de sa 2ème saison, il subira un petit coup d’arrêt. Suite à un petit litige avec son entraineur, il sera écarté pour quelques matchs. Cela ne l’empêchera pas de vite se relancer pour réaliser une saison correct, avec 31 matchs et 2 buts. Dont encore 1 face au Bayern Munich.  Sa 3ème saison débutera sur les chapeaux de roues. Titulaire indiscutable de son équipe, il dispute tous les matchs jusqu’à la trêve, pour un total de 21 rencontres et 3 buts. En janvier, le club anglais d’Aston Villa annonce alors son arrivée en prêt.

L’unique échec de sa carrière

Cela devient donc une habitude, le joueur américain est transféré dans les dernières minute du mercato, cette fois-ci vers la Premier League. Si ces expériences précédentes se seront très bien déroulés, ce passage de 6 mois en Angleterre se révélera comme être le premier échec de sa jeune carrière (il est âgé à ce moment de 23 ans). En effet l’entraineur lui fera peu confiance, et il ne trouvera pas sa place dans l’équipe de départ. Au final il ne disputera que 3 rencontres de Premier League, et 1 match de Cup. Logiquement au terme de son prêt, il retourne au Borussia Monchengladbach. Une nouvelle fois il attendra le dernier jour du mercato pour changer de club, et en l’occurrence la Série A.

La consécration sous les yeux de tous

Le 31 août 2011, Michael Bradley signe au Chievo Verone. Une saison qui peut-être sa plus abouti, en terme de jeu et de qualité. Et pourtant son adapatation n’aura pas été évident. En effet les premiers mois n’auront pas été des meilleurs. Le joueur aura du mal à prendre la pleine ampleur de son niveau championnat. Cependant il va vite monter en puissance, pour devenir une pièce maitresse du système du Chievo. En effet lors de la phase retour du championnat, il sera même présent à 5 reprises dans l’équipe type de la journée de Série A, recevant à plusieurs reprises les éloges du site Tuttomercatoweb, avec des adjectifs tous plus positifs les uns que les autres : « Le conquistador », « Quel géométrie », « Splendide », ou encore « Quel géant ». Certains n’ont même pas peur de dire qu’il fait parti des tous meilleurs milieux de terrain de la Série A cette saison là, à tel point que la Roma, le Milan ou l’Inter le suivent de près. Au final, il disputera 32 rencontres et inscrira 1 but (face à Catane, lors d’une victoire 3-2). Il deviendra l’un des chouchous des tifosi, qui le surnomment « Le général ». C’est alors que la Roma se met sur ses rangs, et rafle la concurrence.

L’arrivée dans la capitale giallorossa

Le 15 juillet 2012, Bradley signe à l’AS Roma contre 3.5 millions d’euros et la moitié du contrat de Stoian. Il signe un contrat de 4 ans. L’américain sera lors de tous les matchs amicaux dans le trio titulaire de Zeman au milieu. Parfait relayeur droit, parfait regista au centre. Sans montrer de choses exceptionnelles, il montre petit à petit sa prestance et sa disponibilité. Il inscrira même deux buts lors de la préparation, face à Liverpool et l’Aris à l’Olimpico. Il sera notamment le symbole de la tournée américaine, qui passera par Chicago, New York et Boston. Titularisé lors de la 1ère journée face à Catane, il ne peut éviter le partage des points de son équipe, mais réalise tout de même la passe décisive pour Nico Lopez dans les arrêts de jeu. Lors de ce match il subit malheureusement une lésion musculaire, qui l’éloignera des terrains pendant un peu plus d’un moins. Michael Bradley devrait faire son retour face à l’Atalanta ce dimanche.
Pouvant donc évoluer un peu partout dans la zone du milieu de terrain, il devra mettre au service du collectif sa très bonne vision du jeu et sa qualité de passe. Monté sur un gros moteur, il peut courir de nombreux kilomètres dans le match, pour couvrir une grande partie de terrain, lui permettant notamment d’être adroit dans le repli défensif et la récupération des ballons. Il n’hésite pas non plus à se projeter vers l’avant pour apporter son soutien de façon efficace.

Et la sélection nationale ?

Alors qu’il vient de fêter ses 25 ans, Michael Bradley a déjà connu 69 sélections (et 10 buts. avec sa patrie des USA. Arrivée dans le groupe américain en 2006, il est même pré-sélectionné pour le Mondial en Allemagne, mais restera finalement dans les réserviste. Cela montrant que la présence de son père sur le banc de sélectionneur ne lui laisse pas de passe-droit. Il début alors avec la sélection de la bannière étoilée pour la Gold Cup en 2007, qu’il remportera et qui constitue son unique titre sur la scène internationale. A la fin de cette année, il est même élu meilleur joueur américain de l’année. Il soulèvera malgré tout par la suite de nombreuses satisfactions : une finale de Gold Cup en 2009, une finale de Coupe des Confédérations contre l’Espagne en 20011, mais surtout la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, où il inscrira notamment un but.